Krishnanunni est le descendant de la famille Nair, famille orthodoxe autrefois prospère, mais qui a connu des revers. Il lui reste cependant de quoi s'assurer une vie tranquille, ainsi qu'à sa femme Suna et à leur fils de sept ans, Unni. Un jour, Suna est intriguée par un grain de beauté noir sur le menton de son mari. Elle y voit d'abord un signe de chance puis commence à s'inquiéter : serait-il contagieux ?
Un film indien plutôt original et qui dispose de plusieurs niveaux de lecture.
L’interprétation est correcte et la réalisation est maîtrisée. C’est très loin des productions made in bollywood.
Un film où le scénario ne tire pas toute sa cohérence jusqu'à la racine, mais qui a le mérite de proposer plusieurs genres à l'intérieur du même scénario : messages psychologiques, philosophiques sont transmis, dans une réalisation de départ, qui partant d'une image " banale", arrive à dessiner une ampleur digne d'un film fantastique!
Voilà un film bien étonnant que l’on a pu découvrir à Cannes à « Un certain regard » qui regorge de bons films, mais qui nous a offert cette fois une fresque indienne inattendue. En effet, lorsque commence le film, on s’attend à un film sérieux, où il faut se concentrer, comme la plupart des films présentés dans cette catégorie : un homme, quelque part en Inde, a une verrue. Rien de bien excitant, et pourtant, lorsque la verrue devient un monstre, on se demande si on a pas changé de film. Amusé, étonné, puis conquis, on ne peut qu’applaudir ce film extraordinaire, même si pendant un instant on s’en est un peu moqué… il faut dire qu’on croirait à un remake indien d’ « Alien » ou quelque chose dans ce genre, mais rien que pour la scène finale, lourde de sous entendu sur notre société actuelle, et de connotations philosophique et humaine, il faut aller voir ce très joli film de Murali Nair, qui n’en est ni à son premier film, ni à sa première venue à Cannes.