Il faut reconnaitre à Sofia Coppola le mérite de chercher des scénarios originaux : cette rencontre improbable entre la jeune fille et le quinquagénaire perdus en plein Japon en fait partie. Et quel talent! Ecriture et mise en scène archi-subtiles, duo d'acteurs impeccables avec une alchimie évidente. On ne peut qu'etre touché.
Je ne croyais pas trop à ce film et a surprise a été très agréable. C'est drole, mais ce n'est pas tant le coté comique qui séduit mais le traitement sincère et original du problème de la routine dans le couple. Un super duo d'acteurs.
Gérard Oury est certainement le plus grand auteur de comédies. Rien à redire : acteurs parfaits, scénario enlevé, dialogues hilarants. LA référence en matière de comédie.
Perso je ne suis pas fan de Cloclo et j'hésitais à voir le film. Je ne regrette pas d'y etre allée! C'est drole, rythmé, et en meme temps super bien vu. Le casting est parfait, Benoit Poelvoorde trouve son plus grand role, se montrant tour à tour hilarant et bouleversant d'humanité, en affirmant un style complètement personnel. Il n'y a plus de mots pour louer Jean-Paul Rouve, et il suffit d'un de ses silences en costume de Polnareff pour faire mourir de rire le spectateur. Quant à Julie Depardieu, qui a sans doute le role le plus délicat, elle le porte brillamment, et son sourire ému aux larmes dans la scène finale suffit à la faire aimer.
Le tout dans une mise en scène endiablée, avec une BO formidable (B. Poelvoorde chante super bien, qui l'eut cru?)
Un film très esthétique : chevaux, grands espaces balayés par la caméra (le plan final est particulièrement réussi). C'est une bonne adaptation du livre très passionnel de Nicholas Evans. Le casting est très bon, les acteurs semblant avoir parfaitement cerné leur personnage, que ce soit Sam Neil, Robert Redford, Scarlett Johansson ou surtout l'excellente Kristin Scott Thomas, vraie héroine du film, et dont le personnage est sans doute le plus complexe. Le long travail de guérison du cheval (avec la guérison psychologique de Grace en parallèle) se déroule avec beaucoup d'harmonie, à part la controversée scène de "la corde", qui ne fait pas partie des méthodes des chuchoteurs et semble assez déplacée. On pourra aussi regretter la fin très puritaine du film, différente de celle du livre, mais elle a le mérite de montrer le dilemme psychologique des personnages et la complexité de leur situation. Un beau film.
Adapter le best-seller hilarant d'Helen Fielding était un challenge que Sharon Maguire relève haut la main. Cette réussite tient à la combinaison de deux ingrédients efficaces : d'une part un scénario enlevé, auquel a contribué Helen Fielding. Fort heureusement les scénaristes ont choisi de ne pas coller au déroulé du livre, évitant ainsi la chronique de vie quotidienne qui aurait été impossible à rendre à l'écran. Le parti pris a été d'extraire quelques anecdotes parmi les plus représentatives de la vie de bridget et de les amplifier, voire de les simplifier (la séparation des parents notamment). Le tout permet de suivre véritablement une histoire, le coté intimiste du journal étant retranscrit par la voix-off de Bridget. Deuxième ingrédient miracle : le casting, absolument génial. La crème de la crème des acteurs british : Hugh Grant a enfin la possibilité de jouer les salauds magnifiques et y montre un talent extraordinaire. Personne d'autre que Colin Firth ne pouvait etre Mark Darcy, l'acteur ayant inspiré le personnage. Qui mieux que lui sait transmettre autant d'émotions dans un seul regard? Parents et amis de Bridget sont également formidables. La perle demeure Renee Zellweger, seule actrice non britannique qui réalise là un tour de force. Dès le début elle EST Bridget.
En bref, un film de filles, oui, peut-etre, mais un film romantique et hilarant, qui ne se repose pas sur le succès du livre mais l'amplifie de petites trouvailles toutes cinématographiques, comme cette séquence-bijou où l'on voit Bridget arriver seule à un diner et etre présentée aux invités, tous en couples, tous parfaitement synchronisés, et où elle se retrouve en bout de table comme un rebut de société. Tout un symbole.