Le Merveilleux magasin de Mr Magorium
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Notes de production
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Comme un rêve d'enfant & Un talent qui s'ignore : Molly Mahoney
Entrez dans le plus mystérieux et le plus fabuleux magasin de jouets
jamais imaginé et laissez-vous emporter par la magie ! Vous en avez
peut-être rêvé quand vous étiez enfant, il est temps pour vous de
découvrir qu'il existe. Ce véritable rêve de gamin niché au coeur de la
ville est rempli des jouets les plus fous ! Mais attention, la magie est
en danger…
Comme un rêve d'enfant Dans LE MERVEILLEUX MAGASIN DE MR. MAGORIUM,
l'imagination est la seule limite et vos rêves les plus fous peuvent
devenir réalité. Les jouets ont leur vie propre, les balles rebondissent
d'elles-mêmes, les ressorts continuent leur chemin après avoir
descendu les marches, les poissons nagent dans les airs, les
peluches vous rendent vos câlins, et les clients vont de surprise en
émerveillement. Mais lorsque Mr. Magorium décide de passer le
flambeau, le magasin fait quelque chose de plus incroyable encore :
il va faire découvrir à Molly, sa nouvelle propriétaire, et à Henry, son
comptable qui ne croit pas à la magie, le pouvoir de croire et de
rêver…
LE MERVEILLEUX MAGASIN DE MR. MAGORIUM est né de
l'imagination du jeune et talentueux scénariste Zach Helm, qui a lui-même
travaillé dans un magasin de jouets. Salué pour l'originalité de son premier
scénario, L'INCROYABLE DESTIN DE HAROLD CRICK, réalisé par Marc
Forster et interprété par Will Ferrell, il s'agit de sa seconde histoire et de
son premier film en tant que réalisateur.
Il se souvient : « Alors que j'étudiais les arts du spectacle à la DePaul
University à Chicago, j'avais un job à mi-temps dans un magasin de jouets.
L'endroit était plus petit que celui de Mr. Magorium, mais on y
trouvait le même éclectisme dans le choix des jouets. Un jour
pluvieux où il n'y avait pas de clients, je me suis mis à écrire dans
mon journal pour m'occuper. L'histoire est née ainsi, en commençant
par l'idée d'un magasin de jouets tenu par un homme de 243 ans,
puis elle est restée dans mon carnet et je n'y ai plus repensé pendant
plusieurs années.
« Ce n'est que longtemps après, alors que j'étais à Hollywood à la
recherche d'une idée pour mon premier scénario, que je m'en suis
souvenu. Quand je me suis mis à travailler dessus plus sérieusement,
je me suis bizarrement senti inspiré par une multitude de sources
disparates, comme le surréalisme de René Magritte, l'humour des
Marx Brothers, les pièces de théâtre réalistes de Samuel Beckett,
Tom Stoppard et Harold Pinter, ou encore les systèmes mécaniques
incroyables de Rube Goldberg et la bonne humeur et la fantaisie des
marionnettes des Muppets. Le résultat final est donc un mélange de
choses que j'aime et que je trouve excitantes, étonnantes et
amusantes. »
Bien que le ton du film soit drôle et léger, son histoire aborde aussi
des thèmes plus sérieux comme le temps, la mort, l'individualité et le
désir de partir en laissant quelque chose de particulier derrière soi.
Le coeur de l'histoire est cette vision de rêve d'un magasin magique
que Zach Helm voyait comme « le plus étrange, le plus sensationnel
et le plus incroyable du monde ». Le scénariste précise : « Il appartient
à Edward Magorium, un vieil inventeur de jouets âgé de près de deux
siècles et demi, qui l'a construit au XIXe siècle quand il est arrivé dans
le pays. Comme il doit bientôt partir, il a décidé de former une jeune femme, Molly Mahoney, à qui il espère transmettre le magasin. Malheureusement, Molly ne se sent pas capable d'assumer cette
responsabilité et n'a pas encore conscience du potentiel et de la magie
qu'elle recèle en elle.
« Mr. Magorium a aussi engagé un comptable, Henry, pour évaluer la valeur
du magasin. Obsédé par ses calculs et aveuglé par son regard d'adulte, il est
incapable de comprendre la vraie nature du magasin. Quand ce dernier se
met à changer et que les jouets perdent leur magie, personne ne sait si c'est
à cause du départ de Mr. Magorium, de l'arrivée d'Henry ou du manque de
confiance en elle de Molly. Personne ne sait non plus comment ramener le
magasin à son état normal. »
Après le succès du premier scénario de Zach Helm, L'INCROYABLE
DESTIN DE HAROLD CRICK, Mandate Pictures était prêt à produire sa
nouvelle histoire. Le jeune scénariste raconte : « Ils m'ont offert ce dont
je rêvais depuis toujours : un siège de réalisateur ! C'était une opportunité
unique parce qu'elle me permettait de traduire visuellement tout ce qui
m'inspirait quand j'écrivais mon scénario. Et puis c'était formidable de
pouvoir donner vie à tout cela sans avoir à m'interroger sur la vision
originale de l'auteur ! »
Fan de L'INCROYABLE DESTIN DE HAROLD CRICK, le producteur Richard
N. Gladstein s'est joint au projet. Il déclare : « L'inventivité et la fantaisie
du MERVEILLEUX MAGASIN DE MR. MAGORIUM m'ont immédiatement
séduit. J'ai adoré le regard neuf qu'apporte Zach Helm sur la magie et cette
idée que vous devez croire en vous pour qu'elle puisse s'exprimer. Le ton et
l'ambiance étaient très inhabituels, c'était incroyablement original et
rafraîchissant, et bourré d'humour. Il y a vraiment du merveilleux dans ce
film, aussi bien pour les adultes que pour les enfants. »
Zach Helm confie : « Richard nous a beaucoup aidés pour le découpage
technique, le casting, jusqu'aux prises de vues et aux cadrages. Avec Jim
Miller, le coproducteur du film, nous avons énormément appris de lui.
Tout le film a été influencé par sa grande expérience de producteur. »
Richard N. Gladstein précise : « Apporter mes compétences à un film
aussi sincère et touchant était un grand plaisir. Ce que le scénario avait
de merveilleux s'est trouvé encore amplifié lorsqu'il a été transposé en
images. Tout est resté drôle, chaleureux, magique, amusant, mais en
plus, c'est devenu réel ! Même la magie la plus fantastique de l'histoire
semble exister pour de bon. On a très envie de pousser les portes du
magasin ! »
Zach Helm confie : « Durant les quelques semaines de répétition, il est
vite devenu évident que la seule chose qui puisse surpasser la magie du
magasin, c'est celle de l'ambiance qui s'est instaurée au sein de notre
extraordinaire distribution ! »
Un talent qui s'ignore : Molly Mahoney
Molly Mahoney est la jeune gérante du magasin de Mr. Magorium. Peu sûre
d'elle, intimidée par le monde extérieur, c'est une ancienne enfant surdouée
pour la musique. Elle adore l'émerveillement et la joie que
lui apporte son travail. Son seul regret est de ne jamais aller
au bout de ce qu'elle entreprend. Quand Mr. Magorium
décide de lui laisser le magasin, la jeune femme craint de
ne pas avoir le talent - sans parler de la magie - nécessaire
pour devenir la nouvelle propriétaire.
Pour interpréter la bonne humeur, le charme et le manque
de confiance qui masque l'énorme potentiel de Molly, les
cinéastes savaient qu'ils allaient avoir besoin d'une
comédienne particulière. Pour eux, Natalie Portman était
idéale. Elle s'est illustrée dans des rôles très variés mais
tous aussi captivants, dans des films comme la nouvelle
trilogie STAR WARS de George Lucas, CLOSER, ENTRE
ADULTES CONSENTANTS de Mike Nichols ou encore
V POUR VENDETTA de James McTeigue.
Zach Helm raconte : « Natalie Portman est la première
personne à qui j'ai pensé pour le rôle de Molly. Nous lui
avons envoyé le scénario un jeudi, et le lundi suivant elle
acceptait le rôle. C'était incroyable, j'étais aux anges ! »
Natalie Portman se souvient : « Zach m'a envoyé le scénario
dans un paquet cadeau entouré d'un gros ruban rouge.
A l'intérieur, il y avait une lettre magnifique dans laquelle il
me demandait de lire son histoire. Comme j'avais déjà
lu et beaucoup aimé L'INCROYABLE DESTIN DE
HAROLD CRICK, j'ai lu LE MERVEILLEUX MAGASIN DE
MR. MAGORIUM et une fois de plus, j'ai adoré son travail.
Zach a une vision du monde très personnelle et optimiste,
très rafraîchissante face au cynisme ambiant. L'histoire m'a
beaucoup amusée et émue, et j'ai trouvé que la vision du monde de Mr. Magorium procurerait beaucoup de bonheur
aux spectateurs. C'est une petite touche de magie dans la vie
quotidienne ! »
Le producteur James Garavente commente : « Natalie est
devenue un des piliers du film. Elle incarne à merveille cette
transition entre l'enfance et l'âge adulte que traverse Molly. Elle
a parfaitement su extraire son personnage des pages du
scénario pour en faire une véritable personne, c'était
exactement ce que nous recherchions. »
Natalie Portman reprend : « J'ai parfaitement compris le
principal obstacle qui empêche Molly de devenir l'être créatif et
accompli qu'elle devrait être : elle ne peut tout simplement pas
voir ce qu'il y a de magique en elle. Elle est aveugle à son propre
potentiel. Beaucoup de gens sont comme elle, ils n'ont pas la
capacité, et souvent pas le courage, de s'affirmer, d'avoir leur
vision, leur opinion, leur vie, leur créativité propre. Ils manquent
de confiance en eux, ils n'osent pas. Le passage à l'âge adulte
est une chose difficile parce qu'il faut trouver le courage
de s'accepter, de construire sa vie et d'affronter le monde réel.
Mr. Magorium a un rôle important dans la vie de Molly
parce qu'il est pour elle à la fois un mentor et un ami. Elle comprend que la capacité qu'il a de vivre grâce à son
imagination résulte d'un choix de vie. D'une certaine façon, il est le
modèle de ce qu'elle voudrait devenir, et son départ va l'obliger à
accepter et choisir sa nouvelle vie d'adulte. »
De la rencontre entre Dustin Hoffman et Natalie Portman est né un
duo pétillant et plein de vie. Natalie Portman confie : « J'ai
énormément d'admiration pour Dustin, j'étais très excitée à l'idée de
travailler avec lui. Il ressemble beaucoup à Mr. Magorium parce
qu'ils possèdent tous les deux une force créatrice hors du commun.
Voir quelqu'un générer autant de bonne humeur et d'efforts à chaque
seconde du tournage vous inspire forcément beaucoup. »
L'actrice a aussi pris beaucoup de plaisir à travailler avec Jason
Bateman, qui interprète Henry, un comptable terne et terre-à-terre
engagé pour évaluer la valeur du magasin. Cette tâche impossible
transformera sa vision rationnelle des choses et son point de vue sur
Molly.
Natalie Portman note : « Henry est censé être très strict et ennuyeux,
mais Jason en a fait un personnage vraiment très drôle. J'avais
beaucoup de mal à ne pas rire en face de lui. Ce qui est intéressant
avec Henry, c'est que ce sera finalement lui qui montrera à Molly ce
que Mr. Magorium essayait de lui donner. »
Le trio d'acteurs s'entendant à merveille, le plus difficile aura été
pour Natalie Portman d'apprendre à jouer du piano et d'utiliser la
baguette de chef d'orchestre avec le même talent que Molly. Elle
confie : « C'était un vrai défi parce que je n'avais jamais vraiment
joué. J'ai bien pris quelques leçons quand j'avais huit ans mais je ne
sais même pas lire une partition. Par chance, j'ai travaillé avec un
très bon professeur. Cela m'a demandé beaucoup de travail mais j'ai
adoré ça et j'espère pouvoir continuer. Apprendre à me servir de la
baguette était aussi très important. Quand Molly commence à croire
en elle et parvient à surmonter son blocage avec la musique,
elle se met à diriger littéralement le magasin vers un retour à la vie. »
Natalie Portman commente : « Cette histoire, ce lieu et les
personnages sont un véritable souffle d'air frais, un hymne à la joie
et à l'espoir. Certaines situations sont très drôles et d'autres
profondément touchantes. Nous étions nous-mêmes dans le même
état sur le plateau, tellement tout semblait vrai ! »
L'incroyable et inimitable Mr. Magorium
Au cinéma et dans les contes, nombreux sont les inventeurs
de jouets, mais aucun n'est aussi étrange, excentrique et original
qu'Edward Magorium. Autoproclamé « impresario des jouets,
grand amateur de merveilles et collectionneur de chaussures »,
Mr. Magorium a beau avoir 243 ans et une superbe tignasse blanche,
il ne fait pas plus de 65 ans. Animé par le même enthousiasme et la
même énergie que lorsqu'il a ouvert sa boutique il y a 114 ans, il
espère toujours apporter aux enfants de tous âges la joie, le rire et
l'émerveillement. Chaque seconde de sa vie dans le magasin aura été
ponctuée d'événements tous plus fantastiques les uns que les autres.
Après tant d'années, le moment est venu pour lui de prendre sa
retraite... mais le magasin n'est pas de cet avis.
Pour trouver l'acteur qui allait incarner ce personnage exubérant,
touchant et vulnérable à la fois, les cinéastes n'ont pas cherché bien
longtemps. Richard N. Gladstein raconte : « Comme Mr. Magorium
a 243 ans, nous avions besoin d'un acteur capable de jouer cet âge
à travers son âme, sa sagesse et son immense expérience de la vie.
Quand nous en avons parlé entre nous, nous avons tous pensé en
même temps à Dustin Hoffman. Comme il a joué dans
L'INCROYABLE DESTIN DE HAROLD CRICK, écrit par Zach Helm,
et dans NEVERLAND que j'ai produit, nous étions déjà en contact
avec lui. Son talent faisait de lui la seule personne capable à nos
yeux d'interpréter Mr. Magorium. C'est un acteur hors du commun,
le meilleur atout qu'un film puisse avoir. Il exploite tout ce qui
l'entoure et invente des personnages encore plus fantastiques que ceux des scénarios. Dire que nous étions ravis quand il a accepté de jouer
Mr. Magorium serait un euphémisme. »
James Garavente remarque : « Ce personnage sortait complètement de
l'imagination de Zach Helm. Il ne ressemblait et ne faisait référence à
aucun autre. Pour Dustin, c'était donc un travail de création complet et ça
a été merveilleusement amusant de le voir utiliser tout son talent d'acteur
pour cerner et incarner ce Mr. Magorium. »
Zach Helm ajoute : « En tant que scénariste, j'avais vécu de grands
moments avec Dustin sur L'INCROYABLE DESTIN DE HAROLD CRICK, et
j'étais très heureux de pouvoir travailler à nouveau avec lui, cette fois en
tant que réalisateur. Il s'implique complètement dans son travail, il est
aussi très inventif et extrêmement précis dans son jeu d'acteur. Il fait
attention à chaque prise, chaque mouvement et chaque mot. Il a beaucoup
travaillé pour définir son personnage. »
Dustin Hoffman a fait de Mr. Magorium un personnage élégant et digne qui
en plus d'assumer pleinement son excentricité, possède une bonne
humeur à toute épreuve. Il raconte : « Quand je commence à travailler sur
un nouveau projet, je ne sais jamais vraiment à quoi va ressembler
mon personnage. Je discute avec le réalisateur, le costumier, l'équipe
des maquilleurs et des coiffeurs, et ensuite j'utilise ce qu'ils imaginent pour m'aider à construire mon rôle. Nous ne voulions pas donner à
Mr. Magorium l'air d'avoir réellement 243 ans parce que les prothèses et
le maquillage auraient été trop gênants et distrayants. Sans cette
apparence physique de vieux croûton ridé, je devais trouver une autre
façon d'interpréter ce personnage, et c'est là qu'est intervenue ma
délicieuse femme. Elle lisait le scénario quand elle s'est tournée vers moi
pour me dire : “ Tu te souviens de la blague de l'autruche ? ”. Bien sûr que
je m'en souvenais, c'est ma blague préférée. J'ai donc répondu oui et elle
m'a demandé si je m'étais vu dans un miroir quand je la raconte. Comme
la réponse était non, je suis allé devant un miroir, j'ai raconté mon histoire,
et d'un seul coup, j'ai réalisé que Lisa avait trouvé Mr. Magorium. Il était
là, en face de moi, en train de me regarder. »
Zach Helm commente : « C'était fascinant de regarder Dustin travailler sur
son personnage. Parfois, il avait l'air d'être absorbé dans son monde
imaginaire plein de fantaisie, et puis tout à coup il plongeait ses yeux dans
les vôtres et vous pouviez ressentir toute sa sagesse et sa générosité. C'était
merveilleux. Avec ce rôle, il a fait des choses qu'il n'avait encore jamais
faites en quarante ans de carrière. Il est tout simplement incroyable. »
Dustin Hoffman reprend : « Je suis très frappé par le fait que Zach a écrit
ce scénario à 23 ans. Qu'une personne aussi jeune puisse raconter une si
belle histoire sur des sujets aussi sérieux que le temps, la mort et l'héritage
qu'on laisse derrière soi est vraiment remarquable.
« C'est exactement le genre d'histoire, le genre de décor et le genre de
personnage qui m'ont donné envie de travailler dans le cinéma. Tout n'est
que rêve, aventure et surprise ! Je suis certain que ce film va devenir un
classique et enflammer l'imagination des petits et de ceux qui le sont
restés quelque part au fond d'eux-mêmes... »
Henry, comptable et raisonnable
En préparant son départ, Mr. Magorium réalise qu'il a besoin pour ses
comptes de connaître la valeur de son magasin. Pour faire cette
estimation, il engage un comptable, Henry. Mr. Magorium ne sait pas très
bien ce que peut être un comptable et suppose qu'Henry doit être un
croisement « entre un mutant et un comptoir ». Préférant passer son temps
à inventer des jouets merveilleux plutôt qu'à compter la
recette, Mr. Magorium n'a aucune idée de la santé
financière du magasin. La seule chose dont il est sûr, c'est
qu'il a vendu beaucoup de jouets en 114 ans. Pour Henry,
cette absence de comptes devient un gigantesque cassetête
jusqu'à ce qu'il commence à se lier d'amitié avec la
gérante, Molly.
James Garavente note : « Pour leur relation, nous nous
sommes beaucoup inspirés du badinage incessant qui
existait entre Katharine Hepburn et Spencer Tracy. Pour
jouer Henry, nous avions donc besoin d'un acteur pourvu
d'un certain sens comique, d'un sens du rythme. Il devait
aussi être capable d'interpréter un personnage qui ne croit
pas à la magie et qui malgré lui, va apprendre à la
découvrir et l'accepter. Cet acteur ne pouvait être que
Jason Bateman. »
Jason Bateman s'est récemment illustré dans le rôle
comique de Michael Bluth, le seul membre normal d'une
famille complètement loufoque, dans la série américaine
« Arrested Development ». Plébiscité par le public et
récompensé par un Golden Globe, Jason Bateman est et
sera cette année à l'affiche de plusieurs films très
attendus. <
Zach Helm déclare : « Même si Henry est un grand
sceptique, on ne peut s'empêcher de l'aimer à cause de
l'interprétation de Jason. Il est très à l'aise dans le registre
de l'inconfort et grâce à cela, on comprend immédiatement
les difficultés que rencontre Henry dans un environnement
aussi étrange. Grâce à cette sensibilité, ses talents de
comédien et l'alchimie qui s'est établie entre lui et les
autres acteurs, il est à l'origine de quelques-uns des
moments les plus drôles du film. »
Jason Bateman se souvient : « J'étais en voiture à Los
Angeles quand mon agent m'a appelé pour me dire que j'allais faire un film avec Natalie Portman et Dustin Hoffman. C'est là que j'ai embouti
la première voiture… Quand ils ont ajouté que l'auteur et le réalisateur était Zach Helm,
je suis rentré dans une deuxième. Après ça, j'ai filé directement chez mon agent pour
lire le scénario. Je n'avais pas vraiment besoin de lire, parce que la perspective de
travailler avec Natalie Portman, Dustin Hoffman et Zach Helm était déjà pour moi une
raison suffisante d'accepter ce projet. Mais après avoir lu cette histoire merveilleuse,
j'avais encore plus envie de faire le film ! »
Jason Bateman continue : « J'ai beaucoup de sympathie pour ce pauvre Henry. Devoir
remettre un peu d'ordre dans une comptabilité anarchique vieille de 114 ans aurait de
quoi rendre fou plus d'un comptable. C'est un type un peu coincé qui ne croit pas à la
magie et n'a aucune fantaisie, mais en travaillant chez Mr. Magorium sa vision des
choses va changer progressivement. »
Le plus extraordinaire magasin du monde
Dans LE MERVEILLEUX MAGASIN DE MR. MAGORIUM, le
magasin se devait bien évidemment d'être une star. Véritable
caverne d'Ali Baba, il est rempli du sol au plafond de jouets tous
plus merveilleux et magiques les uns que les autres. En écrivant le
scénario du film, Zach Helm savait que la création du magasin
serait un des plus gros défis du film, mais aussi une de ses plus
belles réussites.
Zach Helm commente : « Nous avons construit un décor de près de
700 mètres carrés. Mr. Magorium explique à un moment qu'il
imprègne le magasin des mêmes émotions que celles qui animent
les enfants quand ils viennent y jouer. C'est exactement ce que nous
avons essayé de faire. Si les murs de notre décor pouvaient expliquer
tout ce que nous avons fait pour lui donner vie, cela prendrait des
heures ! Nous avons si bien réussi à faire du magasin une sorte de
personnage vivant qu'il était parfois très difficile de lui faire faire ce
que nous voulions ! Il était vraiment magique, lui aussi ! »
Pour créer un décor qui pourrait presque prendre vie, Zach Helm a
travaillé avec la chef décoratrice Thérèse DePrez et l'ensemblier
Clive Thomasson. Zach Helm explique : « Dès le début, je savais
exactement ce que je voulais pour le magasin, mais Thérèse lui a
beaucoup apporté également. Elle a constitué une documentation
impressionnante sur les jouets, et nous avons aussi beaucoup
discuté des jouets qui nous rappelaient notre enfance. Travailler
avec elle a été une des collaborations les plus productives et
agréables de ma carrière. »
Thérèse DePrez raconte : « Quand j'ai entendu parler du film pour
la première fois, je n'étais pas disponible parce que j'allais me
marier et prendre un peu de vacances. J'étais vraiment très ennuyée
parce qu'on m'avait dit que le scénario était fantastique. Par
chance, le tournage a été repoussé et j'ai pu y participer. Quand j'ai
lu le scénario, j'en suis tombée amoureuse. De tous ceux que j'ai lus
ces dix dernières années, c'était vraiment le meilleur. » La chef décoratrice continue : « Zach et moi avions la même vision du décor :
il devait être à la fois réaliste et surréaliste, et empreint d'une certaine
nostalgie. Le magasin incarne cette magie qui se produit dans la vie de
tous les jours mais que nous ne voyons pas forcément. Zach m'a expliqué
qu'il voulait que les enfants puissent penser que cette boutique existe
vraiment quelque part. Elle avait donc besoin d'être rattachée à une
histoire et une mythologie. Pour concevoir le magasin, nous nous sommes
inspirés de plusieurs courants artistiques et culturels comme l'architecture
Art Nouveau que j'ai pu observer à Bruxelles et Amsterdam pendant ma
lune de miel, l'architecture victorienne des maisons peintes de San
Francisco - les “ Painted Ladies ”, et l'atmosphère carnavalesque de
l'ancien cirque Barnum & Bailey. Il y a beaucoup de couleurs dans le
magasin qui rappellent le “ Greatest Show on Earth ” - le nom du spectacle
de Barnum en 1872 - et nous avions aussi accroché sur les murs de
vieilles affiches du cirque. Cette palette de couleurs était très agréable à
l'oeil et donnait au magasin un véritable lien avec le passé. »
Parmi les nombreux objets qui font du magasin un lieu étrange et
merveilleux, certains se démarquent par leur taille et leur importance.
Thérèse DePrez reprend : « Zach et moi adorons le peintre belge surréaliste
René Magritte. Dans la boutique, nous avons donc installé une version
gigantesque et inachevée de son tableau “ Le fils de l'homme ” en peinture
par numéros. Il y a aussi le “ Good Work Geisel Grandleformer ”, un
prototype de machine qui transforme les devoirs d'école bien faits en
jouets, et une paire de jambes de 8 mètres de haut avec son pantalon à
rayures et ses chaussures à lacets. Tous ces objets sont nés de nos rêves
et de nos souvenirs d'enfants. Je me suis souvenue par exemple que tout
me paraissait immense quand j'étais petite, cela m'a donné l'idée de créer
les jambes qui servent de colonnes au magasin, ainsi que le gros arbre qui
se trouve à l'étage sur le balcon de la bibliothèque.
« Notre seule contrainte pour les décors était le temps : les charpentiers
n'avaient que neuf semaines pour construire et peindre les 700 mètres
carrés du magasin avec ses deux étages et ses plafonds à neuf mètres du
sol. Par chance, nous avons travaillé avec une équipe de construction
fantastique. Tout le monde a fait son maximum pour que Zach puisse
réaliser sa vision. Le test ultime a été le regard des enfants. Les voir se
promener dans cet espace avec des yeux émerveillés a été pour moi un
grand moment. Même les adultes étaient stupéfaits par ce qu'ils voyaient
et on pouvait presque lire la nostalgie sur leurs visages. C'est à ce momentlà
que nous avons compris que nous avions créé un endroit vraiment
spécial. »
Pour les enfants comme pour les adultes, les jouets devaient être
l'attraction principale du magasin. C'est à l'ensemblier Clive Thomasson et
son équipe d'acheteurs, d'accessoiristes et de décorateurs qu'est revenue
l'excitante tâche de remplir le magasin des quelques 10 000 jouets, livres,
bidules et gadgets en tous genres. Il raconte : « Nous avons cherché ce qui
se faisait de plus amusant partout dans le monde et au final, nous nous
sommes retrouvés avec des jouets qui venaient de France, d'Allemagne,
d'Angleterre et des quatre coins du globe. Parmi eux, il y avait des
classiques mais aussi beaucoup de jouets que personne ne connaît.
« Le mélange des styles plaçait d'emblée le magasin hors de toute
catégorie. Nous n'étions ni à Toys-R-Us ni dans une boutique de jouets
anciens. Zach avait des idées très précises sur la façon dont les jouets
devaient être combinés entre eux. Il voulait par exemple qu'un jouet ultramoderne du XXIe siècle soit à côté d'une vieille boîte à
musique européenne, d'un vieux chariot Radio Flyer ou d'un baril
de bûches Lincoln Logs. Nous avons fait beaucoup d'efforts
pour que l'ensemble des jouets reflète la personnalité de
Mr. Magorium. »
Un des jouets vedettes du MERVEILLEUX MAGASIN DE MR.
MAGORIUM n'est autre que le yo-yo, le jouet le plus vieux du monde
après la poupée, et celui qui étonne les enfants de tous âges depuis
l'époque de la Grèce Antique où il était fait en terre cuite. Pour y
jouer, Zach Helm a engagé Aidan Koper, un astrophysicien et
mathématicien diplômé de l'université de Toronto qui est aussi
contorsionniste, cracheur de feu, rockeur indépendant et le plus
important : un professionnel du yo-yo. Aidan Koper s'est fait
remarquer dans le « David Letterman Show » en passant de la tête
aux pieds dans le cadre d'une raquette de tennis tout en jonglant
avec des balles. Natalie Portman était ce jour-là une autre invitée de
l'émission et elle a été très amusée par la performance du jeune
homme.
Aidan Koper fait dans le film une étourdissante démonstration de yoyo
durant laquelle il enroule littéralement ses bras autour de sa tête.
En utilisant simultanément un yo-yo Mini Motu de la marque Yo-
Yo Jam et un yo-yo Dif-e-Yo Konkave, il a créé un numéro
époustouflant plein de figures libres incroyables qui reflète
parfaitement l'ambiance un peu folle qui règne dans le magasin
de Mr. Magorium.
Aidan Koper note : « Les enfants adorent les yo-yos parce qu'ils
peuvent les emporter partout avec eux. Dès qu'ils s'ennuient, ils
peuvent le sortir de leur poche et s'amuser avec. Ces dix dernières
années, les yo-yos ont profité des nouvelles technologies et sont
devenus bien plus maniables. Maintenant on peut faire avec une
grande variété de figures vraiment géniales. »
Aidan Koper s'est avoué très impressionné par les acteurs qui
évoluaient autour de lui sur le plateau. Il confie : « Voir Dustin
Hoffman et Natalie Portman en train de faire leur métier est une
chance qui n'est pas donnée à tout le monde. Les décors étaient
aussi incroyables, je n'avais jamais rien vu de la sorte. Je pouvais
passer des journées entières à regarder tous les jouets. »
Thérèse DePrez, Clive Thomasson et leurs équipes ont aussi
conçu les sous-sols remplis de jouets du magasin et l'appartement
de Mr. Magorium. Le sous-sol dans lequel l'énigmatique Bellini,
interprété avec malice par Ted Ludzig, vit, travaille et consigne les
événements de la vie de Mr. Magorium était un endroit facile à
construire et à décorer. L'appartement lui, était un peu plus
délicat à concevoir : l'animal domestique de Mr. Magorium, un
zèbre nommé Mortimer, devait s'y sentir chez lui.
Clive Thomasson explique : « Le décor devait pouvoir accueillir et
supporter un animal aussi gros. Le zèbre est un animal grégaire
qui devient nerveux quand il est seul. Nous avions donc un
deuxième zèbre qui accompagnait le premier sur le plateau et
l'aidait à rester calme. Mais ses techniques de relaxation n'étaient
pas très au point et la séance de tournage avec Mortimer s'est
terminée par des ruades, un gros trou dans le mur et quelques
objets et lampes anciennes brisés. En y repensant, c'était assez drôle, mais sur le moment nous n'avons pas trouvé cela très
amusant… »
Les animaux du film ont été entraînés par Mike Hackenberger du
zoo de Bowenville, le plus vieux zoo privé du Canada où vivent
beaucoup d'animaux célèbres d'Hollywood. Mike Hackenberger
raconte : « Zach Helm a beaucoup insisté sur l'importance d'avoir
de vrais animaux et de les laisser se comporter librement pour
rendre leurs prestations plus amusantes. Il aurait pu utiliser des
animaux en images de synthèse mais il craignait qu'ils ne soient
pas assez naturels. C'était très excitant, mais j'ai eu un peu peur
au départ parce que d'habitude nous entraînons les animaux à faire
des choses en milieu naturel, alors que pour ce film ils allaient
devoir travailler sur un plateau et pratiquement jouer la comédie,
ce qui était très différent. Au final, nous avons réussi à faire des
choses fantastiques avec nos animaux et je crois qu'ils se sont bien
amusés. »
Mike Hackenberger continue : « Les zèbres pèsent pas loin de 300
kilos et ce sont des animaux nerveux. La plupart des animaux
n'aiment pas les surfaces molles mais pour le film, il fallait les
entraîner à monter sur le canapé de Mr. Magorium. Pour les
habituer, nous avons placé un canapé dans leur enclos plusieurs
mois avant le début du tournage, et nous les avons entraînés à
monter dessus grâce aux techniques de renforcement positives, qui
consistent à les récompenser quand ils font ce que le soigneur
demande. Une fois sur le plateau, il suffisait de leur donner un
petit coup de main pour qu'ils s'installent sur le canapé. Les zèbres
nous faisaient entièrement confiance, ils ont fait un travail
fantastique, je suis très fier d'eux. »
Deux adorables lémuriens à queue annelée ont interprété le
turbulent Petey. Echappé d'un gros livre, il sème la panique dans
les rayons et termine sur la tête d'un client pendant une crise de
colère du magasin. Mike Hackenberger explique : « Nous avions
pensé utiliser un singe, mais les lémuriens sont plus doux et moins
dangereux. Quand vous devez tourner des scènes avec des enfants
et des animaux, vous devez vous assurer que tout a été
soigneusement préparé et que la confiance règne entre eux.
Comme mon fils connaît bien nos lémuriens, c'est lui qui a joué le
garçon qui se retrouve avec Petey sur la tête. »
Les zèbres et les lémuriens n'ont pas été les seuls animaux du film :
dans une scène, une oie poursuit une fillette autour d'enfants en
cercle qui jouent au « facteur n'est pas passé ». Mike
Hackenberger raconte : « Ça n'a pas été facile de trouver des oies
capables de faire cette scène. Celles que nous avons utilisées
étaient habituées aux humains mais il est pratiquement impossible
de dresser ces animaux à faire quoi que ce soit. Plusieurs mois
avant le début du tournage, j'ai d'abord appris aux oies à courir
après des balles de ping-pong, puis mes nièces les ont entraînées
à courir après elles en se fixant les balles sur la tête. Elles les ont
ensuite retirées progressivement. Pour la scène, elles n'avaient
qu'à courir pour que les oies les poursuivent. »
James Garavente se souvient : « Malgré tout le travail de Mike et
de ses nièces, l'oie n'en faisait qu'à sa tête et nous avons refait
cette scène 24 fois. Les animaux en peluche étaient bien plus
coopératifs ! »
Les peluches du magasin jouent elles aussi effectivement un grand
rôle dans le film grâce à l'équipe de quatorze marionnettistes
dirigée par David Powell et sa soeur Ann. Leur travail a consisté à
rendre toutes les petites créatures du magasin aussi vivantes que
dans l'imagination des enfants. David Powell commente : « Pour
nous, c'était une expérience unique parce que nous sommes à
l'origine des marionnettistes de théâtre. C'était aussi un gros défi
parce qu'il a fallu modifier beaucoup de peluches avec des pièces
de marionnettes afin de leur permettre d'exprimer leur caractère
et leurs émotions grâce à leurs mouvements. Nous avons aussi
dû apprendre toutes les astuces et les secrets du cinéma pour que
nos marionnettistes restent invisibles. » Les effets spéciaux et visuels ont joué un grand rôle dans une scène très
importante du film : celle où le magasin perd toutes ses couleurs, devient
tout gris et crache du feu pendant une terrible crise de colère. Thérèse
DePrez explique : « Nous avons utilisé plusieurs techniques pour cette
transformation, en combinant des effets physiques, comme des effets de
peinture et d'éclairage, mais aussi des effets numériques, parce qu'il était
impossible de peindre tous les décors et les jouets en gris, cela aurait pris
trop de temps. »
Richard N. Gladstein observe : « Au final, nous avons utilisé très peu
d'effets visuels ; pratiquement toute la magie du film repose sur des
effets spéciaux réalisés sur le plateau. L'équipe caméra, celle des effets
spéciaux et le département décoration ont déployé des trésors
d'ingéniosité pour créer les caprices du magasin. Pour les acteurs, c'était
très agréable parce qu'ils jouaient toujours en face de choses réelles. Pour
Zach Helm, je crois que cette matérialité était aussi très importante. Voir
prendre forme sous ses yeux toutes les merveilles qu'il avait imaginées
dans son scénario était pour lui une grande source de joie. »
Récemment classé par le magazine Variety dans une liste des « Dix
directeurs photo à suivre » pour son travail sur des films comme
ORGUEIL ET PREJUGES de Joe Wright et THE WARRIOR d'Asif
Kapadia, Roman Osin a mis tout son talent au service de la magie du
MERVEILLEUX MAGASIN DE MR. MAGORIUM.
Zach Helm confie : « C'était fantastique de travailler avec quelqu'un
d'aussi polyvalent et créatif que Roman. Il y a par exemple une scène où
Molly ouvre une porte qui donne sur une pièce pleine de trains. Après
avoir tourné un bouton, elle traverse la pièce jusqu'à l'appartement de
Mr. Magorium. La plupart des gens auraient tourné cette scène en
plusieurs plans mais Roman a été capable de la faire en une seule prise.
Son travail a apporté beaucoup d'énergie au film. »
Le chef costumier Christopher Hargadon s'est amusé à mélanger les styles
de plusieurs époques pour concevoir les costumes de Mr. Magorium.
Il explique : « Il y a dans sa garde-robe plein de petits détails qu'il a
gardés des siècles précédents. Avec l'énergie que Dustin Hoffman lui a
donnée, nous voulions que Mr. Magorium respire la jeunesse et qu'il soit
élégant et digne. Sa garde-robe a donc évolué vers un style plus frais et
dynamique. Nous voulions aussi qu'il soit fascinant pour les enfants
d'aujourd'hui, nous sommes donc partis d'un look très “ Gatsby le
Magnifique ” que nous avons modifié en ajoutant des tons clairs, des
détails graphiques et des rayures. Pour parfaire l'ensemble, il a toujours
un ou deux jouets qui dépassent de sa poche...
« Pour Natalie Portman, nous avons exploité son côté femme-enfant.
Molly possède son propre style sans vraiment y faire attention. Ses
tenues évoluent beaucoup pendant le film. Elle commence habillée avec
des chaussures plates et des tenues décontractées, puis passe à des
tons plus sombres quand Mr. Magorium décide de partir, et termine en
robe avec des talons hauts quand elle commence à prendre confiance en
elle à la fin du film. »
Le chef costumier poursuit : « Le personnage de Zach Mills, le jeune et
timide Eric Applebaum, est habillé comme un enfant normal mais il
porte un très grand nombre de chapeaux. Nous nous sommes beaucoup
amusés pour les trouver et les acheter. Clive Thomasson, notre ensemblier, s'est même procuré 400 chapeaux de plus pour
recouvrir les murs de la chambre d'Eric. Nous avions des
casquettes de baseball, des bobs, des hauts-de-forme, des
chapeaux melons, des casquettes de chauffeur, de golfeur et
quelques modèles plus excentriques comme des bicornes à la
Napoléon, un gros haut-de-forme comme celui du Chapelier Fou
dans ALICE AU PAYS DES MERVEILLES, et un énorme sombrero
de huit kilos que Zach Mills adorait. Pour chaque apparition
d'Eric, Zach Helm choisissait un nouveau chapeau.
« Quant à Henry le comptable, il ne fait pas partie de la boutique
et représente le monde extérieur. Nous l'avons donc habillé avec
des couleurs ternes comme le marron, le noir, le bleu marine et le
gris. En évoluant, ses costumes vont devenir plus clairs et sa cravate prendre
de la couleur. A la fin du film, il abandonne même complètement ses
costumes et passe à des tenues plus décontractées. »
L'humour et l'enchantement du film ont été renforcés par la bande originale
composée par le compositeur français Alexandre Desplat et par Aaron
Zigman. Alexandre Desplat a été nommé à l'Oscar pour la musique de THE
QUEEN de Stephen Frears, et a obtenu un Golden Globe pour celle du VOILE
DES ILLUSIONS de John Curran. Aaron Zigman est l'auteur de celle du
SECRET DE TERABITHIA de Gabor Csupo et THE JANE AUSTEN BOOK
CLUB de Robin Swicord.
Zach Helm conclut : « Le film est un mélange de tendresse, d'aventure et de
magie. En le réalisant, nous avons tous vécu un rêve. L'énergie de Natalie
Portman, l'inventivité de Dustin Hoffman et le plaisir communicatif que
Jason Bateman avait à jouer le comptable animaient les fantastiques décors.
Tous ceux qui sont venus visiter les plateaux ressemblaient à des enfants
découvrant l'atelier du père Noël !
« Réaliser ce film a été encore plus fantastique que ce que j'avais imaginé.
Je me sentais comme un gamin dans un magasin de jouets ! Voir ce monde
dont j'ai rêvé devenir une réalité a été magique. Je portais cette histoire en
moi depuis longtemps, et le plaisir qu'ont pris les acteurs et l'équipe en y
participant m'a beaucoup touché. J'espère que les spectateurs s'amuseront
autant que nous tous et qu'un peu de la magie du magasin réussira à
s'installer dans leur coeur… »
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