Le vaisseau commercial Nostromo et son équipage, sept hommes et femmes, rentrent sur Terre avec une importante cargaison de minerai. Mais lors d'un arrêt forcé sur une planète déserte, l'officier Kane se fait agresser par une forme de vie inconnue, une arachnide qui étouffe son visage.
Après que le docteur de bord lui retire le spécimen, l'équipage retrouve le sourire et dîne ensemble. Jusqu'à ce que Kane, pris de convulsions, voit son abdomen perforé par un corps étranger vivant, qui s'échappe dans les couloirs du vaisseau.
Film réussi : on est cloué au siège et on sursaute tant et plus. La bête est bien imaginée et le suspens va jusqu'au bout ... Vive les frissons ... et les cauchemards!!
L’espace est très froid c’est vrai. Le zéro absolu est de -273 degrés.
Nous ne sommes pas loin de cette température dans le Nostromo vaisseau spatial de retour sur terre après une mission de collecte de minerai ou l’équipage cohabite tant bien que mal.
La hiérarchie est bien établie. La cale avec les deux raleurs aux revendications syndicales et un commandant de bord désirant se débarrasser au plus vite de cette mission industrielle qui sans aucun doute n’a été acceptée par l’équipage que pour des raisons financières.
Les tensions du groupe vont être gommées par un atout majeur « la terreur ».
En effet, il faut faire corps, un monstre est à bord et pas n’importe lequel. Il est puissant, Il ne lui manque que la parole. Surdoué mais au service de la destruction.
C’est un chasseur qui impose ses règles par un jeu, la traque de l’équipage, pas de quartier. Inutile de l’amadouer. Il veut démontrer qu’il n’existe qu’une seule loi celle de la force est que celle-ci est une pureté.
L’équipage oublie ses ranceurs et déclare la guerre à l’intrus mais ce conflit est inégal. Le monstre frappe fort et vite. Impossible de le gagner par la flatterie, il n’est pas humain.
Il élimine pratiquement tout l’équipage et se délecte d’un combat final avec Ripley dernière survivante qui doit empêcher sa présence d’esprit de disparaître dans les méandres de la panique (Le fond sonore du vaisseau qui accompagne les déplacements de Ripley seule avec le monstre est insoutenable).
Alien sortit au mois d’Août 1979 en plein anonymat est une très agréable surprise.
Les films sur l’espace sont rares. Il faut se contenter d’une maigre production à l’année. L’air raréfié du sujet est comblé par ce beau huit clos surprenant par son approche nouvelle de la terreur.
Alien est un film sur la survie.
Les personnages ne sont pas foncièrement antipathiques. Ils ont asséchés par la froideur robotisante de l’espace ce qui limite tout sentiments et ne les fais évoluer que par des procédures professionnelles liées à leur mission.
Cette ambiance de « bureau » ne peut se combattre que par la peur du groupe de disparaître.
La cohésion c’est quand tout va mal.
Alien fait un geste bénéfique sans le vouloir: Il consolide de groupe.