The Transporter 2
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1 h 27
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France
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EuropaCorp Distribution
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A Miami pour dépanner un ami en vacances, Frank Martin doit conduire un enfant à l'école pendant quelques jours. Mais parce que le père du petit est désormais responsable de la lutte antidrogue, il va se retrouver malgré lui impliqué dans un incroyable complot. |
Critiques des visiteurs (3 au total)
  Par : (n°19255) | Le : 21/08/2005 à 00:44:51 Critique :
| sa va un bon film délire.
| | |   Par : (n°19223) | Le : 08/08/2005 à 15:32:21 Critique :
| Après avoir été producteur sur le premier "Le transporteur", qui fut une jolie surprise, Luc Besson écrit le scénario de la suite, comme pour "Les rivières pourpres 2". Besson se lâche donc à fond comme il n’oserait pas le faire sur un de ses films, et le fait qu’il ne soit pas réalisateur le soulage de certaines contraintes. Le père Besson peut donc livrer un film con et absolument pas sérieux sans se soucier des critiques, tout en attirant les spectateurs. Un film commercial, donc, mais un peu spécial, puisqu’il s’agit d’une pure série B décomplexée et jouissive, aussi bancale qu’elle est fun ! Besson et son réalisateur se lâchent comme jamais, pour notre plus grand plaisir.
Nous retrouvons donc notre chauffeur Frank (Jason Statham) à Miami (exit la côte d’Azur) dans une mission un peu particulière : conduire un enfant à l’école tous les jours pendant quelques semaines, pour dépanner un ami. Il s’entend bien avec le gosse et la mère (Amber Valetta) et s’y attache. Mais le père de la famille (Matthew Modine) est le responsable de la lutte antidrogue, une raison pour pousser des vilains à kidnapper son fils, malgré les efforts de Frank pour les en empêcher. Mais Frank se fait avoir, et le grand méchant Gianni (Alessandro Gassman) et sa copine (Kate Nauta) lui injecte un virus mortel qui lui laisse quatre heures à vivre. Frank parvient à s’échapper, mais il devra retrouver l’enfant avant que le poison qu’il a dans le sang ne le tue.
Dans un scénario mélangeant du "Man on Fire" et du "New York 1997" (toujours aussi opportuniste, le père Besson), le tout avec une pincée de James Bond (suffit de voir l’affiche), Besson réutilise donc ce personnage de chauffeur qui vit en respectant les règles qu’il s’est imposé. On y retrouve aussi François Berléand dans son rôle de flic tranquille, ici en vacances. Et puis toujours du soleil et de l’exotisme, et de la baston et des cascades, et des belles filles. Mais le tout en plus « fast » ! "Le transporteur 2" joue à fond la carte de la démesure, les scènes d’action étant parfois tellement grosses qu’elles provoquent le rire. Mais quel bonheur d’assister à de bonnes courses poursuites en voiture (bien plus réussies que dans les précédentes productions de Besson) et à des empoignades furieuses et impeccablement chorégraphiées (la baston avec la lance à incendie, c’est fort !), et de jubiler devant des cascades surréalistes et des séquences folles jusqu’au ridicule (l’hélico qui explose juste quand on lui tire dessus, le final avec l’avion, la façon dont Frank décroche la bombe sous sa voiture…). Frank qui évite tranquillement les balles dans un couloir ou qui tente de sauver deux antidotes sur une autoroute, c’est très con, mais qu’est ce que c’est bon ! Dés la première scène, on sait qu’on va bien s’amuser. Laissons tomber la cohérence (les motivations des méchants sont sans intérêt) et la crédibilité (Frank est quasi-invincible, c’est une machine, ce gars !), ici pas de suspense et peu de psychologie. C’est un film 100% Besson dans le fond, et son scénario est très manichéen : machisme facile (l’homme protège la femme, la femme est un boulet, de toutes façons "Le transporteur 2" est un pur film de mecs), sentimentalisme de pacotille, méchant très méchant (après l’allemand Matt Schulze dans le premier "Le transporteur", c’est l’italien Alessandro Gassman qui prend le rôle du méchant, aussi charismatique et fade que le premier), femme fatale (l’insupportable Kate Nauta, dont le talent doit être caché sous une couche de maquillage), belles bagnoles (la voiture de Frank est aussi tunnée que celle de Daniel dans les "Taxi", sauf que ça se voit moins ici, la discrétion étant de mise) et punch-lines débiles à l’ancienne. Allez, un exemple de répliques cons qu’on peut trouver dans le film :
Frank, surprenant le méchant dans son avion :
-« désolé, mais le vol est annulé. »
Le méchant, pointant son arme sur Frank :
-« C’est moi qui suis désolé de vous apprendre que c’est VOUS qui êtes annulé. »
Après son très étonnant "Danny The Dog", Louis Letterier se contente ici de mettre en images les délires de Besson (on est très loin du réalisme de "Danny The Dog"), à coté desquels le premier "Transporteur" passe pour un film de François Ozon ! Si le réalisateur co-réalisait "Le transporteur" avec le chorégraphe chinois Corey Yuen (qui fut aussi réalisateur de seconde équipe sur "Roméo doit mourir", "The One", "X-Men", "L’Arme fatale 4" et "Le baiser mortel du dragon"), il est ici crédité comme réalisateur seul, bien que le chorégraphe-réalisateur (on lui doit une quinzaine de films à Hong-Kong) se soit évidemment chargé des séquences de baston, d’ailleurs techniquement les plus réussies du film. Pour le reste, Letterier s’en sort bien, mais le montage est assez catastrophique (excepté pendant les scènes de bastons), et l’on passe parfois d’une scène à une autre sans aucune transition. Comme quand par exemple, juste après un combat entre Frank et plein de méchants (le morceau de bravoure du film !), on retrouve directement Frank dans une autre pièce en train de pointer son flingue sur le grand méchant et de lui lancer un « Je vais te pulvériser ». Et ce sans aucun plan de transition entre ces deux scènes (on aurait au moins pu voir Frank remonter les escaliers et retrouver la pièce ou se planque le bad guy). Le rythme est rapide et le film est court, un peu trop même. On a l’impression par moment qu’il a été bâclé. Le film n’est pas forcément soigné et certains effets sont même ratés (l’hélico qui explose, l’avion en chute libre…), conférant même à "Le transporteur 2" des allures de nanar de luxe. D’ailleurs, c’est ce qu’est "Le transporteur 2", un nanar bien torché avec un gros budget et qui fait bien marrer.
Si le film possède une certaine classe, c’est grâce au charisme fou de Jason Statham, un acteur sous employé aux USA ("The One", "Ghost of Mars", "Braquage à l’italienne", "Cellular", et un caméo mémorable dans "Collateral") mais mieux estimé en Europe (via son rôle titre de "Le transporteur" et les films de Guy Ritchie, dont le prochain, "Revolver", d’ailleurs produit par Luc Besson). L’acteur portait déjà le premier "Le transporteur" sur ses épaules, et c’est encore le cas ici, ou il a encore plus l’occasion de dévoiler ses talents dans les arts martiaux. Dans ce rôle attachant, il bouffe l’écran du début à la fin, reléguant le reste du casting aux oubliettes, même si on est content de retrouver le sympathique François Berleand, le rare Matthew Modine, le toujours sous employé Keith David (faudrait qu’il refasse un film avec Carpenter), Jason Flemyng (que Statham retrouve après "Arnaques, crimes et botanique", "Snatch" et "Mean Machine") et la jolie Amber Valetta (celle dont était amoureux le gros dans "Hitch").
La bande son du film est bien moins axée Rap & Hip-hop que dans le premier épisode (ici, Cells de The Servant est du plus bel effet), et le thème musical du transporteur est très réussi. On espère d’ailleurs le retrouver dans des suites, car le personnage du Transporteur offre pas mal de possibilités et pourrait même être le héro d’une franchise, une sorte de saga James Bond version série B, B comme Bourrine. La fin de "Le transporteur 2" annonce d’ailleurs une suite, qu’on espère encore plus jubilatoire que ce "Le transporteur 2". Parce que le film de Louis Letterier (qui devrait avoir un bel avenir, si il arrive à un peu s’éloigner de l’emprise de Besson) a beau être truffé de défauts, il n’empêche que pendant 1 :25, le fun l’emporte sur tout le reste. Tout simplement, de l’actioner couillu et nonsensique. "Le transporteur 2" est même le film d’action le plus délirant que j’ai vu depuis un sacré bout de temps (des films comme ça pullulaient dans les années 80). C’est typiquement le genre de film à voir au second degré avec des potes pour se payer une bonne tranche de rire. Je crois même que je préfère la surenchère plus américaine de "Le transporteur 2" (le film a d’ailleurs été tourné aux USA, et l’équipe technique et le casting sont en majorité américains) au premier film (plus français), qui pour le coup parait bien sage…
| | |     Par : (n°19211) | Le : 07/08/2005 à 10:18:32 Critique :
| Nous sommes allés voir ce film sans grande conviction, juste histoire de se détendre. Au sortir, nous avons trouvé ça jubilatoire. C'est sur qu'il n’est pas nécessaire de trop réfléchir pour le voir, l’histoire est simplissime pour ne pas dire simpliste, mais les cascades et les scènes de combat sont à couper le souffle et le héros, l’inépuisable Jason Statham, est vraiment parfait dans le rôle. Finalement, on rit beaucoup de voir tous ces combats réglés au millimètre, c’est enthousiasmant.
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