Sept dollars par mois de retraite, une armoire, un vieux téléviseur soviétique et un costume militaire pour tout capital, Hamo, bel homme de soixante ans, vit dans un village kurde d'Arménie avec l'un de ses fils et sa petite fille. Une lettre de son deuxième fils arrive de France. Une rumeur se propage selon laquelle l'enveloppe serait pleine de dollars.
Si l'humour est la politesse du désespoir, le cinéaste kurde Hiner Saleem est le plus courtois des hommes, et son film la fête la plus élégante qui se puisse donner.
Sacrée curiosité que ce « vodka lemon ». Sans véritable scénario, on suit un homme vieillissant qui n’a pas grand chose hormis quelques billets reçus de son fils. Difficile de savoir sous quel angle d’attaque le réalisateur a voulu développer son film mais en tout cas, on éprouve beaucoup de tendresse pour le personnage principal.
Un film plein de tristesse et d'amour qui nous montre la difficile vie du peuple Kurde. Le sujet est traité de manière poétique, subtil, par moment très drôle ce qui donne une étrange impression de surréalisme. Un film vraiment original, récompenssé à Venise.