Harvard man
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1 h 35
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Canada, Etats Unis
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Metropolitan FilmExport
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Critiques des visiteurs (1 au total)
  Par : (n°18620) | Le : 15/12/2004 à 14:56:47 Critique :
| Tout juste sorti du cinéma, je peux vous livrer mes impressions à vif sur Harvard Story, film américain d'une durée de cent minutes, avec notamment Buffy, alias Sarah Michelle Gellar. Je me tâte entre descendre ce film et cracher dessus ou tenter d'en tirer quelque chose d'intéressant, et essayer d'y voir un brin de quintessence diffus qui s'avérerait quelque peu captivant. Bon, tout d'abord, résumons très briévement l'histoire. Allan est un jeune étudiant et sort avec Cindy, alias Buffy et sa professeur de philosophie en même temps. Un beau jour, une tornade détruit et ravage la maison des parents du jeune garçon, et cent mille françs sont nécessaires pour pourvoir aux frais de réparation et de reconstruction. Le père de Cindy est un homme plein au as qui pourrait éventuellement aider Allan. Le fera t-il ? C'est une bonne question à laquelle je ne répondrai pas, afin de vous faire découvrir et pour ne pas gacher l'intrigue et ses effets de surprise. Pour évoquer le jeu des acteurs, rien n'est bien vraiment marquant dans leur rôle respectif. Sarah Michelle Gellar tient encore dans ce film l'image d'une nymphomane pervertie par le vice, et le sexe tient une place prépondérante dans le déroulement du scénario. L'actrice ne possède pas une prestance " superbe" : je la trouve même bien fade et sans poids réél dans ses actions. Seul son minois est attirant, et je la préfère de loin dans " Sex intentions". De plus, j'aurai aimé la voir dans un rôle autre qu'une mangeuse de sexe : une actrice ne peut pas faire ses preuves profondes et réélles dans un seul et unique dessein...il faut changer de perspective pour pouvoir vraiment apprécier le talent de Buffy, et j'espère que son prochain scénario revétu nous montrera un autre aspect de la jeune femme. Allan, quant à lui, est le gars lascif par excellence . Il excite et éveille le désir en lui, couche avec Cindy toutes les cinq minutes, ainsi qu'avec son professeur de philosophie, et après ses performances sexuelles, il goûte aux LSD et rentre dans une obscure altération de la conscience. Il demeure un peu le stéréotype du Macho " doux", et s'attarde surtout aux joies de la jouissance et de l'extase. Ce personnage est cependant moyennement convainçant : son charisme est discutable, et il lui reste un potentiel plus énergétique et plus risible à développer. Deux agents du FBI peuplent le film, un homme et une femme également à moitié nymphomane sur les bords, et je n'ai pas du tout aimé leur prestance. D'une mollesse incroyable, on a vraiment l'impression qu'ils se trainent pour exécuter leur rôle d'acteur, et il est fort dommage que ce genre de personnages soit récurants au fil de l'intrigue : on s'en serait bien passés, volontiers ! La prof de philosophie et maîtresse d'Allan est la plus convainçante et compense un peu mon flot de déceptions. D'un visage d'ange et très doux, cette femme possède un rôle qui lui va comme un gant et son interprétation mérite vraiment un bémol généreux. Je ne l'ai pourtant pas trouvé " extraordinaire", mais elle a voulu passer quelque chose de fort dans ses actions et paroles ce qui se ressent pleinement dans ses faits et gestes. Sinon, le film en lui-même n'est ni une pure réussite, ni un échec cuisant : soit on aime, soit on déteste, soit on reste mitigé. L'intrigue qui au départ n'est pas magistralement intéressante et captivante reste fragile dans son développement : des liens logiques sont parfois rompus, et tout devient un peu fouillis, sans transitions véritables et parsemée de brusques coupures. Le scénario est donc critiquable car mal mené, mais la réalisation et les effets et moyens recherchés sont déjà plus louables. Lorsqu'Allan souffre d'une altération de son esprit, on entre dans les visions du personnage, et les techniques de réalisation prennent alors un charme et une ingéniosité certain : Allan voit le visage des gens se déformer grâce à des effets de Morphing à la fois subtil et amusant, un morphing déformant qui se substitue à des voix incessantes, ces dernières hantant constamment l'âme du personnage en pur délire. Ce travail de recherche pour mieux montrer la folie " douce" de l'étudiant s'avère original, et remonte un peu l'estime que l'on peut avoir pour ce film. Somme toute, je ne ferai pas l'apologie de Harvard Story, un film qui possède autant de qualités que de défauts majeurs. L'ensemble reste cependant bien fragile, autant dans le jeu des acteurs à revoir que dans l'intrigue à exploiter et à mener autrement. De bonnes choses sont à relever également, mais ce n'est certainement pas le film du millénaire!
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