Kien et Tsu sont rejetés par les triades, ils tentent d’intégrer les yakusas qui profitent d’eux. De leur côté, des artistes du déplacement se lancent le défi d’ouvrir un gymnase à Bangkok pour les enfants de la rue.
Scènes de combat haute voltige, « les fils du vent » n’est pas seulement un film d’action dans la plus pure tradition asiatique mais aussi un hommage au métissage. Un message de paix et d’amour. Une réalité. Une claque à toutes les idées reçues. Une ouverture vers un monde solidaire où l’amour triomphe. L’amour qui se joue dans une rencontre imprévue, comme une éclipse où le temps d’un regard tout bascule…
« Les fils du vent » est une invitation au voyage, un monde où l’impossible n’existe pas. Ce film nous embarque dans une aventure à couper le souffle, un divertissement hallucinant lorsque l’on sait que les Yamakasi et Elodie Yung réalisent eux-mêmes leurs cascades.
Métissage entre chinois et japonais, entre asiatiques et européens…Car, dans ce film, les français sont représentés par les Yamakasi où Afrique, Asie et Europe s’unissent…
La force de ce film est amplifiée par le jeu de Chaû (épatant), Willliams (transcendantal), Malik (étonnant), Guylain (émouvant) et Elodie (impressionnante). Ce qui fait de ces jeunes gens des sportifs de haut nivaux, livrant une performance d’acteur exceptionnelle.
Non pas que le reste de l’équipe des Yamakasi (Yann, Charles et Laurent) ne sert pas le film, loin de là…
Parti de rien, la force de ce groupe réside dans leur complicité, leur courage, leur rage de vivre et, comme le rappelle Laurent , dans leur entraînement quotidien .
En France, la banlieue est synonyme d’insécurité permanente, aujourd’hui, cet art que nous offrent Belette, Araignée, Tango, Base-Ball, Sitting-Bull, Zikmu et Rocket défie (pour notre plus grand plaisir) les lois de la gravité, et sans doublage, c’est un exploit pour le cinéma.
Julien Seri signe un chef d’œuvre international, une réalisation percutante que l’on pensait impossible venant de la part d’un français.