Jaloux de la réussite professionnelle de sa femme Hélène, Antoine s'est réfugié dans l'alcoolisme. Au cours d'un week-end estival, s'engouffrant dans un flot infini de véhicules, tous les deux vont rechercher leurs enfants placés en colonie de vacances, dans le sud-ouest de la France, à la frontière espagnole.
Le long des routes qu'il emprunte, Antoine s'arrête dans plusieurs bars. Exaspérée, Hélène l'abandonne et continue le voyage en train. A la sortie d'un café, ce dernier trouve dans sa voiture un détenu évadé. Il l'aide à passer entre les mailles de la police mais se fait dépouiller par celui-ci qui disparaît et qui, hasard tragique, finira, dans sa cavale, par agresser et violer la pauvre Hélène.
Histoire de couple, où les interrogations demeurent, et la chute finale est des plus surprenantes, pour ne pas dire " anéantissantes". La complexité du récit par touches donnent à la mise en scène un mode de traitement varié et divers.
Feux rouges est une sorte de « film social » mettant en scène des personnages auxquels le spectateur peut s’identifier sans problème. A partir de là, on est captivé par l’histoire de ce couple ordinaire incarné à merveille par carole bouquet et jean-pierre darroussin.
Un suspense poisseux, flippant par l’attente qu’il provoque. Une attente qu’on espère et qu’on craint à la fois, alors qu’on ne sait même pas ce qu’on attend. Que le mari pète un plomb et tue sa femme ? Qu’il ai un accident de voiture ? Qu’il se fasse buter par un serial killer ou qu’il en devienne un lui même ? Tout nous passe par la tête, le suspense est constant, dés le debut (on voit le personnage de Darroussin en train de boire, on sait d’emblée qu’il va arriver quelque chose vu que lui et sa femme doivent prendre la voiture), jusqu’a ce qu’on attendait se devoile petit à petit devant nous, pas entièrement, mais par flash back. On comprend en même temps que le personnage une fois qu’il se reveille, car auparavant on avait toujours une longueur par rapport à lui, car il est completement bourré durant toute la première partie du film, ce qui le rend bien plus vulnerable. Le malin Cedric Kahn, realisateur de “Roberto Succo” mais aussi (et surtout) de l’hilarant “L’ennui” (la meilleure prestation de Berling), est un sadique manipulateur, un cineaste qui construit une ambiance pesante, une atmosphère inquietante (surtout durant cette fameuse nuit), et qui joue avec nos peurs, nos sensations. Quelques purs moments de frousse (avec le serial killer, joué par un acteur vraiment genial qu’il me tarde de revoir à l’ecran) melangé à des instants de poesie, dans un suspense psychologique aussi instable que la situation du personnage. Et des scènes étonnantes, comme celle ou Darroussin, completement perdu au petit matin, passe une dizaine de coup de fils pour savoir ou est passé sa femme. Techniquement impressionant, le film se base aussi sur la composition de l’exelent Jean Pierre Daroussin, de tout les plans (alors que Carole Bouquet disparait pendant la moitié du film). Vraiment une bonne surprise, surtout dans le cadre du cinema français, et je le conseille à tout ceux qui aiment les films intriguants à ambiance. Pas forcement ryhtmé, mais accrocheur...