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Une vie à t'attendre


  Une vie à t'attendre

  Thierry Klifa

  1 h 45

  France

  10 mars 2004

affiche du film Une vie à t'attendre - worldcinemag.com
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Note des membres :
  Nathalie Baye, Patrick Bruel, Danielle Darrieux, Géraldine Pailhas, Anouk Grinberg, Michaël Cohen, ...

  Alex tient un petit restaurant à Paris avec Julien, son jeune frère, et Camille, sa meilleure amie. Alors qu'il s'apprête à faire sa vie avec Claire, il retrouve par hasard Jeanne, son premier amour, de retour à Paris pour rendre visite à sa mère après douze ans d'absence.
Ce qui était impossible hier sera-t-il possible aujourd'hui ?

Critiques des visiteurs (7 au total)
  • Ajoutez votre critique

       Par : skeuwyk (n°14242)
    Le : 06/01/2005 à 02:39:44
    Critique :
    Une vie à t’attendre est un film simple mais qui fait mouche.
    Rien d’original dans le scénario, tout tient dans l’interprétation impeccable des comédiens, premiers ou seconds rôles.

       Par : lololyon69 (n°13446)
    Le : 03/01/2005 à 13:30:17
    Critique :
    Au menu, une histoire d'amour compliquée, une fin discutable ou plutôt surprenante, et un ensemble qui manque un peu de rythme. En revanche, rien à redire sur les images (magnifiques) et l'inteprétation qui est à la fois juste, sobre et efficace. En conclusion, une impression mitigée, il manque le petit quelque chose qui en aurait fait un très bon film...
       Par : secretdenfance (n°7131)
    Le : 14/12/2004 à 13:54:39
    Critique :
    Film d'amour, film sur le premier amour !

    Ainsi, avons-nous un scénario fort, poignant, à en arracher les tripes, sur un « ton » rythmé, ponctué, marqué par des paliers, des marches, toute une démarche qui fait naître des frissons de grandeur et d’intensité amoureuse.
    Oui, la tentation est en plein cœur du récit, mais justement, est-ce que ce n’est pas cela le cœur : ce qui ose aller à contre-courant de la tête, ce qui ose redresser la tête ?
    Magnifique horizon du cœur pêché dans ce récit ficelé, tel un horizon du voyage de chacun qui, pendant ces douze années, ont vécu leur existence tachée de regrets, de remords, de souffrances et de rêveries. Le voyage des émotions, des ressentis, de la passion renaissante, ce long parcours qui retrouve un trésor laissé de côté, par la distance mais non par le cœur.

    La réalisation est sublime, secouée par de nombreux plans de pudeur, de discrétion, de silence et de réflexion. La consigne dans cette réalisation semble être le silence, caractérisé par la beauté de leur coup de foudre intact, par ces serrements de cœur inévitables, par ces interrogations pour imaginer les étapes de « l’absence ».
    La façon de filmer, en des endroits clés – appartement d’Alex où séjournaient d’antan les amoureux, endroits de découverte en Italie et tellement d’autres – nous plonge dans toute une série de passages amoureux, passionnés, et pour nous spectateurs, autant de chapitres réunissant nos deux âmes sœurs.

    Et pourtant là encore, Alex aime sa fiancée actuelle, mère de son futur enfant, un amour sans doute moins passionnel, plus tendre, plus statique aussi… Mais le premier amour est il le grand amour ?
    Alex a gardé le lointain en lui si près, ce lointain protégé une fois de plus par le silence et la tentation est à deux pas. Celle-ci est de plus en plus dangereuse, voire impossible, comme si ces retrouvailles allaient de soi… Alors que ces retrouvailles VONT EN SOI.

    Le jeu d’acteurs est un véritable régal, et j’adresse une mention spéciale à Patrick Bruel qui endosse son rôle de jeune homme au cœur fragile avec conviction, force et pudeur. Le secret de son interprétation tient à sa présence concrète et discrète, et à ses yeux émerveillés, son regard sobre, solennel, avide de rêverie, voilé par ses obligations et ses soucis quotidiens. Cette pudeur encore qu’à cet acteur à intégrer parfaitement la peau de son personnage, à jouer ce rôle d’amour et à idéaliser cette histoire et de prendre ses désirs pour des réalités.

    Nathalie Baye ( Jeanne) est fidèle à son talent habituel et on ressent la nostalgie vive de son personnage. Elle se met à rêver, à redécouvrir ces moments d’extase et de bonheur, et il lui faut les mots nécessaires, des mots qui répondent aux sentiments éprouvés.
    Jeanne pleure, sans bruit, des larmes qui coulent toutes seules, qui s’échappent volontairement, quelque chose qui déborde, incapable de se convaincre qu’un autre amour meilleur qu’Alex pourrait saisir son cœur. Nathalie Baye est touchante de justesse, de vérité, de ce cri du cœur honnête, authentique, mais écrasée par le sentiment d’avoir autant fait souffrir son bel amour Alex.

    Géraldine Pailhas ( Claire ) apprend la vérité et ne sait plus où se placer, ni comment apprivoiser cette douleur lancinante, cachée. Chaque personnage est accaparé par ce qu’il fait, le temps qui fuit ; il faut gagner sa vie et surtout pour Claire, se défendre, se protéger, se préserver.
    Où est vraiment la place de cette femme dans un monde qui devient soudainement sans saveur, entaché par ce rappel du passé ? Comment peut on vraiment comprendre cette femme anéantie, imprégnée de craintes, d’espoirs fous qui remontent à la gorge et qui peuvent se changer, à l’instant même, en chagrins, en peines immenses et désespérées ?
    Peurs, angoisses , hantises habitent le personnage de Claire et l’actrice s’en sort à merveille et reste très émouvante.

    Anouk Grinbert ( amie d’Alex ) et Danielle Darrieux ( maman de Jeanne ) sont aussi à saluer dans leur rôle un peu plus secondaire, et celles-ci apportent un petit plus qui font la beauté de ce film aux ressentis multiples.

    Voilà ce que l’on peut dire sur ce premier film de Thierry Klifa qui est un bon film français, dans une longue coulée de sanglots intérieurs. Le choix final d’Alex que je tairais ici, se respecte, un choix difficile et volontaire pour continuer d’éprouver cette pureté, cette authenticité bien soignée.

    Ce film toutefois laisse le cœur gros et on en ressort attristé, chamboulé, pour ne pas dire mal à l’aise. Comment ne pas se sentir malheureux, quand l’amour est une intime évidence, mais lorsque tout s’oppose à ce qu’implique cette existence amoureuse ? Ces âges de la vie, ces choix, cette tentation sont mis à rude épreuve dans ce long court métrage et ce film, aussi beau soit il, est à prendre avec ampleur…une ampleur inscrite dans des destins « affectés ».

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