Un polar tout à fait habile et original, lorsque l'on sait que le film est coréen. Les techniques d'investigation sont innovantes, décalées et le montage du film est magistral, avec des décors grandioses, sur fond de recherches des couleurs et des décors variés.
Un polar coréen, c’est déjà l’assurance d’une ambiance bien spécifique. La plupart du temps, on a en plus droit à un scénario original et bien ficelé. Et, comme c’est le cas avec memories of murders, il y a des films encore un niveau au-dessus. La sensation d’authenticité du film est exceptionnelle.
un polar hallucinant, décrivant une effarante enquête et les difficultés à la mener correctement dans ce pays et dans ces conditions. On assiste aussi a la confrontation de deux types de méthodes de flics (interprété par des acteurs prodigieux), ce qui laisse place à un peu d'humour. Et on est aussi perdu que ces flics dans cette recherche d'un serial-killer (toujours en liberté, car en plus le film est inspiré d'une histoire vraie, ce qui veut dire que le tueur a peut être vu son propre film !!). Retord, malin et trompeur, le scénario donne des vertiges d'autant plus que la réalisation l'illustre avec virtuosité. La fin nous met carrement sur le ....., allez le voir, c'est un choc !!!
Déroutant et halletant, memories of murder n'est pas un polar classique. On est loin des flics traditionnels vus dans les films de l'industrie hollywoodienne. L'aspect artisque est particulièrement soigné : symbolique des couleurs, travelling splendide lors de la reconstitution, etc... Du grand art !
La claque du mois ! Tant au niveau du sens du cadre, l'utilisation de l'espace, les compositions exploitant pour le meilleur les décors ruraux, voilà un cinéaste qui sait jouer avec son environnement, et qui ne conçoit pas son film seulement sur storyboards. Excellant dans plusieurs registres - les moments de comédie sont du niveau des meilleurs Kitano, les nombreuses montées d'adrénaline mettant en scène les policiers s'attardent plutôt sur leur aspect pataud et humain, celles incluant le tueur apportant une dimension presque surnaturelle proche du Giallo - le réalisateur ne se livre pourtant pas seulement à un exercice de style, il s'attache surtout à montrer une petite communauté sous l'emprise de l'horreur, et ce à travers ses personnages les plus contradictoires. Pétri d'humanité ( certains plans de visages sont à tomber par terre ), la démarche de ce cinéaste pourrait être comparée à ce qu'a réussi Bruno Dumont sur son film " L'Humanité ". Très grand !
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