Le Monde fabuleux de Gaya
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Back to Gaya
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1 h 27
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Allemagne
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Metropolitan FilmExport
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Depuis leurs débuts à la télévision, Boo et Zino, les deux héros animés qui vivent dans le monde fantastique de Gaya, ont toujours réussi à triompher des horribles Snurks. Boo, avec ses gadgets, et Zino, fort de son esprit chevaleresque, font un carton.
Leur succès fait cependant des jaloux, dont le professeur N. Icely qui ne digère toujours pas que sa série animée préférée ait été remplacée par celle de Boo et Zino. Décidé à se venger par tous les moyens, il va utiliser son fantas-plasmatic-nucléo-transférateur pour faire en sorte que le cristal magique, source de l'énergie du monde de Gaya, atterrisse dans notre dimension.
C'est un combat d'une nouvelle envergure qui s'annonce. Pour les Snurks, l'heure de la revanche a sonné ; pour Boo et Zino, il va être temps de prouver qu'ils sont autre chose que des héros de cartoon. |
Critiques des visiteurs (1 au total)
Par : (n°19306) | Le : 12/09/2005 à 01:14:39 Critique :
| "Le monde fabuleux de Gaya" (y’en a bien qui vont confondre avec "Le monde de Narma") est un film d’animation pour le moins raté, malgré un gros potentiel.
Le jeune inventeur farfelu Boo et l’héroïque et frimeur Zino, les deux héros animés qui vivent dans le monde fantastique de Gaya, ont toujours réussi à triompher des horribles Snurks, les trois méchants habituels de cette série animée qui cartonne à la télévision. Mais leur succès ne plait pas beaucoup au professeur N. Icely, qui veut se venger que son émission à lui ai été annulée au profil des aventures de Boo et Zino. Il décide alors d’utiliser sa machine pour faire en sorte que le cristal magique, source de l'énergie du monde de Gaya, atterrisse dans notre dimension. Mais en rammassant la boule de Gaya dans le monde animé, le maléfique docteur ramène involontairement les trois Snurks, Boo et Zino et la princesse Alanta dans son monde, le monde des humains. Les 6 personnages du dessin animé atterrissent à des endroits différents de la ville, et les Snurks sont en possession de la boule de Gaya. Alors que tous vont tenter de s’en sortir dans ce monde inconnu, N.Icely se lance à leur poursuite pour récupérer la boule de Gaya…
Le sujet aurait pu donner lieu à une multitude d’idée et de clins d’œil, surtout lorsque les personnages sont dans le monde humain. Et pourtant, ce qui pêche dans "Le monde fabuleux de Gaya" ("Back to Gaya"), c’est un flagrant manque d’idée, d’originalité et d’inventivité, même dans les séquences d’action, même pas crédibles et déjà vues en mieux chez Pixar et même ailleurs. De plus, tout est prévisible à l’avance, même les gags. Ces derniers ont le plus souvent une chute décevante, quand ils en ont une. Les dialogues sont plats, donc pas drôles, et la narration peu captivante. On ne ri pas beaucoup dans ce film. On est bien loin de "1001 pattes" et de "Hercule", les deux excellents films d’animation que cite l’affiche (« par les scénaristes de… »), car le scénario, par ailleurs truffé d’incohérences, est ici franchement fade et les idées mal exploitées. Même la très bonne idée de confronter le créateur à ses personnages tombe à plat. On nous assène même une morale en trop sur le libre arbitre, la liberté, alors que les gens de chez Pixar n’auraient même pas eu besoin de ça pour convaincre et toucher. D’autant plus que le concept risque d’être un peu trop confus pour les enfants. Les personnages sont peu attachants car laids, pas très intéressants et pas charismatiques (si ce n’est le rigolo leader des Snurks). Pour tout cela, les créateurs échouent à faire entrer le spectateur dans un monde construit de toute pièce. D’autant plus que le rythme et la technique ne suivent pas.
En effet, et c’est assez déstabilisant au début, les personnages sont moches et l’animation très moyenne, ce qui est flagrant lors des scènes d’action (dont la première, la molle course de bolides, dans laquelle la sensation de vitesse manque vraiment). Le graphisme est trop figé, trop artificiel pour donner vie aux personnages et à l’action. L’outil informatique est encore trop visible, y compris dans les plans (des plans séquences trop voyants et inutiles). Aucune sensation, aucun effet percutant, aucun punch, "Le monde fabuleux de Gaya" est bien mou et peu intense (un comble, pour un film qui se veut épique et magique), et avouons que c’est quand même assez courant dans le cinéma allemand (car oui, et c’est une première, "Le monde fabuleux de Gaya" est une production d’animation allemande). Il y a beaucoup d’ambitions, mais le résultat est loin d’être à la hauteur. Manque de moyens ? De temps ? Ou de talent ? On aurait aimé rêver et s’immerger dans cette aventure qui peut rappeler celles des Borrowers (de tous petits êtres perdus dans le monde humain), mais rien n’y fait, on reste passif et on s’ennuie assez. C’est toujours assez difficile de descendre un film d’animation, car on sait qu’il y a un énorme boulot derrière. Mais là, ça ne passe pas, ni pour moi, ni pour la majorité des spectateurs ni pour la presse. Le film fut très critiqué et risque bien de tomber dans l’oubli dans peu de temps, à raison, pour son ratage tant dans le fond que dans la forme.
Saluons quand même la dernière note de Michael Kamen, décédé avant d’avoir pu terminer la musique de ce "Monde fabuleux de Gaya" (c’est son fidèle collaborateur qui a terminé le score). Le seul véritable intérêt de ce film d’animation raté et peu intéressant, malgré le concept. Les américains restent maîtres à bord dans ce domaine…
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