Surnommée "La Mère Divine indienne", Amma est considérée comme une Sainte dans son pays. Issue d'un milieu modeste, elle finance plus de 25 000 pensions pour femmes, des camps médicaux mobiles, des orphelinats et des écoles ainsi que l'hôpital Amrita Istitute of Medical Science and Research, et finance ses actions grâce aux dons recueillis lors des célébrations (Puja, Homa, Bhajan, Darshan, Devi Bhava) qu'elle organise à travers le monde. A l'occasion de son cinquantième anniversaire en septembre 2003, plus de cent mille personnes se sont réunies durant quatre jours à Kochi, dans le Kérala. Lors de la cérémonie du Darshan, Amma a serré dans ses bras plusieurs milliers de personnes une à une, sans interruption, pendant plus de 20 heures. Que se passe-t-il "réellement" lors de cette étreinte ?
La toute première impression : un documentaire impressionniste fastueux.
Documentaire pense-t-on signifie "objectif" : or, qui croit encore à l'Histoire avec un grand H? Il n'y a que des "historiens" avec chacun ...un regard transindividuel toujours empreint de subjectivité. Celle de Kounen relève du sujet (lui) irrésistiblement fasciné par le Sujet (Amma): c'est cette "attirance" de plus en plus puissante que racontent les images.
Quelque temps après avoir vu le film, elles reviennent à l'esprit spontanément : est-ce là "l'ésotérisme" de Kounen - caché au premier regard?
Amma transperce l'écran et "ensigne" dans l'intimité du coeur du spectateur.
C'est comme un vin de qualité : c'est
le "retour" qui fait mouche.
Un film qui a du "goût" - et ça, c'est rare "nowdays" ...