En 1951, le scénariste Peter Appleton a rejoint les grands noms d'Hollywood. Son script de Les Pirates du Sahara vient d'être porté à l'écran et il se réjouit du résultat.
Cependant, Peter est accusé d'être communiste. Celui-ci n'a rien à se reprocher et ne comprend pas les accusations portées contre lui. Ivre, il roule vers une autre ville avec l'idée d'y commencer une nouvelle vie. Mais Peter est victime d'un accident de voiture. Il est transporté de toute urgence dans la petite bourgade de Lawson pour y recevoir les premiers soins.
A son réveil, il ne se rappelle plus de rien. Harry Trimble, un habitant de Lawson, le voit et croit reconnaître son fils Luke, parti à la guerre quelques années plus tôt. Peter n'a aucun souvenir de Harry, mais il l'aide malgré tout à restaurer un petit cinéma de quartier laissé à l'abandon. Ce dernier s'appelle The Majestic.
Une bonne prestation de jim carrey dans un film plutôt moyen de darabont.
Si l'idée de départ est bonne, le traîtement ne l'est pas en sombrant trop souvent dans le mélo larmoyant.
On se réjouira quand même de la présence de marin landau, devenu bien rare au cinéma.
Un film passé inaperçu en salles et massacré par la critique. Pourtant, le film de Frank Darabont ("La ligne verte" et "Les évadés") vaut au moins une vision, car il a un charme retro certain et s'avère être un trés bel hommage au cinéma d'hier, via le personnage de Martin Landau (magnifique) et son petit cinéma de quartier. Jim Carrey est, même après "Man on the moon" et "Truman show", étonnant, de même que Laurie Holden, au charme digne des plus grandes stars de l'âge d'or du d'Hollywood des années 50 / 60 (période à laquelle "The majestic" se réfère). Avec une superbe photographie (la scène sur le phare est sublime) et ses décors à la fois étranges et retro (un peu comme dans les précédents films du cinéaste, ses films ayant souvent des allures de films fantastiques sans pour autant en être), le film est d'une beauté plastique agréable, mais pêche par une durée trop longue et un rythme peu soutenu (le contraire fut pourtant la réussite de "Les évadés" et de "La ligne verte", des films longs qui passent vite), c'est pourquoi certains spectateurs risquent de déccrocher. Certes, la lenteur du film est volontaire (le film se veut envoutant), mais, hormis quelques scènes poignantes, le film manque de renouvellement, de rebondissements. Le casting propose aussi quelques bonnes têtes qu'on aime bien (Bob Balaban, Cliff Curtis, Hal Holbrook, et Bruce Campbell, le Jim Carrey du film fantastique via les "Evil dead").
Un film émouvant comme d'ailleurs tous ceux où Jim Carrey joue des rôles "normaux". Cependant il ne se passe pas grand chose et le film est long... on finit forcément par s'ennuyer!!!