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bob2004
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| Ville : watermael-boitsfort (Belgique) |
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Ce membre a posté 7 critiques
Mar adentro  (n°17252) | Le : 14/02/2005 à 23:52:26 Critique :
| Alejandro Amenabar est un surdoué. Il a commencé sa carrière à 23 ans avec un excellent thriller, « Tesis », a embrayé avec le troublantissime « Abre Los Ojos », et a réussi à ne pas perdre son âme dans la production américaine de « The Others » (sans doute un des plus beaux rôles de Nicole Kidman). Amenabar change de registre et raconte un combat qui a défrayé la chronique dans son pays d’origine : celui de Ramon Sampedro, marin galicien devenu tétraplégique à la suite d’un accident de plongée, et qui a guerroyé contre la justice espagnole pour le droit de mourir dans la dignité. A partir de ce sujet casse-gueule, Amenabar réussit à éviter le « docu-drama » pesant et statique, et signe un vrai film de cinéma, porté par une invention visuelle émouvante et poétique… Mais sur le fond, son vibrant plaidoyer pour l’euthanasie manque un peu de relief : les rares contradicteurs de Sampedro ( dont un écclesiastique très caricatural ) ne sont guère passionnants, et le film reste, sur le plan intellectuel, très unidimensionnel. Bref, Amenabar prouve qu’il peut tout traiter, mais on est en droit de préférer ses sujets plus teintés de fantastiques.
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Neverland   (n°17251) | Le : 14/02/2005 à 23:50:42 Critique :
| Après moult adaptations de «Peter Pan» à l’écran, Mark Forster revient à la source du mythe : comment l’écrivain écossais James Barrie a littéralement vampirisé une honorable famille londonienne pour devenir compagnon de jeux des jeunes garçons, et trouver l’inspiration de sa pièce « Peter Pan » , jouée pour la première fois il y a un siècle. Le film prend des libertés avec la chronologie historique, Johnny Depp est trop beau pour incarner Barrie, mais qu’importe ! Le film offre la quintessence du drame romanesque : la preuve, on pleure à la fin...
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L'Ex femme de ma vie (n°17250) | Le : 14/02/2005 à 23:49:33 Critique :
| Après avoir joué dans plusieurs films pas très réussis, Josiane Balasko essaie de se refaire une santé en adaptant pour l’écran une de ses pièces datant de… 1988 ! Thierry Lhermitte y reprend le rôle qu’il a créé au théâtre : celui d’un écrivain de seconde zone qui, à la veille de son remariage, voit débarquer chez lui son ex-femme (Karin Viard) déboussolée, enceinte, et accompagnée de sa fidèle psy (Balasko herself)… C’est du théâtre filmé, il y a des chutes de rythme, quelques répliques qui font mouche, et le simple plaisir de revoir Lhermitte/Balasko en face-à-face… Ce n’est pas énorme, mais en des temps de Daltoneries en tous genres, c’est mieux que rien.
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Espace détente (n°17249) | Le : 14/02/2005 à 23:48:48 Critique :
| Avec « Caméra Café », Bruno Solo et Yann Le Bolloc’h avaient inventé un concept : le sketch filmé en plan-séquence, comme par une caméra de surveillance… Dans cette version (trop) longue et ( si peu ) cinématographique, le concept vole évidemment en éclat : la vie de ces employés minables est filmée comme une sitcom. C’est laid, c’est vulgaire, c’est beauf, c’est affligeant : on réclamerait presque le retour de Christian Gion, de Henri Guybet et autres Robert Castel en guise d’antidote… C’est dire !
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The edukators  (n°17248) | Le : 14/02/2005 à 23:48:08 Critique :
| Trois jeunes idéalistes ( l’un d’entre eux est joué par Daniel Brühl, le héros de « Godbye Lenin » ), pour lutter contre le capitalisme triomphant de la société occidentale, ont imaginé une rébellion originale : ils pénètrent par effraction dans des riches villas… Pas pour les cambrioler, mais pour « réarranger » le mobilier à leur manière, histoire d’inquiéter le bourgeois ! Ce jeu a priori peu criminel va évidemment mal tourner, et entraîner le trio trop loin… A travers une trame de film à suspense, le réalisateur allemand Hans Weingartner réussit une fable intelligente sur la chute des idéologies, et sur le choc des générations : le dialogue entre les idéalistes d’aujourd’hui et les anciens soixante-huitards est décidément difficile. « The Edukators » aurait néanmoins été plus percutant si son montage avait été resserré dans sa deuxième partie... Mais sa fin est magnifique.
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Iznogoud (n°17247) | Le : 14/02/2005 à 23:45:40 Critique :
| La série noire continue : après « Blueberry », « Michel Vaillant » et « Les Dalton », voici la nouvelle adaptation/trahison d’une excellente bande dessinée : Iznogoud, méchant grand vizir rêvant de devenir calife à la place du calife, était le héros de très courtes histoires imaginées par René Goscinny pour laisser libre cours à son goût pour le calembour douteux…Patrick Braoudé – sans doute un des plus mauvais cinéastes du monde – dénature l’esprit de cette série sans prétention pour en faire une boursouflure pseudo-orientale à gros budget, émaillée de chansons poussives et de la présence étouffante de Michaël Youn… Le regretté Jacques Villeret tire son épingle du jeu dans le rôle du débonnaire calife Haroun El Poussah, mais ça ne suffit pas à sauver ce machin du désastre.
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Sideways   (n°17246) | Le : 14/02/2005 à 23:44:02 Critique :
| A la veille de son mariage, Jack, un comédien de seconde zone, décide de prendre une petite semaine de congé pour un périple œnologique dans la Santa Ynez Valley, à deux heures de route de Los Angeles. Son vieux copain Miles, professeur dépressif, romancier raté et divorcé malheureux, accepte de l’accompagner pour cet «enterrement de vie de garçon» original. A travers ce vagabondage dans des vignes ensoleillées, Alexander Payne signe une comédie douce-amère à la fois légère et profonde. Légère parce que sa caméra filme avec une apparente nonchalance ces deux vieux potes en goguette ; profonde parce qu’il pose toutes les questions existentielles de l’après-quarantaine avec sensibilité et pertinence… Résultat : longtemps après le générique de fin, on se prend à repenser avec tendresse à Miles et Jack, incarnés magnifiquement par Paul Giamatti et Thomas Haden Church… Golden Globe mérité de la meilleure comédie… En attendant les Oscars ?
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