Dans un XXIe siècle, où la fonte des glaces a submergé la majorité des terres habitables et provoqué famines et exodes, les robots sont devenus une composante essentielle de la vie quotidienne et assurent désormais la plupart des tâches domestiques.
Pourtant, le professeur Hobby veut aller encore plus loin en créant le premier androïde sensible : un enfant capable de développer un vaste répertoire d'émotions et de souvenirs.
Peu après cette annonce, David, un robot de onze ans, fait son entrée chez Henry et Monica Swinton, un couple dont le jeune fils a été cryogénisé en attendant la découverte d'un remède pour guérir sa grave maladie. Bientôt abandonné par sa mère adoptive, David entame un périlleux voyage à la recherche de son identité et de sa part secrète d'humanité.
Genre: Catastrophe Arriviste Intellectuelle.
Qui ne connaît pas les Métamorphoses d'Ovide? Ce film sort tout droit des remix directs de la mythologie grecque, entre Peter Pan et Pinocchio. Mais il n'en a ni la magie ni l'approche enfantine: des personnages bien superficiels et baclés dans un flou manichéen (ouh le vilain fils à maman et vive l'autorité protectrice du père jamais là qui a peur pour son môme), une morale à la mords-moi-le-noeud-j'écoute (les robots sont autant victimes que nous de la société car ils en sont le reflet) et pour l'artifice final, des extra-terrestres qui veulent nous comprendre et peuvent nous faire revivre ont la joie d'offrir du bonheur à un robot petit garçon.
L'overdose de bons sentiments de la part de ces martiens quand NOUS n'en avons pas eu n'est pas crédible, overdose de kitsch dans les dialogues et les costumes, overdose de pathétique dans la mise en scène avec des pics d'émotions trop faciles à anticiper et trop fréquents, overdose de ridicule et de déplacé.
Bref, un film qui ne m'a rien donné sinon l'envie de VOMIR, surtout en voyant ce gachis d'emploi des nouvelles technologies.
Un Spielberg qui s'est pris trop au sérieux.