Turi et Teresa sont frère et soeur, ils vivent dans une petite île et leur père est pêcheur. Turi a quatorze ans mais il travaille déjà et de ce fait a mûri plus vite que les garçons de son âge. Discret et réservé, maigre et maladroit, Turi doit bientôt faire face à l'épreuve suprême : participer avec son père à la pêche au thon, la mattanza. Le rite s'accomplit un matin. L'aube pointe à peine quand Turi prend la mer avec son père et les autres pêcheurs de thon.
Teresa a dix ans et voudrait partir à la pêche comme son frère. Les péripéties qui amènent Turi à s'insérer dans le monde adulte représentent un vrai bouleversement dans l'existence de Teresa. Avec l'été, sa vie va changer aussi. Devenue serveuse dans le petit bar du port où son père attend l'heure de poser les filets, elle fait la connaissance de Margherita, une jeune touriste de treize ans.
Un scénario qui superpose deux sujets d'ampleur dans le même sein, et la mise en scène demeure belle, émouvante, donnant au film une qualité exceptionnelle et une inspiration puissante.
Un décor de carte postale et une histoire d’amour fraternel mis à l’épreuve du passage à l’âge adulte. Les deux sujets sont traités de manière équivalente par la réalisatrice qui s’attache autant au côté esthétique qu’au côté émouvant de son film. On passe un très beau moment.