Deux dangereux repris de justice, qui n'ont plus rien à perdre, s'évadent durant un transfert de prison. A bout de souffle et de force, traqués par la police, ils trouvent une planque dans une charmante maison toute en meulière, habitée par une sympathique famille, les Rozes.
Tant pis pour les noces d'argent que cette famille doit fêter ce soir, parents et enfants sont pris en otages, le temps de voir venir. Seulement voilà, les gangsters ne se révèlent pas si menaçants qu'ils en ont l'air et les Rozes, en revanche, ne sont pas si charmants que ça. Pris dans une spirale vertigineuse, ces derniers, grisés par le danger, vont peu à peu profiter de cette situation extrême dans laquelle tout devient permis. En moins de vingt-quatre heures, cette famille, si aimable en apparence, va succomber avec délectation à ses instincts les plus bas.
Film très inégal, porté par une brochette d'acteurs très talentueux, dont certains quasi-débutants au cinéma (Jean Dujardin, Lorant Deutch, et Clémence Poésy, future Fleur Delacour au côté d'Harry Potter...), mais tous dans des personnages sans surprise par rapport à ce qu'ils savent faire. Et quelle mise en scène déprimante, incapable d'élever le scénario déjanté vers une comédie vraiment réussie...
Mention à Yolande Moreau, excellente dans son rôle trop court... mais là encore, pas franchement à contre-emploi...
Dans le registre « comédie déjantée », on a déjà vu beaucoup mieux d’autant plus que « bienvenue chez les rozes » joue la carte de la facilité pour ratisser large. C’est pas forcément réussi mais on a au moins le plaisir d’apprécier la prestation de jean dujardin, qu’on aimerait voir plus souvent au cinéma.