Sin city
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2 h 03
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Etats Unis
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| Note Worldcinemag.com : |     | | Note des membres : |     | |
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Pan Européenne Distribution
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Sin City est une ville infestée de criminels, de flics ripoux et de femmes fatales.
Hartigan s'est juré de protéger Nancy, une strip-teaseuse qui l'a fait craquer.
Marv, un marginal brutal mais philosophe, part en mission pour venger la mort de son unique véritable amour, Goldie.
Dwight est l'amant secret de Shellie. Il passe ses nuits à protéger Gail et les filles des bas quartiers de Jackie Boy, un flic pourri, violent et incontrôlable.
Certains ont soif de vengeance, d'autres recherchent leur salut. Bienvenue à Sin City, la ville du vice et du péché. |
Critiques des visiteurs (13 au total)
    Par : (n°19220) | Le : 08/08/2005 à 01:19:06 Critique :
| Évidemment, Sin City est un excellent film, tout a fait a la hauteur de la bande dessinée... le choix des acteurs était douteux mais pas déplaisant, ca correspondait bien aux personnages. on était plongé dans une bonne ambiance mais aller voir ce film en étant fatigué est déconseillé (s'assoupir est malsain dans un aussi bon long métrage)
ce qui m'agace c'est que de plus en plus, les films viennent a copier les bandes dessinées et les jeux vidéo, manque d'originalité de ce côté là. de toute facon, tendance générale j'ai été très satisfaite et je le recommande chaudement
| | |     Par : (n°19161) | Le : 22/07/2005 à 17:10:11 Critique :
| Je vous conseille d'aller voir Sin City, c'est un excellent film noir !
| | |    Par : (n°19144) | Le : 20/07/2005 à 17:59:08 Critique :
| Sin Ciy, la ville du vice et du péché... La bande annonce, maintes fois visionné m'avait alléché au plus haut point, de sorte que je ne cessais de compter les jours qui restaient à attendre avant la sortie de l'adaptation du comic culte de Frank Miller. Et ça y est, enfin, Sin City est sorti ! Auréolé d'une sélection au festival de Cannes, et accompagné de critiques mitigées, le film fera à n'en pas douter un score important au box office (aux Etats-Unis il a réalisé un très bon départ avant de maquer un peu le pas).
Le film se base sur trois des graphics novels de Frank Miller, l'un racontant la vengeance de Marv, un colosse marginal, qui veut retrouver ceux qui ont tué Goldie, la seule femme l'ayant jamais aimé, la seconde narrant les aventures de Dwight, mystérieux amant de la belle Shellie et protecteur des prostituées et la troisième retranscrivant le parcours de Hartigan, le dernier flic intègre de la ville, qui s'est juré de protéger la strip teaseuse Nancy. On retrouve un système à la Pulp Fiction, où au lieu de nous montrer les séquences grâce à un montage alterné, on assiste à un découpage histoire par histoire, en ne respectant pas vraiment l'ordre chronologique (certains personnages sont montrés à l'écran alors qu'ils ont été tués peu avant à l'écran, mais ne le seront qu'après, dans l''unité temporelle du film).
Le film est réalisé par Robert Rodriguez, qui après des débuts prometteurs s'était surtout distingué comme un réalisateur banal, apportant tout au plus une originalité superficielle au cinéma hollywoodien habituel. Il nous avait notamment infligé la série des Spy Kids dont les gamins insupportables nous ont fait regretter l'achat de nos cartes UGC. Par la suite, son principal fait d'armes avait été de composer pour un dollar symbolique la musique de Kill Bill volume II. Force est de constater que "Sin City" est pour Rodriguez l'oeuvre de la maturité. Finies les puérilités, les excentricités gratuites. On nage en plein film noir. Sombre. Violent. Rodriguez a souhaité à tout prix conserver l'esprit de la BD et pour ce faire, il a proposé la coréalisation à Frank Miller (qui en plus joue un rôle dans le film). Le film est donc réalisé par un tandem de réalisateurs, une équipe hors pair. A ce binôme déjà performant vient s'ajouter un troisième larron. Et pas n'importe lequel : Quentin Tarantino en personne a dirigé une scène de Sin City (celle avec Owen et Del Toro dans la voiture), pour un dollar symbolique (rendant donc la monnaie de sa pièce à Rodriguez). Avec une équipe de choc telle celle ci, on peut difficilement imaginer que "Sin City" soit un nanar (ce qu'il n'est pas, ça tombe bien).
Sa principal spécificité réside dans son aspect visuel. En effet, "Sin City" a été réalisé intégralement en numérique, les acteurs jouant devant des fonds verts ou bleus, les décors étant créés plus tard par numérique. Ce qui permet à Rodriguez de nous réaliser un film d'une beauté plastique stupéfiante, avec un choix original : tout est en noir et blanc, avec seulement quelques touches de couleur (comme dans la BD). Par exemple, au milieu d'une image en noir et blanc, on aura juste le rouge à lèvre d'une femme en rouge, ou bien les iris des personnages, les chaussures de tel autre, etc.
Les principaux points faibles du film sont scénariques : c'était une bonne idée de refaire le coup de Pulp Fiction (déjà évoqué plus haut) mais les connections entres les différentes trâmes sont hélas minces (Hartigan et Shellie échangent une phrase, Marv et Nancy deux mots, et c'est à peu près tout); la voix off est de son côté un peu pesante, pas toujours utile (par contre, les battements du coeur des personnages que l'on entend sont une bonne idée). Un autre point faible du film est sa surenchère dans la violence. Personnellement, je n'ai pas été gêné, mais celà peut choquer des âmes sensibles. Enfin, mais c'est habituel, la VF est exécrable (particulièrement la doubleuse de Shellie, quoique celui de Jack mérite également citation).
Le casting, enfin, est assez impressionnant : Mickey Rourke (Marv) fait un retour remarqué, sous un maquillage hallucinant, Nick Stahl (le fils du sénateur) lui aussi très maquillé, compose un personnage haut en couleur (sans "s"), Bruce Willis (Hartigan) trouve un de ses meilleures rôles, on ne l'avait plus vu à ce niveau depuis Sixième Sens, Clive Owen (Dwight) continue à faire bonne impression, Rosario Dawson (Gail) prouve qu'en plus d'être, comment dire, hum, très visuelle, elle a aussi du charisme, Benicio Del Toro (Jacky) est fidèle à lui même, Brittany Murphy (Shellie) est excellentes comme toujours, pourquoi n'est elle pas plus connue, c'est un mystère, Jessica Alba (Nancy) joue correctement et c'est déjà une victoire, Elijah Wood (Kevin) trouve un rôle plus intéressant que dans le "Seigneur des anneaux", et on retrouve bien d'autres acteurs de renom.
En gros, Sin City, bien qu'ayant quelques lacunes, les comble aisément par son énergie dévastatrice, le talent de ses acteurs et l'inventivité de ses réalisateurs
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