La prison de Carandiru, à São Paulo, est la plus grande d'Amérique latine. Dans cet endroit surpeuplé et délabré, un célèbre médecin doit mener un programme de prévention contre le sida. Habitué à la médecine haut de gamme, il va devoir apprendre à se débrouiller en se fiant à son instinct.
Peu à peu, il découvre les détenus, leur monde à part, leur humanité et leur fabuleuse envie de vivre. A force de contacts et de temps, il gagne leur respect et partage leurs secrets.
A travers son regard, c'est toute la tragédie sociale d'un pays qui se révèle, jusqu'au jour du terrible massacre de Carandiru.
Un film en milieu carcéral très innovant en la matière qui se tient par un scénario crédible et cohérent, et par une réalisation qui révolutionne le genre habituel, ponctuée par une ingéniosité savoureuse.
Que ceux qui croyaient avoir fait le tour de la question sur le thème du « film de prison » se réjouissent (pas très approprié mais je me comprends...). Carandiru, bénéficiant du label « histoire vraie » prend d’emblée une dimension supérieure mais grâce à la réalisation si particulière de hector babenco, ce film est quasiment une nouvelle référence dans le genre.