Le rôle de sa vie
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France
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Mars Distribution
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Pigiste dans un journal de mode, Claire Rocher rencontre Elisabeth Becker, une star de cinéma. Tout les sépare, leurs caractères, leurs rapports aux hommes, et bien sûr l'argent, la notoriété. Claire est engagée comme assistante personnelle d'Elisabeth, et sa vie s'en trouve bouleversée. Peu à peu, les deux femmes se lient d'amitié, du moins Claire le croit-elle. |
Critiques des visiteurs (8 au total)
   Par : (n°15491) | Le : 08/01/2005 à 22:43:54 Critique :
| Un bon petit film sans prétention, tiré d'un scénario pimenté, doux et salé, accompagné d'une sauce de réflexion, de finesse, de sentiments...
La réalisation est à l'image du scénario.
| | |    Par : (n°13967) | Le : 05/01/2005 à 02:53:27 Critique :
| Difficile de savoir si agnès jaoui est meilleur réalisatrice qu’actrice. En tout cas, dans « le rôle de sa vie », elle effectue une grande prestation, sans oublier karin viard, comme toujours impeccable. Un film original sur le petit monde du cinéma à ne surtout pas manquer.
| | |    Par : (n°13592) | Le : 03/01/2005 à 19:28:33 Critique :
| Claire Rocher (Karine Viard) est pigiste dans un journal féminin. Maladroite, effacée, timide, un soir, elle doit conduire à un rendez-vous Elizabeth Rocher (Agnès Jaoui), star de cinéma adulée, sûre d’elle, lumineuse…mais solitaire. Celle-ci lui parle « comme à une merde » cependant son ton acerbe ne l’effraie pas, tant elle est éperdue d’admiration. Appelées à se revoir, Claire devient l’assistante de la comédienne, ô combien dévouée ! On pense à La répétition de Catherine Corsini dans cette comédie romantique où deux personnalités totalement opposées se confrontent. Comme Pascale Bussières face à Emmanuelle Béart, Claire s’humilie pour satisfaire la moindre envie d’Elizabeth, se transpose dans le désir amoureux de son modèle, s’adonne à un fanatisme excessif. Le rôle de sa vie est cependant moins amer et passionnel. Et la morale du film s’installe comme porteuse d’espoir manichéen : chacune des deux femmes réalise son rêve et s’en sort bien.
François Favrat, assistant de Christophe Blanc sur Une femme d’extérieur, déjà avec Agnès Jaoui, et Olivier Assayas sur Fin Août début septembre, s’il n’évite pas certains clichés (la célibataire, qui rêve d’être écrivain et vit en colocation avec un homosexuel…), accorde tout de même une attention particulière, qui mérite d’être soulignée, à la mise en scène aussi bien dans le choix des décors (Appartement d’Elizabeth évoquant une scène de théâtre), de la musique (Strauss, Sydney Bechet, Gal Costa), que de la lumière (teintes pâles exhalant la fragilité de Claire et la beauté évanescente d’Elizabeth). Si le scénario est un peu trop rose bonbon, surtout dans la bluette amoureuse—le pauvre horticulteur (Jonathan Zaccaï) qui vit une romance impossible à gérer au quotidien avec une star—la force du film réside dans la dissection des sentiments humains sclérosants. Karine Viard est plutôt touchante dans la peau de cette femme tétanisée par ses démons intérieurs. Ses actes manqués, sa propension dévastatrice à s’excuser, sa voix incertaine (excellente scène où elle tente de chanter mais n’y parvient pas) forment un personnage sincère et juste. Agnès Jaoui, quant à elle, offre à Elizabeth beaucoup de profondeur et de nuances derrière la superficialité de l’actrice encensée et surprend en blonde sexy et chanteuse latino.
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