Sara Johnson suit son père à Chicago après la mort accidentelle de sa mère. Chicago est tout le contraire de sa ville natale : immense et cosmopolite.
Sara s'inscrit dans le collège du quartier et s'adonne à tous les genres de danse. C'est pour elle un moyen d'expression et d'évasion.
Elle fait également la rencontre de Malakai, un jeune garçon noir très charmant dont elle tombe amoureuse. Cependant, cette relation entre gens de couleurs différentes est mal perçue dans leur entourage.
C'est un très beau film qui traite du problème "blancs"/"noirs" aux Etats-Unis et une histoire d'amour qui se crée entre deux personnes qui ont une couleur de peau différente. Le film parle aussi d'espoir, de tolérance et de réussite. Même si je ne suis pas fan de rap, j'adore l'ambiance hip/hop qui règne dans le film.
On aurait pu s'attendre à une énième guillemauve musicale mais on obtient finalement un beau tableau de personnages attachants, sous fond de hip-hop, à travers une histoire, certes niaise au premier abord, mais au final touchante, mature et réaliste, sans abus et sans clichés (alors qu'il y avait matière à cela). Cette histoire aborde discrètement mais subtilement de nombreux thèmes (confiance en soi, indifférence et différence, découverte et apprentissage d'un milieu de vie inconnu, indépendance, racisme, amour, amitié, etc.) et tout cela sans pour autant que le scénario se perde dans quelconques intrigues secondaires ou autres complications inutiles. Le film reste simple et linéaire mais ne passe pas à coté de son sujet malgré les nombreux thèmes présent en guise de toile de fond. La bande son nous entraîne dans une petite vague d'émotions douces et fortes (même en étant peu adepte de ce genre musical), emmenée par deux jeunes comédiens épatants, Julia Stiles et Sean Patrick Thomas. Deux petites révélations qui ont depuis fait leur petit chemin à Hollywood et que le réalisateur Thomas Carter (à son actif, le bon et sérieux film avec Eddie Murphy, « Le flic de San Francisco ») filme avec amour et justesse. Les images sont belles, significatives (un plan ou une courte scène peut correspondre à un message), parfois même poétique, par exemple lors des scènes de danse, magnifiquement chorégraphiées. Les dialogues sont naturels et la réalisation sans artifices, simple comme l'histoire. Evitant toutes caricatures de la société qu'il illustre, le réalisateur s'attarde plus sur les pensées et les doutes de ses personnages principaux, laissant ainsi leur psychologie face au spectateur (ces persos deviennent alors attachants parce qu'on les connaît déjà bien). Un bien beau film musical et dramatique, un film modeste qui cache bien d'autres atouts. C'est une sorte de mélange entre « Honey » (le truc avec Jessica Alba) et « Company » de Robert Altman, et « Save the last dance » surpasse même ces deux là assemblés.