The final cut
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1 h 35
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Etats Unis
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Metropolitan FilmExport
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Evoluant dans un univers futuriste, les gens portent dorénavant des puces électroniques qui enregistrent leurs moindres faits et gestes. Lorsqu'ils décèdent, ces puces sont retirées, et les images enregistrées tout au long de leur vie peuvent alors être montées et diffusées lors de leurs obsèques.
Mais un jour, Alan Hakman, l'un des "monteurs" les plus demandés, retrouve pendant l'un de ces montages une image de son enfance qui le hante depuis toujours. Cette découverte va l'amener à chercher la vérité sur sa propre histoire. |
Critiques des visiteurs (6 au total)
 Par : (n°19635) | Le : 09/04/2006 à 12:36:22 Critique :
| Un film intéressant, mais hélas peu agréable à regarder esthétiquement parlant. L'ambiance futuriste pose le cadre de l'histoire. Dommage que l'on devine la chute si tôt. Au final, il aurait peut-être fallu faire quelques coupes au montage pour que le spectateur ne retienne que les bons côtés du film.
| | |   Par : (n°17898) | Le : 12/03/2005 à 00:11:38 Critique :
| "Final cut" (à ne pas confondre avec le film homonyme avec Jude Law, ni avec "In the cut" ou le slasher "Cut") propose un pitch particulièrement excitant et digne d’une nouvelle de Philipe K. Dick. Pourtant, comme "Cypher" (un autre script qui fait beaucoup penser à du K. Dick), "Final cut" n’est pas une adaptation, mais bien un scénario original, ce qui se fait rare du coté d’Hollywood (mais "Final cut" est un film indépendant). Un script original rédigé par le réalisateur Omar Naim lui-même (dont "Final cut" est la première réalisation). Naim nous amène dans un futur indéterminé. Une personne sur dix est dotée d’une puce, puce intégrée dans leur corps avant même leur naissance. Cette puce permet d’enregistrer absolument tout ce que voit et ce qu’entend la personne, de sa naissance jusqu’à sa mort. Pourquoi ? Pour donner une belle image de la personne…après sa mort. En effet, après la mort d’une personne dotée d’une puce, cette puce est retirée et confiée à un spécialiste qui va faire le tri, en visionnant la vie d’un autre sur un écran, pour ne garder que le meilleur, qui sera présenté aux proches lors des funérailles. Ces spécialistes, on les appelle les monteurs. Le plus illustre et demandé d’entre eux est Alan Hakman (Robin Williams, encore un Alan après "Jumanji"). Son boulot comme celui des autres monteurs consiste à embellir la vie d’une personne morte de façon à la rendre meilleure à la vue des vivants qui assisteront à la "projection" lors des obsèques. Pour cela, Alan doit récolter des informations et des indications sur ce que le client aimerait voir figurer dans ce « film » (que des choses positives, bien sûr). Puis il monte la vie du mort et assemble les scènes, effaçant celles qui casseraient la bonne image du mort.
On retrouve beaucoup d’éléments qui font l’univers de K. Dick. La manipulation du virtuel dans "Final cut", lorsque Alan monte les films, rappelle beaucoup "Minority report", quand John Anderton fait des recherches sur l’écran (et qui assiste également à la vie d’un autre). De même, le thème de l’image, souvent erronée ou fausse, est un des thèmes récurrents de l’univers du visionnaire et on le retrouve aussi dans "Final cut". La société cherche la perfection en utilisant la technologie (réaliser nos rêves dans "Total recall", recommencer une nouvelle vie dans "Paycheck" ou anticiper le crime dans "Minority report"), et dans la société du futur de "Final cut", on peut modeler l’image de quelqu’un. Aussi bien dans les adaptations cinématographiques de K. Dick que dans "Final cut", les personnages se divisent en deux camps, ceux qui sont contre le système (Les replicant, les rebelles, les pauvres, les manifestants…) et ceux qui en font partie. Les personnages principaux sont ou deviennent paranoïaques (Alan le deviendra, son ancien ami Fletcher l’est déjà au début du récit). Et l’histoire se déroule dans un contexte réaliste et futuriste, souvent divisé selon les classes (pauvreté chaotique et coté riche aseptisé et froid). Les personnages sont à la poursuite de la vérité ou de la mémoire (c’est même l’intrigue principale de "Final cut"). Beaucoup d’autres points communs avec l’univers de K. Dick (nul doute que le cinéaste ai pensé au célèbre écrivain en rédigeant son script), mais le traitement du scénario s’éloigne petit à petit de cette référence pour donner à "Final cut" une identité propre (à l’image du personnage du film).
En effet, dans "Final cut", pas d’action ou de gros effets spéciaux (ni même dans l’illustration du futur), le film, aux moyens limités (on est très loin du blockbuster), reste sobre et techniquement simple. Ce n’est pas vraiment un film de science fiction, on se rapproche plus du drame et du suspense (qui prend, dans sa deuxième partie, des allures de thriller), la science fiction étant plus présente dans le scénario qu’à l’écran. Plutôt que de s’attarder à illustrer un univers futuriste, le cinéaste-scénariste s’attache plus à illustrer son sujet et à développer son propos. Dans "Final cut", le fond est plus important que la forme, mais la forme est parfaitement adaptée au sujet.
Le film est visuellement réussi, avec ses tons froids (superbe photographie du grand Tak Fujimoto, fidèle à Jonathan Demme depuis ses débuts et directeur de la photo sur "La balade sauvage" ou "Sixième sens", son travail est particulièrement remarquable dans la scène d’intro de "Final cut"), son look aseptisé et ses plans carrés. Des plans qui, via les angles de vue choisis, imposent le spectateur en tant qu’observateur, voir en tant que témoin (la caméra semble posée et cachée dans un coin), jusqu’à nous mettre, par exemple au début, dans la tête d’un autre personnage (on est même à sa place…lors de sa naissance ! On a même le décompte du temps de vie écoulé qui s’affiche dans un coin de l’écran !). Soit on assiste aux vies des autres comme Alan (lors des funérailles ou lorsque Alan travaille), soit on les vit (dans la séquence assez dingue ou Alan visionne sa propre mémoire, on est à la fois spectateur et acteur, comme Alan). L’ambiance est étrange et planante, mais cache en fait une violence prête à éclater. De la même manière que Alan camoufle la vérité par les beaux moments, l’ambiance du film traduit cela en cachant la violence (donc la vérité) par un calme apparent. Le danger plane en permanence, la vérité aussi (l’intrigue repose sur la recherche de la vérité), l’atmosphère devient alors tendue, sur la corde raide, comme si tout pouvait basculer d’un instant à l’autre. La vérité finira par arriver, pleine d’espoir et de réconfort pour le personnage principal, mais elle s’ensuivra d’un final radical et pessimiste au possible que même les adaptations de K. Dick à l’écran n’avaient pas osé. Un final qui nous conforte dans l’idée qu’on vient d’assister à un film aux allures de funérailles, qu’on vient d’assister à des funérailles.
Mais le cinéaste n’exploite pourtant pas totalement son sujet et on reste sur notre faim. L’histoire est assez brouillonne. A travers le personnage de Alan, Omar Naim présente le contexte de l’histoire, mais cette histoire là met du temps à démarrer. L’intrigue (Alan aperçoit à travers le visionnage de la vie d’un autre un homme qu’il croyait mort) qui répond à la scène d’intro arrive assez tardivement, et si l’on s’attendais alors à une recherche à travers les images (façon "Blow up"), le cinéaste passe assez rapidement sur cela (la recherche se résume à quelques questions, puis Alan va rechercher la vérité dans sa propre mémoire) et nous amène un peu vite au final, certes très pessimiste, mais frustrant. L’univers et le sujet (les monteurs de vie) sont fascinant, mais l’intrigue reste maigre et assez prévisible (sauf la fin, pourtant prémonitoire si on réfléchit bien) et se perd dans ce fastidieux sujet. Naim ne parvient pas à faire ressortir son intrigue d’un tel sujet. Le récit est donc maladroit, un peu embrouillé, mais pas inintéressant pour autant. Naim fait aussi parfois ressortir la cruauté du concept, quand les personnages expliquent par exemple comment et pourquoi les puces sont implantées,et que les parents doivent informer l' « enregistré » qu’il possède cette puce lorsqu’il atteint 20 ans (imaginez qu’on vous explique que toute votre vie a été filmée) . Beaucoup de détails sur ce procédé sont ainsi exposés, des détails aussi sur le métier de monteurs, sur leur façon de travailler. Ainsi, Alan se retrouve à questionner une fillette qu’il a vue violée par son père et qui en a perdu toute son innocence. Une scène assez cruelle comme quelques autres, mais la violence reste plus mentale que physique (à l’inverse d’un film choc et plus visceral comme "Strange days", qui montre aussi un marché de « vie »). Le film est loin d’être démonstratif et ne tombe pas dans la complaisance ou les effets faciles. Au contraire, le traitement d’un tel sujet est subtil, tout en nuance (pas de voyeurisme, mais on peut y voir une réflexion sur la télé réalité), voir même par instant d’une poésie étonnante (voir les séquences montées que Alan montre à sa compagne, et qui traduisent l’humanité d’Alan).
En fait, tout passe par le personnage principal, Alan, et par la performance inhabituelle de Robin Williams. Par exemple, au lieu de montrer toutes les horreurs que le personnage a vu au cours de sa carrière de monteur, il suffit au réalisateur de quelques plans d’un Robin Williams impressionnant pour montrer toute la détresse du personnage. Le regard d’Alan / Williams en dit long sur le passé d’un personnage blessé. Alan a perdu sa vie en regardant et en montant celle des autres, Alan est devenu transparent, quasi-fantomatique, il n’est plus qu’une mystérieuse silhouette (Williams gagne en charisme avec les années), comme si il était déjà mort. Alan se sent aussi responsable de la mort d’une personne, peut être est ce pour cela qu’il a décidé de faire ce métier, celui de mentir et d’embellir la vie des autres (et d’oublier la sienne), mais le personnage expliquera ses motivations lors d’une discussion avec son ancien ami, lui-même ancien monteur et qui lutte désormais contre ce système. On comprend lors de cette discussion que Alan se considère lui-même comme déjà mort. C’est aussi en cela que le film ressemble à des funérailles, dans le sens ou le personnage est comme déjà mort. Il n’est pas sociopathe (comme l’était Sy dans "Photo obsession"), il a des amis, une copine…mais on sens bien que Alan a changé à force d’assister à la vie des autres. Il parle peu, et les gens placent leur vie entre ses mains, lui confie le Final cut. Il a l’esprit chargé et une grande mémoire (il s’en servira d’ailleurs). Son boulot est sa seule motivation, c’en est presque une drogue. Il s’efface au profil de la vie des autres. Un plan très parlant et impressionnant nous le montre devant son écran dans le noir de sa pièce, en train d’assembler des morceaux de vie, puis un travelling arrière débute et tout autour de Alan est remplacé par des écrans diffusant des instants de vie, Alan continuant à travailler, submergé par ces autres vies. Ce plan montre bien que les vies d’inconnus prennent le dessus sur celle de Alan. Alan arrivera pourtant bien à retrouver sa vie en résolvant un souvenir qui le hantait et qui l’a brisé, mais hélas bien trop tard. C’est justement lorsque son matériel de monteur sera détruit qu’il se remettra à vivre vraiment, à rechercher la vérité, vérité qui pourrait lui redonner sa vie à lui.
Ce personnage si étrange par son énigmatique présence et si touchant par sa tristesse, de tous les plans, laisse néanmoins les autres personnages en retrait. Celui de Mira Sorvino est ainsi zappé malgré une belle scène (l’engueulade avec Alan). Le perso de Jim Caviezel semble, comme Alan, détruit par un lourd passé, et l’acteur parvient aussi, en un regard, à montrer toute sa détresse (l’acteur semble encore une fois habité par son rôle). Un personnage intéressant malheureusement pas assez présent. "Final cut" est en fait le portrait d’une société à travers un homme. Naim délaisse son intrigue au profil de l’illustration de cette société et de ce personnage. Il développe tellement le personnage qu’il en oublie l’histoire. Avec des minutes en plus, le réalisateur aurait sûrement eu le temps de mieux développer son histoire, en l’état intéressante mais pas captivante. Dommage, le scénario était d’une grande qualité et le sujet très vaste aborde beaucoup de réflexions. Mais pour un premier film, Omar Naim fait preuve d’un vrai talent de scénariste et de réalisateur, et ne tombe pas dans le piège des films indépendants américains faciles (Naim cherche à l’évidence la complexité) et pseudo intellectuels ("Final cut", malgré son sujet risqué, n’est jamais lourd ou démonstratif). On attend donc beaucoup son prochain film, en espérant qu’il corrige les quelques erreurs de son premier, des erreurs pardonnables de débutants. Car "Final cut" est vraiment un film atypique au sujet fascinant, qui mérite d’être découvert.
| | |   Par : (n°17559) | Le : 01/03/2005 à 22:31:33 Critique :
| un petit film sympa. L'idée est originale et très intéressant. Elle aurait pu être un peu plus exploitée.
Robin Williams poursuit son changement de répertoire et nous surprend encore une fois par la justesse de son jeu. A quand un rôle de super méchant.
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