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james
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| Ville : Paris (France) |
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Ce membre a posté 8 critiques
Les chroniques de Riddick  (n°6755) | Le : 26/08/2004 à 20:12:29 Critique :
| Les chroniques de Riddick
Film de science-fiction américain de David Twohy
La suite de Pitch Black, quatre ans après. Les Necrommongers veulent étendre leur domination sur tout le système. Planète après planète, ils convertissent les différents peuples. Mais leurs plans ne prévoyaient pas que Riddick serait tiré de son exil, et qu’il viendrait à la rescousse de la galaxie …
Ne cherchez pas l’originalité, il n’y en a pas. Sauf que cette fois ci, ce n’est pas la planète qui est en danger, mais toute la galaxie. Et ce n’est donc pas un citoyen lambda qui est appelé à la rescousse, mais le dernier survivant de la race des Furians … !
Effets spéciaux garantis, un Vin Diesel sur musclé, des méchants très méchants … voici le film américain hollywoodien dans toute sa splendeur … et dans toute sa décadence diront certains. L’issue du film est prévisible des heures à l’avance, comme d’ailleurs toutes les péripéties que Vin va devoir surmonter, aidé de quelques étranges créatures.
Convenablement bien joué, convenablement bien conçut, convenablement bien réalisé, convenablement bien étoffé d’effets spéciaux … bref, Les chroniques de Riddick est un convenable divertissement qui ravira petits et grands … pourvu qu’ils ne soient pas fans du cinéma qui veut dire quelque chose ! Une chose et sûre, Les chroniques de Riddick assurera une bonne audience à TF1, un dimanche à 20h55, d’ici trois ans !
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Exils   (n°6754) | Le : 26/08/2004 à 19:47:10 Critique :
| Exils
Drame français de Tony Gatlif
Prix de la mise en scène à Cannes 2004, Exils raconte la marche à pied de Zano et Naïma de France jusqu’à Alger, à la recherche des souvenirs de leurs familles. Traversant l’Espagne afin de rejoindre la terre natale qui a vu naître leurs origines, les deux jeunes gens font rencontres sur rencontres, et rencontrent également bien des difficultés …
Certes, les décors sont somptueux et la mise en scène honnête … mais le prix de Cannes est tout de même contestable. Une sorte d’impression se construit durant le film et subsiste à la fin : le réalisateur a construit son film dans le but de se voir primé à un festival !
La démarche n’a, en elle-même rien de suspect, mais le résultat d’Exils en laissera plus d’un perplexe. Tony Gatlif n’innove pas, bien au contraire. Ainsi, le film nous fait par moment pensé à « Et dieu créa la femme » de Vadim … notamment dans les longues scènes de danse et de transe.
Par moment, le jeu sonne faux. La faute à Romain Duris ou Lubna Azabal ? Non. La faute au metteur en scène. Les quelques dialogues du film ne valent pas le détour, et les faibles péripéties que doivent surmonter les deux protagonistes principaux du film n’ont absolument rien de palpitant. Et pour couronner le tout, à la fin du film, Gatlif nous impose une scène de transe qui ne dure pas moins de 20 minutes.
Bien que trop long, trop plat et trop faux, Exils réserve tout de même un bon moment à ses spectateurs. L’idée de départ est plus qu’intéressante, et quelques scènes valent le détour.
Finalement, on peut se demander si le prix de la mise en scène ne nuit pas au film : en attendais-je trop ou est-ce bien le film qui ne m’en donne pas assez ? Chacun se fera son avis sur ce néamoins correct long métrage de Tony Gatlif, qui ne vaut en rien son chef d’œuvre Gadjo Dilo.
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Cause toujours ! (n°6492) | Le : 01/08/2004 à 00:22:39 Critique :
| Cause toujours !
Fantaisie française de Jeanne Labrune
Si le point de départ du scénario est une bonne idée, le film laisse une impression de brouillon non fini, une sorte d’ébauche de film. Cause toujours ! ne trouve pas son rythme, ou il est trop lent, les dialogues ne sont pas soignés, obligeant parfois les acteurs à quelques fausseté dans leur jeu. Mais ce sont bien ces acteurs qui font de Cause toujours ! un sympathique divertissement.
En effet, Jeanne Labrune nous propose ici un film non fini, dont le scénario est truffé de maladresses, et dont la réalisation est parfois très brouillonne. Parfois long, parfois inintéressant, Cause toujours ! possède cependant de savourant moments de comédie avec ces quelques quiproquos hilarants.
Victoria Abril, pour ce retour dans le cinéma français, est éblouissante. Tant physiquement, que dans son jeu, l’actrice espagnole est rayonnante de beauté, de justesse … tout en finesse. Son mari à l’écran, Jean-Pierre Daroussin, quant à lui est comme on le connaît : juste, irresitible, calme, débordant de sympathie. Bref : une grand duo d’acteur.
A ces deux comparses, vient s’ajouter, entre autre, la jeune Sylvie Testud. Tout en finesse, parfois douce, parfois tendre, parfois forte, parfois violente dans ses sourires … elle éblouit l’écran, tout comme les seconds rôles, tout aussi irréprochables !
L’idée de départ était pourtant bonne : ces petites peurs, ces « on dit que » qui deviennent d’effroyables rumeurs … Mais le scénario n’est pas assez travaillés, possédant quelques énormes fautes … Le rythme est inexistant, le film est long … La musique accentue cette impression de longueur … Bref, Jeanne Labrune n’est pas dans sa meilleure forme ! La copie est à revoir, bien que le film possède une point irréprochable : sa distribution !
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Wild side     (n°6449) | Le : 17/07/2004 à 20:23:07 Critique :
| Wild Side,
drame sentimental de Sébastien Lifshitz
Le film s’ouvre sur un scène splendide. Des plans succins, quasiment photographiés, d’un corps. L’anatomie du sujet est explorée : des seins, un pénis, de longs cheveux, des jambes musclés : c’est une transsexuelle.
Pendant une heure et demie, nous nous immisçons dans la vie de trois personnages, haut en couleurs, ayant chacun une histoire, un vécu, qui s’annonce douloureux. Tous les trois ont une situation particulière avec leur famille.
Stéphanie, transsexuelle, prostituée. Pierre de son nom d’état civil. Sa mère gravement malade, l’appelle à son chevet. Stéphanie vit avec elle ses derniers moments avec ce qu’il reste de sa famille, dans la maison familiale, en Picardie. En effet, le père de Stéphanie et absent, tout comme sa sœur. Où sont-ils ? On ne le sait pas, mais on le devine.
Djamel, maghrébin, prostitué. Il a une relation trouble avec sa famille, il ne la voit plus, juste son frère.
Mirhaïl, émigré russe ayant fui son pays dans une guerre. Ses parents le croient mort. Il ne parle pas le français. Qu’importe, tous les trois, ils s’aiment et se comprennent.
Une relation faite d’amour, à la limite de la mort. Une relation clandestine, trois personnages atypiques, trois histoires familiales marquées, une histoire d’amour à trois … trois êtres qui se rencontrent et s’unissent pour être plus forts.
Le réalisateur de « Presque Rien » nous immisce dans leur vie, dans leur univers, dans leur Paris, sans que jamais on ne se sente voyeur. On vit avec eux, ou plutôt on survie, car c’est de ça qu’il est question : la survie dans un monde qui vous renie, mais on ne s’apitoyer sur leur sort. Parfois même on rit.
La mise en scène est sublime, l’esthétique du film est exceptionnelle et le jeu des acteurs est excellent. Justes sans en faire trop, Stéphanie Michelini, Yasmine Belmadi, Edouard Mikitine et Josiane Stoléru collent au plus près de leur personnages et rendent le film intense. Sébastien Lifshitz n’a pas peur de s’attarder et tant mieux. La construction du film fait preuve d’une grande ingéniosité, nous revivons par flash quelques instants de la vie de ses personnages.
Wild Side est un film sublime, dur dans ses propos, mais qui choisit la douceur dans ses images, dans son vocable. Une œuvre déroutante.
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Any way the wind blows (n°6448) | Le : 17/07/2004 à 19:58:16 Critique :
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Réalisé par le chanteur de DEUS, Tom Barman, Any way the wind blow est une comédie dramatique, ou plutôt un film « tranche de vie ». Narrant une journée (trop) ordinaire de huit personnages qui ont à priori rien à voir, le film les réunit tous le soir même à une fête.
En fait, Any way the wind blow est une sorte de reportage sur la ville d’Anvers, ou l’endroit de toutes les situations ! Ainsi, deux colleurs d’affiche se retrouvent dans une voiture avec un sourd, et finissent par se faire voler la voiture … avec le sourd dedans !
Complètement délirant, trop peut-être. Le film paraît long tellement il ne s’y passe rien. Et pourtant, il ne dure qu’une heure …
Le titre du film vient d’un personnage, un homme sur qui il y a toujours un courant d’air. Et cette petite anecdote définit totalement l’univers du film. Décalé … trop décalé … le film finit par tomber !
Si son histoire n’a aucun intérêt, la réalisation elle, est soignée, belle et enthousiaste. Le réalisateur aime ses personnages, ses décors et il les choient… La musique prend une place très importante dans ce film, mené par des acteurs investis, faisant preuve d’une justesse implacable.
Bref, Any way the wind blow est un coup d’essai … malheureusement manqué. Mais tout laisse à croire que Tom Barman est promis à un bel avenir en tant que réalisateur … mais pas en tant que scénariste !
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Fahrenheit 9/11     (n°6447) | Le : 17/07/2004 à 19:43:38 Critique :
| Fahrenheit 9/11,
documentaire américain de Michael Moore
Palmé au festival de Cannes 2004, Fahrenheit 9/11 était un événement bien avant sa sortie. On en avait entendu parler, on en avait vu des extraits … mais personne ne l’avait vu. Et pour cause, sa sortie était grandement compromise aux USA. Mais grâce à sa récompense le film aura une carrière mondiale.
Promis à un beau succès avant sa sortie, Fahrenheit 9/11 en est un à lui même. Document à charge contre le gouvernement Bush, le film est une vraie merveille. Michael Moore utilise un ton enlevé tout en nous exposant les pires atrocités. Mais comment faire passer la pilule autrement … qu’importe ! le film en est beaucoup plus marquant de la sorte.
Le documentaire s’ouvre sur une simple démonstration, prouvant que George W Bush n’est pas président des Etats-Unis. En effet, Algor avait était élu, mais le recomptage des voies en Floride, état gouverné par un proche de W., avait vite propulsé le pauvre ignare à la tête du pays le plus puissant du monde … Effrayant ? Non ! La suite l’est bien plus.
Pendant près de deux heures, le réalisateur du très engagé Bowling for Columbine, nous trace le portrait d’un George W Bush capable de plaisanteries grasse juste avant l’annonce officielle de la guerre en Irak. A l’aide de document qu’il s’est procuré dans l’entourage du « président », Michael Moore fait une brillante et claire démonstration de l’incapacité de George W Bush à gouverner un pays … et pourtant …
Entre mensonge d’état, et autres tromperies internationales Fahrenheit 9/11 est une sorte de Dallas actuel. Oui mais voilà, c’est un documentaire où s’illustre tout à tour parents de soldats envoyés en Irak, recruteurs de l’armée des Etats-Unis et sénateurs mis sous le fait accomplit.
L’illustration en image est excellente, les commentaires sont percutants … A quatre mois des élections présidentielles, espérons que le fils à papa ne gardera pas le pays le plus puissant du monde dans l’état de chaos … dans lequel il l’a lui-même plongé !
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Gozu     (n°6446) | Le : 17/07/2004 à 19:22:44 Critique :
| Gozu,
Thriller japonais de Takashi Miike
Dès les premières images, les premières secondes, le ton est donné. Ce n’est pas une histoire que nous raconte Takashi Miike, c’est une univers qu’il nous décrit. Si le scénario de Gozu est bien ficelé, la mise en scène est une petite merveille. D’une esthétique exceptionnelle, surprenante, singulière et à la fois encrée dans les traditions du cinéma japonais, Gozu est menée par un Hideki Sone des plus convainquant.
Sous le prétexte d’une histoire banale de prime abord, le réalisateur japonais dose avec talent humour, angoisse et rebondissement. Même si le point de départ du scénario n’est pas d’une originalité renversante, la suite du film est imprévisible : un yakusa reçoit l’ordre de tuer son co-équipier qui lui as sauvé la vie quelque temps auparavant, car ce dernier projette de tuer et de prendre la place du « boss » comme ils l’appellent.
La première scène, d’une drôlerie implacable, est joué avec un froid paradoxal avec ce qu’elle raconte. Le ton est donné. Le film est un thriller mais nombre de ses passages sont des petits bijoux de comédie.
Tout au long du film, le réalisateur déroule le fil d’une histoire invraisemblable et hallucinante, en prenant garde de garder le spectateur sur terre : un genre est crée, et Takashi Miike s’impose dans la lignée des Trentino et autres innovateurs du cinéma mondial.
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Just a kiss    (n°6445) | Le : 17/07/2004 à 19:22:17 Critique :
| Just a kiss,
drame britannique de Ken Loach.
Just a kiss : pouvait-on rêver mieux pour un film d’amour ? Car Just a kiss est un drame, bien que son ton reste enlevé, dont la trame est une histoire d’amour qui doit affronter son lot de mésaventures.
Le scénario de Paul Laverty met en scène Casim et Rosin. Il est musulman, elle est catholique. Lui doit affronter sa famille issu de l’immigration pakistanaise, bien intégrée dans la communauté musulmane de Glasgow, elle doit affronter un prête tyrannique qui doit lui délivrer un certificat de « bonne conduite » pour que son contrat soit prolongé dans l’école catholique où elle est enseignante.
Le point de départ est simple. Trop, diront certains. Même si le dénouement est prévisible, les péripéties que rencontre le couple le sont moins. Le point de vue choisit par Ken Loach est différent. Le film est un drame alors que tous en auraient fait une comédie sentimentale
Atta Zaqub, rôle principal du film et acteur non professionnel, est débordant de justesse tout comme sa comparse Eva Birthistle. Les seconds rôles sont tout aussi travaillés, et la mise en scène est soignée. Ken Loach reproduit dans Just a kiss sa légendaire esthétique, les plans y sont somptueux et les points de vues choisi avec intelligence. Cependant, le traditionnel engagement du réalisateur est atténué. Cette fois, Ken Loach se contente de poser une question à laquelle il ne répond pas : la religion est-elle une barrière à l’amour ?
Le réalisateur britannique nous narre donc un mariage impossible entre deux communautés, deux religions et fait d’une idée de départ bancale un divertissement sympathique emmenée par des acteurs remplis de talent, qui régalera tous ses spectateurs …
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