Jersey girl
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1 h 43
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Etats-Unis
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A Manhattan, Ollie Trinke était un publiciste branché qui avait tout pour être heureux jusqu'à la mort soudaine de sa femme. Seul avec un bébé sur les bras, Ollie craque. Congédié sans cérémonie, le voilà obligé de s'éloigner de New York et d'aller loger chez son père, dans la banlieue du New Jersey où il avait passé toute sa jeunesse.
Désormais, il se contente d'assurer le quotidien, sacrifiant son temps et son énergie à un boulot ingrat et sans avenir. Seule consolation : sa petite fille, Gertie, qu'il adore et qui croit avoir déniché le paradis dans le New Jersey.
Un jour, en louant pour la millième fois le film favori de la fillette, Ollie fait la connaissance de Maya. Belle, intelligente, et douée d'une forte personnalité, elle ne tarde pas à entrer dans sa vie et à l'inviter à un sérieux examen de conscience. |
Critiques des visiteurs (3 au total)
   Par : (n°19227) | Le : 08/08/2005 à 15:38:21 Critique :
| Connu pour ses délirantes farces que sont "Méprise multiple", "Clerks", "Les glandeurs", "Dogma" et "Jay et Bob contre-attaquent", Kevin Smith (alias Silent Bob) aborde un nouveau virage avec "Père et fille" (ou "Jersey girl"), une comédie dramatique à l’opposé de ses précédents films.
A New York, Ollie Trinke (Ben Affleck) était un homme comblé : un boulot en tant que publiciste réputé, la femme de sa vie (Jennifer Lopez) et bientôt un enfant. Mais sa femme meurt en mettant au monde ce dernier, la petite Gertrude (le même prénom que sa mère). La vie de Ollie bascule, et pour oublier la mort de sa femme, il se plonge dans son travail, négligeant son rôle de père. Ollie craque et se fait congédier après une bavure qui deviendra légendaire (il insulte les journalistes et Will Smith, alors pas encore connu au cinéma), « l’affaire du Prince de Bel Air ». Il s’éloigne alors de New York et va loger chez son père dans la banlieue du New Jersey ou il avait passé toute son enfance. Ollie finit par prendre conscience de son rôle de père, et sa fille sera alors la plus belle chose de sa vie…
On est loin des monstres de merde et des insanités de Jay. Avec "Père et fille", Kevin Smith, qui relate sa propre expérience de père, le sien étant décédé peu de temps avant ce film, réalise un film intimiste et touchant. Un peu comme Burton pour "Big Fish", Kevin Smith livre un message d’amour à son père, et même à tous les pères. Le réalisateur aborde le sujet avec sincérité, avec tendresse et humour, et nous livre un portrait de père, sans doute inspiré de lui-même et de son paternel. Un personnage attachant, tout comme sa fille, cette dernière étant sans doute aussi le miroir de la propre fille de Kevin Smith. Ainsi, ce dernier dévoile aussi tout son amour pour sa fille, et sans doute aussi pour sa femme, et même pour sa ville natale, le New Jersey. Mais ce n’est pas un film qu’il a réalisé pour lui-même. "Père et fille" s’adresse à tous. C’est un film sur l’amour et sur les choix qui construisent l’avenir. Pas une énième comédie romantique, juste un film sur l’amour en général. Et l’amour est universel. C’est surtout un film qui raconte l’amour qu’un père a pour sa fille, et vice versa (et le titre français est, pour une fois, plus approprié que le titre original).
Pas de pathos ici, malgré la gravité du sujet. Pas de débordements, de gros gags qui tâchent, pas de romance à l’eau de rose non plus. Tout semble si vrai et juste, dans ce film, des scènes dramatiques (comme la bouleversante scène ou Ollie se confie à son bébé) aux scènes plus drôles (la rencontre de Ollie avec la délirante Maya, et leur délire sexuel qui suit). Car Smith n’oublie pas l’humour, heureusement, mais un humour tellement différent de ses précédentes comédies. Un humour plus tendre, mais aussi souvent bien vu. Grâce à cette galerie de personnages attachants, à commencer par Ollie et sa fille. Ben Affleck, inexplicablement nominé aux Razzie Awards pour ce film (bande de cons, va falloir changer votre bête noire, c’est pas "Amours troubles", là !), livre sa plus belle prestation, et semble comme son pote de réalisateur habité par ce film, ce rôle. Dans ses maladresses, sa tendresse, ses doutes, ses coups de gueule, ses peines et ses joies, il est crédible du début à la fin, qu’il soit un mauvais père (dans la première partie du film) ou un bon père. Et bouleversant dans une poignée de scènes émouvantes qui mettent les larmes aux yeux. La petite Raquel Castro lui donne la réplique et est irrésistible dans le rôle forcément attachant de la fillette (âgée de 7 ans dans le film). A la fin du film, on se sépare avec nostalgie de ce duo si tendre et si amusant. Liv Tyler (retour avec Ben Affleck après "Armageddon") surprend aussi en interprétant Maya, la gérante d’un vidéoclub qui va devenir l’amie de Ollie. Un rôle volontairement un peu bête, mais tellement attirant et drôle. Puis il y a aussi le grand père, joué avec tendresse par George Carlin (déjà dans "Dogma"), et Gertrude, la femme de Ollis qu’on voit uniquement au début du film, jouée par Jennifer Lopez. Le rôle de cette dernière fut réduit au montage à cause du bide de "Amours troubles", aussi avec Ben Affleck. Dommage, car l’actrice était ici parfaite, son court rôle planant pourtant sur tout le film. Le casting réserve quelques autres surprises, comme Jason Biggs en collègue de boulot de Ollie, Mike Starr en glandeur ami du grand père, ou les caméos (Kevin Smith n’a pas perdu toutes ses habitudes, quand même) de Matt Damon et Jason Lee, deux des acteurs fétiches du réalisateur. Et bien sûr, l’apparition de Will Smith, dont le nom plane tout au long du film. La haine de Ollis pour Will Smith est d’ailleurs une des idées les plus drôles du film, les références sur la carrière de Will étant plutôt amusantes (réplique de Ollis alors que Will n’était pas encore reconnu a cinéma : « Le prince de Bel Air ne réussira jamais dans le cinéma ! »). L’apparition de Will Smith (lui aussi très sincère dans son propre rôle) est d’ailleurs une scène clé du film, délivrant sa petite morale...
Kevin Smith (et non Will, cette fois) fait preuve d’une sensibilité qu’il n’aurait pu avoir il y a quelques années. Il réalise don œuvre la plus mature. Les fans de ses délires seront forcément déçus, tant "Père et fille" semble avoir été réalisé par quelqu’un d’autre. Smith abandonne pour l’occasion l’ironie et le second degré, et réalise une petite merveille, une comédie dramatique plus profonde que d’habitude, dans la justesse de ses dialogues et de ses personnages, dans une histoire simple et touchante, qui passe en plus très vite (on aurait aimé que ça dure plus longtemps). Critiqué par la presse (qui n’a rien compris au film !) et boudé par le public, ce "Père et fille" sous estimé grandira avec le temps, tout comme son papa Kevin Smith. Un bien joli film, pas forcément original, mais rempli de charme et de révélations…
| | |   Par : (n°14382) | Le : 06/01/2005 à 11:15:49 Critique :
| Un film où le scénario tombe vite dans la mièvrerie, dans des instants mielleux et déroutants...
La mise en scène n'a rien de réellement performante, excepté certains passages plus dignes de l'émotionnel et de l'amusement, sans excès...
| | |  Par : (n°14298) | Le : 06/01/2005 à 03:42:09 Critique :
| Ce n’est pas avec ce « père et fille » que ben affleck va redorer son blason.
Non pas que le film soit mauvais mais c’est un cliché d’1h45…
Aucune originalité et une morale à deux balles. A éviter.
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