La permanence téléphonique parisienne SOS détresse-amitié est perturbée le soir de Noël par l'arrivée de personnages marginaux farfelus qui provoquent des catastrophes en chaîne.
A travers cette comédie grinçante et satirique se cache l'impossibilité que cette société a de se structurer par l'aide morale et sociale et de gagner enfin une identité.
SOS Detresse est l'image de la limite des assistances contenues dans des procédures simplettes, égoîstes et inconsistantes d'aide pour les déjantés.
La motivation de l' équipe n'est qu'un leurre, chacun ne fait ressortir que son propre égoisme. C'est du chacun pour moi.
Ce concept téléphonique d'aide aux défavorisés est une bonne image des année 80. Malgré une bonne idée de départ, elle démontre l'inefficacité morale de pouvoir sinon guérir du moins alléger les peines psychologiques des individus dans la détresse. Dans ce film le mal est aussi à l'intérieur au sein de l'équipe qui applique inconsciemment les mêmes indifférences si ce n'est pire qu'a l'extérieur de leur petit cocon ou tout l'équipe le soir de Noël espère "glander" et ne pas recevoir de coups de téléphones.
Le ton est drole et c'est tant mieux car il est préférable d'en rire en jugeant ces personnages grotesques comme des symboles d'une socièté qui n'a plus de repères.
Les répliques de certains personnages sont snobinardes, d'autres plus grossières ce qui annonce l'arrivée prochaine des deux composantes de la société qu'Etienne Chatiliez va mettre en scène dans "la vie est un long fleuve tranquille". Les queysnois et les groseille.
La scène finale avec les singes au zoo de vincennes semble nous redéfinir comme primaire face à l'étendue du problème de la solidarité.