Lost in translation
|
|
1 h 42
|
Etats-unis
|
|
|

|
|
|
|
|
, , , , , ...
|
|
|
Bob Harris, acteur sur le déclin, se rend à Tokyo pour touner un spot publicitaire. Il a conscience qu'il se trompe - il devrait être chez lui avec sa famille, jouer au théâtre ou encore chercher un rôle dans un film -, mais il a besoin d'argent.
Du haut de son hôtel de luxe, il contemple la ville, mais ne voit rien. Il est ailleurs, détaché de tout, incapable de s'intégrer à la réalité qui l'entoure, incapable également de dormir à cause du décalage horaire.
Dans ce même établissement, Charlotte, une jeune Américaine fraîchement diplômée, accompagne son mari, photographe de mode. Ce dernier semble s'intéresser davantage à son travail qu'à sa femme. Se sentant délaissée, Charlotte cherche un peu d'attention. Elle va en trouver auprès de Bob. |
Critiques des visiteurs (18 au total)
Par : (n°19150) | Le : 20/07/2005 à 18:07:02 Critique :
| Ce film est une duperie totale. Se voulant subtil et doucement mélancolique il ne sait provoquer qu'un ennui abyssal et consternant. Lost in translation est l'exemple typique du faux chef d'oeuvre ; inutile, laid et prétentieux. Le spectateur floué subit, impatient, les errements de deux américains ne se connaissant pas mais qui, venus plus ou moins contre leur gré séjourner une semaine à Tokyo se rencontrent dans les couloirs d'un hôtel d’affaire, duquel on se demande s'ils ont le droit de sortir...
L'éventuelle profondeur et vérité de ces deux protagonistes, ne semblant ne savoir exprimer qu'un ennui lancinant mêlé d'une sorte d’indécision perpétuelle est attendue toute la durée du film, jusqu’à ce que l’on constate, déçu mais finalement pas surpris, que ce film aura été un prétentieux navet psychologique qui n'a rien à dire. Comment les personnages peuvent-ils perdre autant leur temps à s’asseoir devant leur fenêtre à mâcher leur langue ?
Ils se regardent sans fin avec tendresse et compréhension mutuelle, on espère alors les voir se mettre à nu, émotionnellement parlant car on convient vite qu'il ne s'agira pas d'une relation charnelle. Mais rien.
Il se peut que, cherchant à éviter ce piège classique qui consiste à filmer la relation d'une jeune fille malheureuse en couple et d'un monsieur en pleine crise de la cinquantaine, la réalisatrice nous déroute en nous servant un film faussement pudique sur une amitié dont les fondements sont l’ennui et la désinvolture permanente. En cela, les personnages (principaux – mais il n’y a pas de rôles secondaires, tous les autres personnages faisant office de décor) ont raison de se respecter l’un et l’autre, étant sur la même longueur d’onde qui
consiste à ruminer intérieurement leurs pauvres coeurs tristounets au possible. En outre, il y a le mépris latent, que semble leur inspirer la société japonaise moderne. On ne verra aucun rapport humain chaleureux même lors de leur unique soirée, dite de l'"évasion" (comble du pathétisme de ce film !) avec la population locale. Une caricature de la nuit japonaise ringarde, remplie d'enluminures factices nous est alors donnée à voir, parmi laquelle nos deux complices, en manque total de tendresse mais ayant choisi de ne pas se câliner, par une espèce de convention cinématographique qui consiste à abuser du regard des personnages pour éviter de sombrer dans la banale histoires d’amour, ricanent en se saoulant vaguement, pour se donner le courage de ne rien oser. Ainsi, S. Coppola croit surprendre, quand elle nous afflige d’un scénario mortellement creux, dont la récompense aux oscars 2004 n’est parfaitement pas méritée.
Dans ce décor de foutaise et dans cette histoire sans surprise ni rebondissement, on tente de s'attacher tout de même à la présence et au jeu des acteurs, qui ne sauront nous inspirer finalement nous inspirer qu'ennui et même pitié ! La relation entre ces deux personnages, qui se ressemblent sans se ressembler et se reconnaissent dans leur sentiment de ne pas être à leur place, possède un potentiel de départ mais qui ne sera jamais exploité, la réalisation ne leur donnant à aucun moment l’occasion de vivre des sensations fortes d’amour ou d’amitié.
Ainsi, ce film qui prétend mettre en scène une trame narrative subtile avec des sentiments tout en clair obscur, ne révèle qu’un manque d’imagination, dans un film complaisant qui consiste en la mise en scène vacillante de deux êtres pétris d’ennui moribond et dont le conformisme faussement dénoncé ici ne leur permet que d’exprimer des attentes et des regrets envers ce qu’ils sont venus y faire.
L’ambiance intimiste qui semble poindre au début de chaque scène est très vite gâchée, empoisonnée par cette espèce de détachement, de bras ballants créant l’illusion d’un comique qui n’en est pas vraiment un.
Il est probable que même si l’on n’est pas crispé par la platitude du jeu et de l’action de ce film, même si l’on a adoré ‘Amélie Poulain’ et trouvé ‘Elephant’ intéressant, on peut se trouver déçu, se sentir un peu malmené, voire vaguement châtrés par ce spectacle
| | |    Par : (n°15026) | Le : 08/01/2005 à 02:39:48 Critique :
| Lost in translation est la preuve que le film romantique a un autre avenir que la comédie guimauve. Une rencontre improbable magnifiquement filmée par sofia coppola. Scarlett johansson joue juste et bill murray est déconcertant de classe nonchalante. Giovanni ribisi, au second plan, est comme toujours impeccable.
| | |    Par : (n°14878) | Le : 07/01/2005 à 23:46:20 Critique :
| Dommage que le final soit aussi ratée car le scénario est dans l'ensemble rigoureux et cohérent, l'histoire d'une Rencontre entre deux personnages, avec un jeu d'acteurs éblouissant de justesse et de conviction.
| | |
>>
Voir toutes les critiques en cliquant-ici <<
|
|
|
|
|