Notes de production
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Science et magie ne font plus qu'un
NE FONT PLUS QU’UN
Un mystérieux roman, «Le nombre 23», va transformer
l’existence paisible d’un homme en un enfer
psychologique qui pourrait bien causer sa mort et
celle de ses proches. Cet homme devient peu à peu
obsédé par la lecture de ce livre, qui semble raconter
sa propre vie mais s’achève par un meurtre.
Plus il avance dans sa lecture, plus Walter Sparrow
se rend compte que le nombre 23 est partout dans sa
vie… Rapidement passionné jusqu’à l’obsession,
Walter voit sa vie basculer sous l’emprise du nombre magique. Il va découvrir que derrière le texte se cache
un meurtre depuis longtemps oublié. Plus grave,
l’histoire semble destinée à se répéter…
Folie, magie, manipulation ou autosuggestion ? Quoi
qu’il en soit, pour échapper à cette malédiction, Walter
va devoir aller au bout d’un secret dont la clef est un
mystère… LE NOMBRE 23 est un film effrayant,
captivant et fascinant, orchestré par un spécialiste
du genre.
A l’image de son héros, Walter Sparrow, le scénariste
Fernley Phillips a été «contaminé» par l’énigme du
nombre 23. Tout a commencé lors d’une discussion
avec un ami, à propos de l’importante littérature et de
la sous-culture que génère ce nombre. Phillips a mené
ses propres recherches et a découvert bien des
choses étranges. Plus il avançait dans ses
investigations, plus il était attiré, intrigué. Sa curiosité
est devenue une véritable passion, au point d’y trouver
la matière pour un film. Il s’est alors lancé dans la
création d’une histoire, d’un thriller aussi unique que
terrifiant.
Il raconte : «Cet ami m’a longuement parlé de l’énigme
du nombre 23 et m’a conseillé de lire des auteurs
comme l’écrivain futuriste Robert Anton Wilson, qui
a écrit entre autres la trilogie “Illuminatus”. J’ai
commencé à m’ouvrir au phénomène des nombres, à
la numérologie, à la symbolique, mais aussi au
traitement sélectif que notre cerveau a des données
que nous captons. Quel mystérieux mécanisme
différencie une donnée de ce que nous analysons
comme un signe ? Toute la journée, nous voyons des
choses, des mots, des panneaux routiers, des visages,
des formes. La plupart du temps, ce ne sont que des
informations, des données que notre cerveau récolte.
Et puis parfois, une de ces informations va prendre
une signification qui dépasse sa matérialité, elle va
devenir un signal, quelque chose qui semble nous
parler à un niveau plus mystique. C’est ce qui s’appelle
voir un signe. Cela peut être n’importe quoi, un éclat
de lumière, un cri, un regard. Pour beaucoup ce sont
des chiffres, et le nombre 23 en fait souvent partie.»
Le scénariste ajoute : «Je me suis aussi intéressé à
l’hypnose et au pouvoir de suggestion. J’ai trouvé tout
cela absolument fascinant et j’ai eu envie de le
partager à travers une histoire. Nous avons tous
conscience que cela existe, que c’est possible, sans
pour autant être capables d’en expliquer tous les
mécanismes. C’est une véritable odyssée au coeur de
l’âme humaine et des secrets de l’univers.»
Fernley Phillips poursuit : «Ma première idée a été
d’introduire tous ces concepts et le nombre 23 dans
un thriller politique. Mais je ne suis pas politique par
nature… J’aime les événements réels, les gens vrais.
J’ai alors pensé à un homme qui lirait un livre reflétant
étrangement sa vie, qui lui rappellerait des images et des événements lointains. Je désirais que les
spectateurs se mettent à penser eux-mêmes à la
manière dont une chose comme cette énigme pourrait
affecter leur propre vie.»
Malice au pays des merveilles
Les producteurs Beau Flynn et Tripp Vinson, associés
au sein de Contrafilm, ont été séduits par le scénario
de Fernley Phillips et l’ont proposé à New Line Cinema.
Beau Flynn explique : «C’est le premier scénario de
Fernley, et il était tout de suite frappant : Fernley a une
approche originale, une vision unique, et il s’aventurait
dans des territoires nouveaux. Son originalité, son
esprit et sa vigueur étaient perceptibles tout au long
du script, et il n’a jamais laissé les choses se dénaturer
durant le long voyage vers la production du film.»
Beau Flynn et Tripp Vinson ont tout de suite pensé à
Joel Schumacher pour réaliser cette étonnante
histoire. Cinéaste éclectique, à qui l’on doit entre
autres LE FANTOME DE L’OPERA, CHUTE LIBRE et
HUIT MILLIMETRES, celui-ci avait déjà travaillé avec
les producteurs sur le drame militaire TIGERLAND.
Beau Flynn commente : «Joel Schumacher a été notre
seul choix. Bien avant de travailler avec lui sur
TIGERLAND, j’admirais déjà le mélange de sa vision
stylisée et de sa sensibilité envers les aspects les plus
sombres de l’âme humaine. Je l’apprécie aussi pour
son exceptionnel rapport avec les acteurs.»
Pour l’acteur principal, Joel Schumacher s’est tourné
vers Jim Carrey, avec qui il avait déjà travaillé sur
BATMAN FOREVER en 1994. Celui-ci incarne le double
rôle de Walter Sparrow et du détective Petitou.
Beau Flynn observe : «Jim a prouvé toute l’ampleur
de son registre à travers des genres très différents.
Le thriller nous paraissait un développement naturel dans sa carrière. En outre, le personnage a un certain
humour et porte sur l’existence un regard original qui
correspond parfaitement à Jim.»
Jim Carrey a été tout de suite attiré par le projet. Par
un curieux hasard, il s’intéressait lui-même déjà à cet
étrange nombre 23…
Il explique : «Cela fait des années que je suis fasciné
par le nombre 23 à titre personnel. Tout a commencé
par un ami qui m’a parlé de ce nombre : l’axe de la
Terre est à 23°, il y a 23 chromosomes de chaque
parent dans notre ADN… Cet ami a une vaste
collection de livres qui portent sur tout ce qui, en
s’additionnant, donne le résultat 23. Quand il m’en a
parlé, j’ai commencé à voir des 23 partout ! C’est un
nombre primaire, mais c’est fou le nombre de choses
qui s’y réduisent au final… Il semble effectivement,
d’une manière bizarre, être la clef de bien des
équations.
«Mon personnage lit un livre qui parle d’un homme
obsédé par le nombre 23, et qui, de plus en plus dominé
par ce chiffre, va commettre le pire. Tout ceux qui
approchent ce numéro deviennent comme envoûtés,
possédés par lui. D’autres chiffres ont aussi une portée
symbolique majeure, comme, le 7, le 666 et bien d’autres,
mais le nombre 23 a l’avantage de ne pas être aussi
évident, tout en étant aussi puissant. Walter, mon
personnage, va s’apercevoir que ce chiffre est partout
dans son existence et qu’il existe beaucoup de similitudes
entre le livre et sa vie, entre le personnage et lui…»
Jim Carrey reprend : «Je me souviens d’avoir parlé
du nombre 23 il y a quelques années, et quelqu’un m’a
alors donné un livre sur le 23e Psaume, qui est un peu
devenu pour moi une sorte de mantra. Il parle d’une
vie sans peur, du sentiment que quelqu’un veille sur
vous, d’être en sécurité. J’ai même décidé de changer
le nom de ma société de production il y a deux ans :
elle est devenue JC23 Entertainment.
«Je ne crois pas vraiment aux signes mais parfois, on
est tout de même obligé d’admettre que certains
hasards sont plutôt étranges ! J’étais en train de parler
de ce nombre et de ce qu’il signifiait lorsqu’un proche
m’a dit qu’il venait de lire un scénario là-dessus, LE
NOMBRE 23…
«J’ai trouvé le scénario de Fernley Phillips passionnant.
La manière dont les mathématiques y fonctionnent
est vraiment stupéfiante. Je n’ai pu m’empêcher de
penser que le scénariste avait dans son rapport avec
les chiffres un peu du génie de Rain Man… J’ai donné
le scénario à lire à un ami. Quand je suis revenu, il
était sur la page 23, en train d’entourer tous les vingttroisièmes
mots pour voir s’il y avait un code… C’était
exactement le genre de choses que j’avais envie de
faire ressentir au public. Cette histoire joue avec le
doute et la fascination.»
Tout est une question de perspection
Une fois le réalisateur et l’acteur principal attachés
au projet, les producteurs ont rassemblé les acteurs
qui viendraient peupler l’étrange univers du film.
Virginia Madsen, nommée à l’Oscar 2005 pour
SIDEWAYS, a été choisie pour incarner Agatha, la
femme de Walter Sparrow, et la mystérieuse Fabrizia
du roman. Danny Huston, interprète de 21 GRAMMES,
joue le double rôle du professeur Isaac French et de
son alter ego littéraire, le Dr Miles Phoenix. Le jeune
Logan Lerman joue quant à lui Robin, le fils de Walter
et Agatha.
Les autres rôles clés sont interprétés par Rhona
Mitra, qui joue la belle et sensuelle Laura Tollins, et
Lynn Collins, qui interprète la blonde suicidaire et
un personnage du passé de Walter, la veuve Dobkins.
Pour créer le style visuel particulier du film, le
directeur de la photo Matthew Libatique a travaillé
en étroite collaboration avec le chef décorateur
Andrew Laws et le chef costumier Daniel Orlandi.
Ils ont mis au point l’esthétique épurée de thriller
moderne voulue pour le film et l’univers littéraire
sombre et perturbant du roman.
Le film a été tourné à Los Angeles et dans ses
environs, notamment dans les communes
d’Altadena, Pacific Palisades, Monterey Park et
Temple City. Certaines scènes ont été tournées dans
le cadre de la splendeur surannée des hôtels de
Skid Row au centre de Los Angeles, d’autres dans
les forêts sauvages du Temescal Canyon à Pacific
Palisades.
Pour finir, les intérieurs ont été tournés durant
plusieurs semaines sur les plateaux du Sunset
Gower Studio à Hollywood et aux Los Angeles Center
Studios.
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