Kenji est un bibliothécaire japonais, neurasthénique et mystérieux vivant à Bangkok. Après avoir tué un yakuza, il rencontre une jeune femme thaïlandaise qui vient de commettre un assassinat. Pendant trois jours, tous les deux vont se cacher ensemble, apprenant à se connaître.
Elle fume comme un pompier, s'habille mal et est complètement désordonnée : en bref, elle est tout ce qu'il n'est pas. Mais elle va révéler certaines zones d'ombre sur son passé.
LAST LIFE IN THE UNIVERSE est bâti autour de ce drôle de couple curieusement désassemblé : lui est japonais et vit à Bangkok, elle est thaïlandaise et rêve de s’envoler pour Tokyo ; il est maniaque et ordonné, elle est bordélique et négligente. Tous deux fuient la vie qui les rattrape. Contrairement à la trame décousue et inaboutie de son précédent film MONRAK TRANSISTOR, Pen-ek Ratanaruang développe une unité stylistique, très influencée par l’esthétique du cinéma japonais. C’est un film d’atmosphère, à la mélancolie planante, émaillé de flashs fantasmatiques et d’effets décalés (la répétition de suicides manqués finit par faire sourire, malgré la noirceur du propos).
Une histoire d’amour entre losers typique du cinéma asiatique. Ca pourrait être banal mais c’est servi par une mise en scène stylée (mais pas trop) et une belle prestation du couple vedette. Tadanobu asano est toujours aussi bon.