Christine Blanc, secrétaire intérimaire, est une trentenaire d'une grande sensibilité que le sens du devoir rend particulièrement consciencieuse dans tout ce qu'elle entreprend. Sa vie est si vide que Christine invente (surtout pour les autres car elle n'est pas dupe de ses propres mensonges) toute une série de fausses informations sur sa vie privée. Pour ressembler à tout le monde.
La jeune femme se lie cependant d'amitié avec Patricia à qui elle va vouer une grande admiration. Patricia, mariée et mère de famille, ne met pourtant pas sa relation avec Christine sur le même plan que cette dernière. La jeune femme, se sentant trahie, se réfugie dans sa solitude...
Inquiète de ne plus avoir de nouvelles, Patricia la sort de sa torpeur pour l'emmener dans une piscine des environs. La malheureuse ne se doute pas des conséquences tragiques de sa démarche amicale.
Un film axé sur le social qui tombe dans la légéreté et le divertissement à certains moments, et dont la mise en scène efficace laisse place à nos interrogations et visions sur le personnage de Christine...
Un film social plutôt riche avec ce qu’il faut de rythme et de pointes d’humour. Les acteurs sont au diapason (notamment sasha andrès et éric caravaca) et siegrid alnoy dirige son film d’une main de fer. Une bonne surprise très (trop ?) maîtrisée.
Christine Blanc veut se faire adopter par “la communauté humaine”. Tout à coup elle partage les valeurs de cette communauté : celle du crime. Stupeur… Tout à coup les bras du monde s'ouvrent, les verres trinquent : “Elle est des nôtres”.
Tout est dit dans ces quelques lignes. Très bien réalisé avec de jolis plans, ce film nous laisse toutefois un peu sur notre faim. Pourquoi ? Comment ? On a du mal à expliquer et à comprendre ce que Christine Blanc veut bien faire de sa vie. Très lent et fort étrange, “Elle est des nôtres” réussit à nous mettre bien mal à l'aise et à nous poser quelques questions existentielles…