Notes de production
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Quelques chiffres
5 ANS DE RECHERCHES, PRÉPARATION ET TOURNAGE
• 200 ENDROITS DIFFÉRENTS
• 21 PAYS
• 40 ÉQUIPES SPÉCIALISÉES
• DES MILLIERS D’HEURES DE TOURNAGE
• 250 JOURS DE PRISES DE VUES AÉRIENNES
Pour la première fois, une équipe a été témoin de la sortie des
ours polaires de Kong Karls Land, en Norvège :
La BBC a été la première équipe de tournage à qui le gouvernement
norvégien a autorisé l’accès à cette région d’îles à l’est du Spitzberg,
où vivent les ours polaires. Personne n’y était allé depuis 25 ans. Pour
ne pas troubler les ours, l’équipe n’a pas été autorisée à utiliser de véhicules
à chenilles et a dû se rendre à pied sur les lieux de tournage.
L’équipe était seule à 240 km à la ronde, avec aucun véhicule pour
se réfugier en cas d’attaque des ours…
• Pour la première fois, une équipe a été témoin de la chasse des
ours polaires sur la mer glacée à Svalbard, en Norvège :
Grâce à la technologie de prises de vues aériennes Cineflex, ces
images stupéfiantes et inédites ont pu être filmées d’un point de vue
unique. Il aurait été impossible de les filmer sur la terre ferme.
• Les loups chassant les caribous dans les Territoires du Nord-
Ouest, au Canada :
C’est la première chasse complète tournée depuis les airs avec la
technologie Cineflex.
• Oiseaux de paradis, hautes terres occidentales, Papouasie-
Nouvelle-Guinée :
Ces oiseaux évoluent dans des zones faiblement éclairées de la forêt
tropicale humide et il était jusqu’ici très difficile de les filmer. Les nouvelles
technologies HD pouvant fonctionner avec une très faible luminosité
ont permis à l’équipe de UN JOUR SUR TERRE de filmer leurs
parades dans les moindres détails.
• Floraison d’un cerisier et développement du feuillage :
Aucune image de synthèse n’a été utilisée pour la création de UN
JOUR SUR TERRE. Tout a été filmé en prise de vues par intervalle, en
réalisant des plans image par image.
• Premières images aériennes de très haute définition de l’Himalaya :
Un avion de reconnaissance de l’armée népalaise a permis de réaliser
ces prises de vues inédites.
• Un accès unique au massif de Karakoram, au Pakistan :
Cette chaîne de montagnes compte plus de hauts sommets que n’importe
quel autre endroit de la planète, dont le K2.
• Les Tepuis au Venezuela :
Ces plateaux de montagne isolés ont inspiré à Sir Arthur Conan Doyle
son roman « Le Monde Perdu ».
• Première utilisation de caméras à très grande vitesse en dehors
d’un studio :
L’équipe de UN JOUR SUR TERRE a adapté et équipé pour pouvoir filmer
sur le terrain des caméras à très grande vitesse ordinairement utilisées
pour les crash tests automobiles ou des tests balistiques. Ces caméras
rendent extraordinairement vivantes l’attaque du requin et la chasse
des guépards.
Le voyage du film
UN JOUR SUR TERRE est un film sur notre planète, un hymne à la
magnificence de notre monde qui nous rappelle aussi sa fragilité. Pour
la première fois, les écrans de cinéma vont révéler de manière inédite
les plus beaux paysages de la Terre, tandis que les spectateurs vont
pouvoir vivre comme jamais l’intimité de certaines des plus fascinantes
créatures qui y vivent…
Alastair Fothergill, réalisateur du film, confie : « UN JOUR SUR TERRE
est fait pour s’échapper : grâce à ce film, je veux emmener les gens,
leur faire découvrir les spectacles naturels époustouflants de notre planète,
car peu auront la chance de voir tout cela de leurs propres yeux.
« Dans dix ans peut-être, dans vingt ans sûrement, on ne pourra plus
saisir de telles images. Il y a donc dans ce film un message subtil mais
puissant. Nous souhaitons encourager ceux qui verront UN JOUR SUR
TERRE à faire quelque chose pour préserver notre si magnifique, mais
si fragile planète. »
UN JOUR SUR TERRE est le projet de ce genre le plus ambitieux
jamais produit : cinq ans de tournage, 200 lieux différents et 40 équipes
constituées de chefs opérateurs, de scientifiques et d’ingénieurs, pour
un budget de 47 millions de dollars. Rien n’a jamais ressemblé à ce
film. Alastair Fothergill commente : « L’ampleur de UN JOUR SUR TERRE
est absolument stupéfiante. Personne, dans l’histoire du cinéma, n’avait
jamais disposé d’autant de temps, de ressources et de talents réunis
pour faire un documentaire. Nous avons bénéficié d’une conjonction
exceptionnelle de technologie, de budget, de moyens humains et matériels
mais aussi de courage et de chance. Personne n’avait encore jamais
réussi à filmer ce que nous avons pu capter. Mais ce qui le
démarque surtout, c’est sa dimension épique. La force de notre film est
d’offrir au public une aventure émotionnelle intense, avec la puissance
des images du cinéma.
« Nous sommes souvent passés d’un gros plan sur un animal à
une vue panoramique sur le paysage qui l’entoure, ce qui donne une
idée de ce que c’est d’être un animal dans son environnement. C’est
un outil puissant, un moyen émotionnel remarquable pour impliquer
les spectateurs dans l’habitat.
« Notre ambition est de faire découvrir sur grand écran les merveilleux
paysages et les millions de vies qui font de la Terre un paradis.
Notre intention est de faire redécouvrir la beauté de notre planète et de
se poser la question de ce que nous laisserons aux générations futures. »
Connaissons-nous vraiment bien notre Terre ? Grâce aux techniques
de tournage les plus avancées jamais mises au point, UN JOUR
SUR TERRE nous entraîne dans un voyage fabuleux, à la découverte de
notre planète.
Il y a cinq milliards d’années, un énorme astéroïde s’est écrasé
sur notre jeune Terre. L’impact fut si colossal que la planète s’est inclinée
sur son axe de 23,5°. Mais loin d’être une catastrophe, cet accident cosmique
s’est révélé crucial dans l’apparition de la vie et la création du
monde tel que nous le connaissons. Sans cette inclinaison, nous n’aurions
pas une telle variété de paysages, ni de tels écarts extrêmes de
température. Nous n’aurions pas de changements de saisons. Et plus
important encore, nous n’aurions pas les conditions parfaites pour que
puisse éclore la vie…
En suivant la course du soleil, nous entamons avec UN JOUR
SUR TERRE un voyage planétaire. Au cours de notre route, nous croiserons
trois mères luttant pour élever leurs petits. Dans l’Arctique, une famille
d’ours polaires se réveille aux premiers rayons de soleil du
printemps. Trouveront-ils de quoi se nourrir avant que la glace sur laquelle
ils vivent ne fonde ?
Un demi-monde plus loin, dans la chaleur du Kalahari, une éléphante et
son petit trouvent enfin à boire après une longue et dangereuse marche
à travers le désert. Mais ils doivent partager le point d’eau avec un
groupe de lions. La trêve à haut risque durera-t-elle ?
Vers la fin de notre voyage, nous suivons une baleine à bosse. Elle doit
veiller à ce que son baleineau réussisse à parcourir 6000 km pour migrer
depuis l’Equateur jusqu’à l’Antarctique.
Ainsi, la roue tourne et la vie sur Terre continue. Une histoire qui se déroule
des milliards de fois par jour, jour après jour, année après année, tandis
que la Terre traverse les saisons, chaque créature vivante se pliant devant
la puissance du soleil.
Parcourir la planète
Lorsque l’équipe du film a voulu raconter l’histoire de notre planète,
elle a choisi le soleil pour guide. Le voyage commence tout près du
pôle Nord, où pendant l’hiver, il fait nuit en permanence. Ce n’est qu’au
mois de mars que les premiers rayons du soleil pointent.
C’est là que nous rencontrons la première star du film : une ourse polaire
qui a passé l’hiver sous la neige. Des techniques de prise de vues de toute
dernière génération ont permis de saisir le moment où ses oursons de huit
semaines s’aventurent dans la lumière du jour pour la première fois. Les
petits ne pensent qu’à jouer, mais la mère a autre chose en tête. Trop
vite, trouver de la nourriture va devenir une question de vie ou de mort.
Nous apprenons très vite au cours de notre périple que le soleil
peut être à la fois une bénédiction et une malédiction. Sa chaleur est la
bienvenue, mais elle fait fondre le paysage où vivent les ours polaires. Le
mâle se trouve en difficulté tandis que la glace fond sous ses pattes…
Quittant les étendues désertes et glacées de l’Arctique, nous nous
dirigeons ensuite vers le sud. Nous découvrons alors trois millions de caribous
au Canada. Ils parcourent plus de 3000 km à la recherche de pâturages
plus abondants, accomplissant ainsi la plus longue migration
terrestre. Mais les vastes troupeaux ne voyagent pas seuls : des hordes
de loups affamés les suivent tout au long du chemin. Comment la
chasse se terminera-t-elle ?
Il faut encore descendre plus au sud pour atteindre les premiers
arbres de la planète. À 2000 km du pôle Nord, des arbustes chétifs marquent
la limite à partir de laquelle les arbres poussent. C’est le début de
la taïga, la plus grande forêt de conifères du monde. Cette terre boisée
et solitaire s’étend en continu dans tout l’hémisphère nord. Elle contient
le tiers de tous les arbres de la Terre. Au printemps, après le dégel, la
quantité d’oxygène s’accroît partout sur la planète grâce à ces arbres.
Pendant la plus grande partie de l’année, c’est une terre magnifique,
couverte de neige et rarement marquée d’empreintes. Les animaux qui
vivent là, comme le lynx solitaire, sont les vrais esprits de la nature.
À 2500 km au sud du pôle Nord, il y a suffisamment de lumière
solaire pour que puissent se développer des étendues boisées d’essences
à grandes feuilles. On y trouve aussi des campanules, des rossignols, des
renards et des cervidés. Nous assistons, au printemps, au premier envol
courageux des canetons mandarins depuis leur nid haut perché dans les
arbres. Et en hiver, lorsque les arbres à feuilles caduques ont perdu leur feuillage,
on aperçoit le félin le plus rare du monde : un léopard de l’Amour et
son petit grattant le sol pour trouver de quoi se nourrir dans la froidure
hivernale. Il en reste désormais moins d’une quarantaine en liberté.
Nous poursuivons notre périple vers l’équateur. Ici, le soleil brille pendant
12 heures chaque jour. Là où il y a suffisamment de pluie, la vie se développe
en abondance. Les forêts tropicales humides couvrent seulement
3 % de notre planète, mais elles abritent plus de la moitié de toutes les
plantes et de tous les animaux. Rien qu’en Papouasie-Nouvelle-Guinée, il
existe 42 espèces différentes d’oiseaux de paradis, avec une variété extraordinaire
de couleurs et de parades nuptiales…
Cependant, toutes les régions de l’équateur ne sont pas aussi
hospitalières. Au Kalahari, un désert nu et stérile est écrasé sous un soleil
de plomb. C’est là que nous rencontrons une mère éléphant avec son
tout jeune éléphanteau, voyageant avec son groupe familial, cherchant
le paradis dans le delta de l’Okavango. Après des jours de marche à la
recherche d’eau et de nourriture, les éléphants découvrent un petit trou
d’eau. Mais ils doivent partager le précieux liquide avec des lions. Une
trêve bien fragile…
Le soleil nourrit aussi la vie dans les océans. C’est là que nous entamons
la dernière partie de notre voyage. Dans les eaux tropicales près
de l’équateur, nous rencontrons une baleine à bosse avec son nouveauné.
Lorsqu’il aura atteint ses cinq mois, sa mère et lui partiront pour la plus
longue migration de tous les mammifères marins : plus de 6000 km, depuis
les tropiques jusqu’à l’extrême sud de notre planète. Nous suivons les baleines
tandis qu’elles rencontrent certains des spectacles les plus époustouflants
de l’océan, et assistons à de violentes tempêtes faisant bouillonner
les mers tropicales.
UN JOUR SUR TERRE révèle certains des paysages les plus magnifiques
de notre planète, depuis les plus grandes chaînes de montagnes
jusqu’aux plus hautes chutes d’eau et aux déserts les plus arides. Le film
montre aussi certains des animaux les plus fabuleux, vivant dans un équilibre
fragile. Tandis que le rythme des saisons commence à changer, leur
lutte pour la survie se fait de plus en plus âpre. Ainsi va la vie sur Terre…
Un projet démesuré
Alastair Fothergill observe : « J’ai travaillé sur de très gros projets
par le passé, mais aucun d’eux n’arrive à la cheville de UN JOUR SUR
TERRE. C’est vraiment un projet démesuré. Pendant cinq ans, nous avons
filmé dans plus de 200 lieux différents dans le monde entier, nous avons
passé le nombre record de 4500 jours sur le terrain et travaillé avec plus
de 40 cameramen, tous des experts dans leur domaine.
« Chaque tournage représentait des défis incroyables au plan de
la logistique. Il a parfois fallu des années pour négocier l’autorisation d’accéder
à certains lieux. Mais en raison de notre expérience, de notre
connaissance logistique et de notre réputation, nous avons pu aller dans
tous ces endroits et en rapporter des images somptueuses. De telles richesses
ne s’achètent pas… »
Le réalisateur souligne : « L’ours polaire émerge de ce film
comme le symbole ultime de notre planète. Lorsque j’ai réussi à filmer
ces images extraordinaires de l’ours polaire mâle nageant dans la
glace, ce n’est pas seulement le caractère unique de cette image qui
m’a bouleversé, mais sa beauté et ce qu’elle représente. L’ours polaire
est le plus grand carnivore terrestre de notre planète et il nage dans cet
immense océan, à la merci de la fonte des glaces, prisonnier absolu du
soleil… Il était évident que ce serait notre ultime histoire, le message clé
qu’il nous fallait délivrer.
« L’éléphant rappelle qu’avec le réchauffement global de la
planète qui bouleverse le temps, les ressources d’eau deviennent de
plus en plus rares et imprévisibles. « Quant aux baleines, elles sont un symbole à elles seules. Si vous
voulez que vive la baleine à bosse, il faut protéger l’Antarctique, les récifs
tropicaux et tout ce qui se trouve sur son chemin. Quel meilleur symbole
de notre planète dans sa globalité que cet animal qui a besoin du
monde en entier pour vivre en bonne santé ? »
LES INNOVATIONS TECHNOLOGIQUES
Les innovations technologiques en termes de prises de vues permettent
au spectateur de partager les expériences qu’a vécues l’équipe
de tournage comme jamais. La principale innovation a été de tourner en
haute définition, ce qui a permis de quasiment doubler la résolution des
images. Le réalisateur précise : « C’est comme si vous aviez eu jusqu’ici
un bas sur le visage et que d’un seul coup, vous l’enleviez. La haute définition
apporte une nouvelle dimension de netteté, que ce soit en filmant
les ours, les oiseaux de paradis en Papouasie-Nouvelle-Guinée… En
conjonction avec l’héligimbal Cineflex - une caméra montée sur un support
gyroscopique fixé sur un hélicoptère qui permet une grande stabilité
d’image - nous avons pu obtenir des images aériennes dont on n’avait
pu jusqu’ici que rêver. »
Ce système de caméra embarquée permet de filmer à grande distance
avec une stabilité complète. Placé souvent sous le nez de l’hélicoptère,
il permet de faire tourner la caméra à 360°. Celle-ci est commandée
depuis l’intérieur de l’hélicoptère grâce à un joystick. Pour des questions
de coût et en raison de sa nouveauté, ce système n’avait jamais été utilisé
pour des documentaires animaliers ou naturalistes. L’héligimbal Cineflex
était généralement équipé d’une caméra Sony 750 HDCam et
d’un zoom Canon 400 mm permettant de filmer à plusieurs centaines
de mètres de distance sans se faire repérer par les animaux.
L’équipe a également utilisé une caméra HD permettant de filmer pour
la première fois à 2000 images par seconde.
UNE ORGANISATION SANS PRÉCÉDENT
Le tournage du film a représenté un vrai casse-tête pour les
équipes de production : il a fallu préparer puis approvisionner une expédition,
convoyer du matériel en quantité aux quatre coins de la planète,
envoyer du matériel fragile et des gens dans des environnements extrêmes,
en s’assurant de respecter les conditions les plus exigeantes de
santé et de sécurité...
Le tournage a débuté en novembre 2004 et s’est achevé en juin
2006. Le film a été tourné dans la péninsule Antarctique, en Argentine, à
Banks Island au Canada, dans la vallée de Danum à Bornéo, dans la vallée
de l’Everest au Népal, au Gabon, dans le golfe du Mexique, dans l’Himalaya
au Népal, au Japon, dans le désert de Kalahari au Bostwana, dans la vallée de Kali Gandaki au Népal, à Karakoram au Pakistan, dans
la forêt de Kibale en Ouganda, en Laponie en Suède, dans les Territoires
du Nord-Ouest au Canada, dans le delta de l’Okavango au Botswana,
sur la côte Pacifique en Californie aux Etats-Unis, à Rurutu en Polynésie
française, dans le désert du Sahara au Niger, à Sea Island en Afrique du
Sud, à Svalbard en Norvège, au Royaume-Uni, au Venezuela, dans le
Vermont aux Etats-Unis, à Vladivostok en Sibérie, dans les hautes terres
occidentales en Papouasie-Nouvelle-Guinée.
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