Durant l'été 1981, un meurtre spectaculaire défraie la chronique en Californie. Dans l'un des plus beaux quartiers de Los Angeles, sur Wonderland Avenue, dans une propriété de rêve, quatre personnes sont retrouvées sauvagement assassinées.
L'affaire, déjà exceptionnelle par sa violence et son décor, prend encore plus d'ampleur lorsque les enquêteurs découvrent que John Holmes, l'acteur porno le plus en vue de l'époque, en est peut-être l'auteur.
L'intérêt du film de James Cox réside là, dans ce doute immuable sur la conduite de Holmes et dans la constatation de l'inanité de la vérité. En effet, alors qu'en règle générale la superposition des récits et des hypothèses semble devoir conduire à un dévoilement véritable et conclusif des faits, l'incertitude demeure ici. Et elle débouche sur l'horrible constat que le degré de culpabilité du personnage principal du film importe peu. Le pire est toujours sûr, la rédemption impossible.
Un « semi-thriller » bien ancré dans les années 80 dont il retranscrit bien l’ambiance. Les acteurs, Val kilmer et lisa kudrow (étonnante dans un rôle très différent de phoebe), sont plutôt crédibles mais la réalisation peut énerver à vouloir trop cibler les djeun’s. Ce qui n’empêchera pas Wonderland de trouver son public.