Quand les aigles attaquent
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Where eagles dare
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2 h 38
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Etats Unis
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Un commando anglais, dirigé par Jonh Smith, est chargé de délivrer un général américain, prisonnier des Allemands, dans un château des Alpes Bavaroises.
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Critiques des visiteurs (1 au total)
   Par : (n°18831) | Le : 21/12/2004 à 19:07:25 Critique :
| L'histoire de "Quand les aigles attaquent" est en apparence simple : Durant la seconde guerre mondiale, un commando doit récuperer un homme important dans une forteresse imprenable tenue par les allemands ("seuls les aigles y ont accès", d'ou le titre). Dés le debut, on est directement plongé dans l'histoire, et la mission nous est présenté a travers un flashback, juste avant que l'équipe ne saute de l'avion pour accomplir sa mission. Evidement, l'intrigue va bien vite se compliquer et les évenements vont se corser, et le suspense se fait alors de plus en plus intense. En fait, loin de surfer sur le succès de "12 salopards" réalisé deux ans plus tôt, "Quand les aigles attaquent" est un film de guerre froid, sérieux, même plutôt un film d'espionnage plus qu'un film de guerre. Pas d'humour, pas de personnages hauts en couleur, un soin tout particulier est mis sur le réalisme, réalisme qui accroit encore plus le suspense. La mission est montrée d'emblé comme impossible ; En fait, la construction du film se rapproche du jeu video (qui n'existait pas vraiment à l'époque) : le film est gradué en plusieurs étapes elles mêmes regroupées en trois grandes parties : infiltration, but de la mission et évasion. Par exemple, l'évasion offre quelques scènes épatantes et toujours aussi impressionantes, comme une fusillade dans les couloirs entre un Clint seul et une multitude de soldats (cette scène m'a fortement rappelé "Medal of honor", l'exelente saga de jeu video de Dreamworks dont certains niveaux semblent entièrement issus du film), la scène du téléphérique (monumentale) ou la course poursuite en bus (Clint (Clint récidivra avec un bus dans "L'épreuve de force"). L'infiltration est particulièrement flippante, lorsque le commando, infiltré, se retrouve dans une foule d'ennemis ou, pire, lorsque Clint et Burton se retrouvent seuls dans l'imposante forteresse, livré a eux même. Entre l'infiltration et l'évasion, nous avons droit a une bonne dose de révélations sur le vrai but de la mission. L'exelente musique souligne parfaitement le rythme (inquietante durant l'infilration, puis le même thème se fait de plus en plus héroïque pendant la spectaculaire evasion) et l'ambiance du film est superbe (ton bleuté, couleurs froides, superbe photo, decors impressionants). Une mise en scène appliquée et sans artifices de l'acteur devenu realisateur Brian G.Hutton (realisateur polyvalent de "De l'or pour les braves", "Une belle tigresse" ou de "Terreur dans la nuit") qui fait du trés bon boulot, certes sans génie, mais avec une éfficacité rare, même aujourd'hui (on dirait du Don Siegel). Dans le ton du film, les personnages sont froids et les heros Clint et Burton ne sont là que pour faire ce qu'ils ont a faire, rien d'autre, leur carisme fait le reste (Clint reste pour une fois assez discret, mais quel présence discrète !). Mais le perso de Clint est celui auquel on s'identifie, car c'est le seul personnage qui n'en sait pas plus que le spectateur et qui n'a rien a révéler. Pas de psychologie, pas de sentiments, tout est axé sur les sensations alors decuplées et non stop, a travers une histoire simple qui devient complexe (un scenario sans failles). Ce trés grand spectacle est haletant du début a la fin malgré sa durée importante (2:30), et réserve son lot de surpises, de suspense et d'action. Une grosse production qui ferait toujours bonne mine de nos jours (le film date de 1969 !). Vraiment impressionant.
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