Une femme dans une gare. On distingue à peine son visage. Derrière elle, discrètement, un jeune homme la suit. A la consigne, elle récupère une valise et s'enferme aux toilettes. Elle en ressort vêtue d'un tailleur chic avec des lunettes noires. Une femme fatale.
A un guichet, elle demande un billet pour un train qui part vers la mer. Elle monte dans le wagon. Le jeune homme demande la destination du train, qui vient de partir, à un contrôleur. Une femme peut-elle refaire sa vie, quand son passé la poursuit ?
Laaa Reeepennnntiiieeee... Ouf c'est fini! C'est pas parce qu'Adjani joue dans un film que ce film est bien. Preuve apporté par ce film on ne peut plus lent, dans lequel un nombre incroyable de coupes auraient pu être apportée (spéciale dédicace au rôle de Sami Naceri complètement inutile). La repentie ne semble vraiment repentie que dans les 5 (dernières mais interminables) minutes du film. Donc en dehors du choix du titre douteux, aucun suspens, aucune surprise non plus dans la manière de filmer tellement plate qu'on s'endort si on ne lutte pas désespéremment pour essayer de trouver un attrait au film. Même l'autre bord de la méditerranée semble fade dans ce film.
En bref on dirait un vieux machin sorti d'un placard, auquel on a ajouté la couleur et le son pour le sortir à notre époque. A éviter même pour les plus grands fans d'Adjani.
Un film injustement condamné par la critique lors de sa sortie.
Le scénario, le mode de filmage et surtout l'interprétation d'Adjani sont vraiment à la hauteur d'un très bon film à mi chemin entre divertissement et film d'auteur.
Un retour d'Adjani à saluer dans ce film, dans un rôle assez envoûtant, mystérieux, opaque...
Le scénario tient au mystère, aux interrogations, à cette ambiance un peu brouillée, parfois brouillon, mais peu importe : on s'intéresse au passé de cette femme qui semble si bien la rattraper...
Une réalisation très sobre dans un jeu d'acteurs convaincant...