De plus en plus souvent, la petite Sharon rêve d'une ville abandonnée, Silent Hill. Sa mère, Rose, décidée à comprendre l'étrange mal dont souffre son enfant, décide de l'accompagner sur place. Alors qu'elles pénètrent dans cet univers lugubre, Sharon disparaît. Rose se lance à sa poursuite, mais se rend vite compte que ce lieu étrange ne ressemble à rien de normal. Noyée dans le brouillard, peuplée d'étranges créatures, hantée par des ténèbres vivantes qui dévorent littéralement tout ce qu'elles touchent, cette dimension va peu à peu livrer ses terrifiants secrets.
Avec l'aide de Cybil, de la police locale, Rose se jette dans une quête éperdue pour arracher sa fille au monde de Silent Hill. D'indices en épreuves, elle va découvrir tout ce que Sharon risque et ce qu'elle représente dans une malédiction qui dépasse tout.
Ce n'est pas avec Silent Hill que les jeux vidéos ont enfin trouvé une bonne adaptation cinématographique.
Une adaptation doit pouvoir exister par elle-même. Ce que Gans propose n'est qu'un diaporama de lieux et de monstres issus de la série de jeux Silent Hill et apparemment il ne s'est focalisé que sur la restitution de l'esthétique des jeux qui se contente d'être servie aux spectateurs comme des plats dans une cafétéria. La quantité est là jusqu'à l'écoeurement tout comme les musiques originales de la série, omniprésentes pour bien montré que Gans n'en a pas oublié au détriment de l'ambiance de Silent Hill. Le scénario a totalement perdu sa double lecture, les personnages sont inexistants tout comme le jeu d'acteur ou la direction d'acteur et les dialogues aussi mal écrits et aussi mal interprétés que dans le jeu Silent Hill 1 (allez! les autres Silent Hill ont des dialogues tout aussi mauvais).
Si vous avez l'occasion, voyez "l'échelle de Jacob", le film qui a inspiré le jeu Silent Hill et qui lui est très bon. Et jouez aux Silent Hills qui eux sont bons.