John Q. Archibald mène une vie paisible entouré de Denise, sa femme, et de Michael, son fils de neuf ans. Un jour, au cours d'une partie de base-ball à laquelle son père participe activement, Michael s'effondre suite à un malaise cardiaque. Il est transféré d'urgence à l'hôpital où on lui diagnostique une malformation congénitale. Si on ne lui donne pas rapidement un nouveau coeur, il décédera. En devenant ouvrier à temps partiel, John a perdu une partie de sa couverture médicale. Résultat : l'assurance ne couvrira pas les frais de la transplantation cardiaque. La directrice de l'hôpital, Rebecca Payne, consciente des difficultés financières que rencontre cette famille, ne peut leur offrir gratuitement une telle opération. Désespéré, John Q. entre armé dans l'établissement et prend en otage le personnel des urgences, et ce jusqu'à ce que les médecins décident d'opérer son enfant.
Si la survie appartient à beaucoup de monde,le confort,le luxe et parfois la vie n'appartiennent qu'aux riches.James Kearns,scénariste de cette histoire,a été frappé par un article ou un homme ayant pu s'offrir une greffe disait:"Aujourd'hui,si je n'étais pas riche,je serais mort."Le film dénonce cette précarité de la sécurité sociale qui mine les Etats-Unis et engendre une médecine à deux vitesses.
Un scénario tout à fait habile où la morale pertinente suffit pour convaincre le spectateur.
La mise en scène est de rigueur, et laisse place à l'émotion et à la rage de ce père de famille.
Un bon ensemble qui ne doit pas passer dans les oubliettes.
Denzel washington est ici bien loin des rôles qui ont fait sa gloire dans les années 90. Même s'il réalise une prestation honorable, "John q" est trop orienté mélo pour convaincre.
C'est d'ailleurs relativement décevant car denzel washington, un peu plus libre, aurait pu porter ce film très haut.