Patricio est un jeune noir qui vit de petits boulots à Séville. Au terme d'un imbroglio, il se retrouve sans toit ni travail, mais vêtu d'un superbe costard. Il rencontre PainFrom', un squatteur sympa mais expert en escroquerie, qui l'allège de ses économies avant de disparaître.
Mais Patricio le retrouve et décide de ne pas le lâcher tant qu'il n'est pas remboursé. PainFrom' entreprend donc de récupérer la somme par tous les moyens "originaux", avec l'aide contrariée de l'honnête Patricio et de son costard.
Bien ancré dans la réalité espagnole, LE COSTARD, parvient cependant à dégager une certaine poésie. Le fou n’est pas celui que l’on croit, en témoigne Roland, sympathique illuminé à la tête pleine d’histoires, dont l’originalité le pousse à mettre en terre un lion empaillé et mité, abandonné au beau milieu de nulle part. De quoi balayer bon nombre de clichés d’un simple revers de main.
Un film sensible, réaliste et intelligent sur fond de lutte contre le racisme, pour aller vers des détails parlant d'eux mêmes par la Rencontre de deux personnes.
Le film se tient , propose une trame finale judicieuse et le jeu d'acteurs sonne juste.
Partant comme un réquisitoire contre le racisme, "le costard" s'oriente ensuite vers l'histoire d'amitié improbable entre deux personnes opposées sur presque tous les points. C'est bien écrit, bien dirigé et eugenio josé roca joue juste. On passe un bon moment.