Bud Clay passe son temps dans des courses de motos. Il essaie en vain d'oublier Daisy, l'amour de sa vie. Après sa dernière course dans le New Hampshire, il se rend en Californie où se déroule la prochaine course. C'est le début d'un voyage à travers l'Amérique durant lequel il va tenter chaque jour de trouver un nouvel amour. Mais il ne peut se résoudre à remplacer la seule et unique fille qu'il ait jamais aimée et qu'il aimera à tout jamais.
Un film qui tombe dans l'insipide où la réalisation n'a finalement rien à montrer d'intéressant, et la mise en scène demeure délibèrement une catastrophe. Quant au scénario, il ne faut pas espérer du luxe !
Un film qui se veut original mais qui est tout sauf intéressant (sauf si on arrive à s’identifier à ce motard, mais bon...). Vincent gallo cumule les mandats : acteur, réalisateur, scénariste (pour peu qu’on trouve un scénario dans ce film) et enfin producteur (pour ça, il a dû y être contraint). Pas terrible.
Vincent Gallo a encore frappé: après l'inoubliable "Buffalo 666" (avec la non moins excellent actrice Christina Ricci), il nous revient avec un pur chef d'oeuvre : "The Brown Bunny". Le public de Cannes 2002 n'a cependant pas semblé voir la magie réelle du film, car au palais du festival, c'est une horde sans fin de huements qui accompagna le film pendant ses deux heures de durée. Et pourtant, loin du cinéma narcissique et pervers qu’on semble s’arrêter à voir, « The Brown Bunny » raconte tout simplement les déboires d’un homme désespéré : sujet récurrent du cinéma, dans une forme tout nouvelle, qui dérange apparemment… Quant à la scène de fellation, sans cesse contestée, mais la seule qui ait pu réellement faire taire les spectateurs déchaînés, elle n’est que l’expression du désir sourd de Bud le héros, désir charnel et sexuel qu’on retrouve dans la plupart des films (la bête à deux têtes de Vigo dans « l’Atalante » par exemple), désir qui devient l’accomplissement de deux heures d’errance dans un désert physique et psychologique, où notre héros cherche un amour impossible. Si le film comporte de nombreuses longueurs, faites pour plonger le spectateur dans un désarroi psychologique, il est réellement beau, au vrai sens du terme, l’histoire est belle, les plans sont beaux, les héros le sont également, et on ne peut en sortir sans être chamboulé…