La petite ville wallonne de Genappe, ses bassins de décantation où pourrissent les déchets de betteraves et s'arrêtent les oiseaux migrateurs. Le quotidien routinier d'une famille est bousculé par un drame. Un enfant se noie. Cet événement tragique et ses conséquences sont racontés sur un mode fantastique.
Pour fuir le deuil de son fils, Blanche bascule progressivement dans la folie. Elle devra se battre pour reconstruire sa vie et retrouver l'essentiel.
Un film sur la question du deuil, sur le phénomène de résilience et comment survivre après les traumatismes du passé...
Malheureusement, cette sorte de mélodrame est trop à l'état d'onirisme pour que le spectateur soit pleinement ému ... On reste dans une expectative douteuse, et on en ressort peu convaincu!
Pas vraiment d’histoire dans ce film qui se contente de son idée de départ (la tristesse d’une mère après le décès de son fils) et brode autour. On pourrait croire au mélo tire-larmes mais paradoxalement, c’est tout le contraire tant le réalisateur ne se donne pas la peine d’insuffler la moindre émotion à son film. On oublie rapidement.
ce film est un film sensible et onirique qui évite tous les éceuils pathétiques sur le deuil à faire lorsque l'on perd un enfant. Il montre avec intelligence la dérive d'une mère qui s'enfuie dans un univers de poésie macabre, avant de refaire surface et d'accepter qu'elle ne reverra plus son fils. Un film juste et touchant, hélas passé inaperçu, mais surtout imcompris, mais qui à séduit un grand nombre de cinéphile lors de sa présentation au festival de Cannes 2003.