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La Voix des morts


  White noise

  Geoffrey Sax

  1 h 38

  Etats Unis

  02 février 2005

affiche du film La Voix des morts - worldcinemag.com
Cette affiche sur votre mobile !

Note des membres :
  Michael Keaton, Deborah Kara Unger, Chandra West, Ian McNeice, Sarah Strange, Nicholas Elia, Mike Dopud, ...

  Niall Johnson

  Shawn Williamson, Paul Brooks

  Universal Pictures

  Avant le décès soudain et mystérieux de son épouse, l'architecte Jonathan Rivers se considérait comme un homme rationnel qui ne croyait pas à la communication avec les morts. Jusqu'à ce que Raymond Price entre dans sa vie en prétendant avoir entendu la femme de Jonathan, Anna, par EVP (Electronic Voice Phenomenon).

Critiques des visiteurs (10 au total)
  • Ajoutez votre critique

       Par : sala (n°19755)
    Le : 13/08/2006 à 13:52:35
    Critique :
    UN BON FILMS A VOIR MALGRE UN RITME ASSEZ FAIBLE .!
       Par : HellJohn (n°17783)
    Le : 06/03/2005 à 22:09:30
    Critique :
    Qu’attendre de "la voix des morts" ? Un énième film post "Sixième sens" ? Encore un film de fantôme ? L’excellent générique de début nous promet un mélange entre "Sixième sens" et "Blow out". Si il est évident que le film de Geoffrey Sax (c’est son premier) s’inspire en grande partie de ces deux classiques, de par son pitch se basant sur des éléments existants (les EVP, Electronic Voice Phenomenon, procédé permettant de communiquer avec les morts), ce n’est pas les seuls films dont on pense quand on regarde "La voix des morts". Je vais m’expliquer en racontant l’histoire (attendez vous donc à un spoiler intégral).


    Après ce générique entre "Ring" et "Fréquence interdite" qui nous explique brièvement ce qu’est l’EVP, histoire d’intriguer, on nous présente la jolie petite famille de Jonathan Rivers, alias Michael Keaton (qui revient auprès des morts depuis "Beetlejuice" et auprès des expériences depuis "Multiplicity"). Jonathan à un gosse et une jolie femme blonde (Chandra West, déjà aux cotés de Deborah Kara Under dans "Salton Sea"), qui n’est pas la mère du gosse car Jonathan est divorcé. Mais cela n’a pas d’importance, ils s’entendent tous à merveille. La scène se passe au petit matin, c’est un réveil joyeux et ensoleillé comme on en voit jamais dans la réalité. C’est une belle maison au bord de l’eau, la déco est toute blanche et moderne, et il ne manque plus que le labrador pour compléter cette petite famille américaine et idéalisée. On sent bien que les trois sont complices, on les voit sourire, ils s’aiment, c’est beau ! Et comme cette matinée est parfaite, la femme de Jonathan, qui se nomme Anna, lui annonce qu’elle est enceinte, du coup, ils sont encore plus contents, ce que souligne la petite musique guillerette qu’on connaît déjà par cœur, avec légères touches de piano et tout ça. Mais rassurez vous, le fait qu’elle soit enceinte ne sert à rien dans le film. Donc tout les trois partent travailler dans la joie et la bonne humeur (mais comment font ils ?) avec leurs voitures de luxe qui brillent au soleil (ha oui, j’oubliais de préciser : ils sont riches, parce que la femme est une écrivain célèbre et Jonathan est architecte) et cette musique insupportable qui ne va heureusement pas durer. Donc passons sur ces scènes inutiles de la journée, ou on voit Jonathan à son boulot tout heureux d’être père pour la deuxième fois (et passons aussi sur ce beau travelling sur la belle ville), et allons directement jusqu’au soir, ou ça commence à être un peu plus intéressant. En effet, Jonathan attend sa femme, qui est censé être chez une amie. Il l’attend longtemps. Il commence à s’inquiéter alors il appelle sa femme, qui ne répond pas. Il appelle alors son amie, qui ne répond pas non plus (on se demande bien pourquoi). Le temps passe (d’où les nombreux plans sur la pendule), quand Jonathan entend une voiture passer, il va voir si c’est sa femme qui revient. Au même moment, la pendule s’arrête, comme dans "Evil dead". Comme ce n’était pas sa femme, Jonathan revient dans la pièce, et se rend compte que la pendule marche plus, parce que ça fait un grand silence. Jonathan s’approche de la pendule, et puis SURSAUT ! Le poste radio derrière s’est mis en marche ! Jonathan y entend la même chose qu’un peu avant dans la journée, des grésillements bizarres (on se croirait dans "Silent Hill"). C’est toujours mieux que RTL. La scène se coupe alors subitement. Oui, c’est une des caractéristiques du film, les bonnes scènes ne vont pas jusqu’au bout et se coupent au moment ou ça commence à être vraiment flippant, ce qui donne lieu à plein de bonnes idées pas exploitées. Bon, donc la scène se coupe et on passe directement à un écran de télé sur lequel les infos annoncent que la femme de Jonathan est portée disparu en mer, après que sa voiture ai été retrouvée près de la jetée, la portière grande ouverte. En effet, la belle blonde serait tombée à l’eau en voulant changer son pneu qui a crevé et qui a fait dévié sa voiture au bord des rochers. Etrange. Une mort aussi con ne peut pas être possible dans un film, cela cache quelque chose. Donc forcement, Jonathan est triste, même si ça se voit pas trop grâce à une savante ellipse qui passe outre l’instant ou Jonathan apprend que sa femme a disparue. Mais c’était sûrement pour mettre en relation les événements étranges de la nuit dernière (pendule qui s’arrête, radio qui grésille, femme qui revient pas) avec cet accident. Jonathan se débarrasse du gosse (oui, lui il est toujours là) en l’envoyant chez son ex femme, puis on le voit aller à l’enterrement et déprimer, à travers des scènes bien chiantes qui nous montre aussi la médiatisation de cette disparition (ouais, parce qu’elle était connue, la blonde). Jusqu’ici, le film est aussi mou qu’un téléfilm allemand et on s’ennui ferme. Quelque temps plus tard, en sortant sa voiture (toujours flamboyante) pour aller bosser, Jonathan aperçoit un gars en face de chez lui planqué dans sa voiture. Il a l’air louche, ce gars. Mais bon, si nous devions casser la gueule à tout les types louches de la planète, il resterait plus grand monde, alors Jonathan passe outre et va à son job comme d’habitude. Mais une fois là bas, il aperçoit du haut de son étage le même type, assis sur un banc dans la rue en face, et qui lui lance un regard inquiétant. Jonathan en a marre et il va pas se laisser faire ! Il descend de son immeuble, déterminée, et traverse la rue. Là, il se retrouve devant le gars qui fait semblant de lire son journal. Devant un Jonathan qui demande des explications, le gars louche s’excuse (« je suis désolé, vraiment désolé » dit il apparemment tout gêné) devient super sympa, et explique à un Jonathan énervé (on le voit au jeu de sourcils de Michael Keaton) pourquoi il est là. Le gars louche s’appelle Raymond Price et est joué par le gros Ian McNeice ("Une vie moins ordinaire", "Ace Ventura en Afrique"). Raymond annonce à Jonathan que sa femme est morte. Il le sait parce qu’il l’a entendu parler. Ben oui, Raymond pratique le EVP, qui permet de communiquer avec les morts via un bon matos (parce que tout le monde n’a pas les dons surnaturels de Michael J. Fox dans "Fantôme contre fantôme"). Et Raymond assure à Jonathan qu’il a entendu sa femme parler au travers de ce matériel, ce qui voudrait dire qu’elle est morte. Jonathan n’en croit pas un mot ! Mais tout est tourmenté dans sa tête ! La preuve, c’est que la caméra tourne tout autour de lui pendant ces explications. Original ! Mais Jonathan en a marre d’écouter le barratin de ce type nettement moins louche (parce qu’il est sympa et que le spectateur croit en ce qu’il dit, sinon y’aurait pas d’histoire), et lui tourne le dos pour aller rebosser. Mais le gros lui laisse quand même sa carte de visite, après lui avoir expliqué, à travers la mort de son unique fils, que quand on sait, on se sent mieux. Jonathan prend quand même la carte de visite (très laide, c’est pas Patrick Bateman qui en serait jaloux), au cas ou, on sait jamais. Quand à Raymond, il s’en va. La même nuit (ou une autre nuit, on sait pas), ça sonne à 2 :00 du matin chez Jonathan, qui se lève pour aller ouvrir, alors que le temps qu’il descende les escaliers, le spectateur à le temps de se dire : « enfin un peu de frissons ! ». Manque de bol, c’est juste les flics qui viennent annoncer la triste nouvelle à Jonathan : sa femme est MORTE (et là, quelle surprise pour le spectateur, qui s’y attendait vraiment pas). Ce n’est pas dit, puisqu’on voit juste les flics entrer chez Jonathan et John fermer la porte, mais on le devine bien vite. C’est donc accidentellement que la blonde est morte. En voulant changer son pneu, elle a glissé sur les rochers, s’est cassé plein de trucs (fractures, etc.) ce qui l’a rendu immobile. Hélas, elle aurait pu s’en sortir si la marée n’était pas montée et ne l’avait pas emporté avec elle. N’empêche, c’est toujours une mort aussi con pour un tel film. Toujours étrange, donc. Jonathan récupère les effets personnels de sa femme, tous en parfait état malgré la noyade (même le portable !).

    Mais four months later, soit 4 mois plus tard, Jonathan a repris le cours de sa vie. On le retrouve dans un ascenseur en train de parler à un chef ouvrier. Mais voilà que, en pleine conversation, l’ascenseur se bloque et la lumière s’étend ! Les deux types commencent à flipper (on le sent à leurs rires nerveux). Là, le téléphone de Jonathan sonne. Jonathan regarde le numéro qui s’affiche : celui de Anna, sa défunte femme !! Flippant, même pour le spectateur, surtout à la vue du regard halluciné de Michael Keaton. Jonathan n’ose pas répondre et reste pétrifié. Le spectateur aussi, qui a enfin eu le droit à son premier coup de flippe après une demi heure de film. Hélas, la scène ne dure pas, la lumière se rallumant et la porte de l’ascenseur s’ouvrant. Zut, encore une bonne scène qui part en couilles. Comment instaurer un climat de peur ou d’angoisse si le réalisateur n’arrête pas de désamorcer le suspense aussitôt qu’il apparaît ? Bon, donc le spectateur est déçu juste après avoir été surpris. Jonathan, en revenant chez lui, se dirige immédiatement dans sa chambre et ouvre le tiroir dans lequel se trouvent les effets personnels de sa femme qu’il avait laissé dans le sachet en plastique (les effets personnels, pas sa femme)…et le portable s’y trouve encore ! Mystère, mystère ! En ajoutant à cela des événements paranormaux dignes de "Apparences" et des bizarreries téléphoniques qui font très "Ring" (on pense aussi fortement à "La secte sans nom"), Jonathan commence à se demander si le gros d’il y a quatre mois n’avait pas raison. Il va donc le voir (ha, ben elle servait à ça, finalement, la carte de visite). Le gros Raymond le reconnaît immédiatement (peut être s’étaient ils appelés avant, on sait pas) et le fait entrer dans son antre, un p’tite maison avec plein d’écrans de télé et une photo de Raymond et de son fils mort. En entrant, Jonathan croise la précédente cliente de Raymond, en pleurs suite à l’expérience concluante qu’elle vient de subir. Voilà, ils se présentent, et la cliente, encore une belle blonde, se nomme Sarah Tate et c’est la soporifique Deborah Kara Unger qui l’incarne (elle est bien loin de "Crash"). Raymond va la faire préparer du thé pour se reposer un peu de ces éprouvantes émotions, pendant que Raymond et Jonathan s’installent devant les écrans et les hauts parleurs. Raymond explique à Jonathan comment ça va se passer. Je vous épargne les détails techniques même si c’est pas bien compliqué. On peut même voir les fantômes sur un écran de télévision, mais peu distinctement (Raymond à pas le décodeur, c’est en crypté), en même temps de les écouter, comme le prouve la démonstration que fait Raymond à Jonathan dans laquelle deux fantômes se causent (ça change des séances de spiritisme satanique à la "The craft"). Pour cette première fois, Jonathan ne pourra pas voir sa femme sur un écran mais pourra juste l’écouter. « Voulez vous entendre votre femme ?», fait Raymond d’un air très sérieux. Jonathan hésite, puis accepte (en même temps, on l’aurais mal vu dire « non ! » et se casser de la maison, précédé du générique de fin). Raymond enclenche donc le système et Jonathan peut alors distinguer un peu la voix de sa femme, même si il ne comprend pas tout. Quel choc ! Après ça (quand l’écran s’éteint, on voit Raymond et Jonathan dans le reflet de l’écran, un signe ?), Jonathan fait plus ample connaissance avec Sarah, qui lui apporte enfin son thé. « Votre femme écrivait de très beaux livres », fait plus ou moins la Sarah (à croire que le pauvre Jonathan est une star et que tout le monde le connaît), qui dévoile aussi à Jonathan la raison pour laquelle elle est ici : ça fait des mois qu’ils tentent d’entrer en contact avec son défunt mari, et aujourd’hui, elle l’a entendu dire « Sarah, oui », parce qu’avant sa mort, son mec lui avait promis de trouver un moyen de lui faire savoir si tout allait bien là haut…donc « Sarah, oui ». Après cette séquence émotion ridicule (en partie à cause du doublage français tout mou de l’actrice et du gros cliché de la scène), Jonathan revient régulièrement pour tenter d’apercevoir sa femme sur l’écran et pour savoir ce qu’elle veut lui dire. Pendant l’une des séances, on aperçoit trois ombres flippantes dans le dos de Jonathan, qui se retourne brusquement mais ne voit rien (évidement). C’est là que d’un coup, il entend plein de voix agressives sortir des hauts parleurs ! Jonathan flippe, comme nous le fait savoir la musique et le réalisateur qui essaie de donner une impression de chaos avec plein de plans de travers. Heureusement, Raymond arrive et stope tout ceci en appuyant sur un bouton. « Il n’y a pas que des gentils comme Anna dans l’autre monde », dit Raymond à un Jonathan effrayé, qui comprend qu’il vient d’entendre les voix de morts pas très sympas. Mais Jonathan continue quand même ces séances et parvient à communiquer avec sa femme régulièrement. Quand il est chez lui aussi, sa femme lui laisse des messages sur le répondeur (messages qui disparaissent juste après que Jonathan les ais écouté, c’est des messages de fantômes, donc c’est normal). Et même quand il est en voiture, Jonathan entend des voix sur son auto radio. A partir de là, ça devient une ghost story molle, genre "Ghost" ou "Apparitions" (dans lequel Kevin Costner a aussi perdu sa femme dans un accident). Mais vl’à t-y pas que Jonathan reçoit un jour un coup de fil de Raymond : "ça y est, elle est sur l’écran", dit ce dernier à Jonathan qui s’empresse d’aller chez Raymond pour voir ça. Mais arrivé là bas, Jonathan frappe à la porte…qui s’ouvre ! Humm, la porte était entrouverte, bizarre. Jonathan entre, méfiant. Il y découvre un bordel pas possible, tous le matos est saccagé. Et parmi tout ce bazar, un cadavre qui traîne, celui de ce pauvre Raymond, qui est allé rejoindre ceux avec qui il voulait tellement parler. Il aura plus besoin de son matos. Mais qui a pu faire une telle chose en si peu de temps (le temps que Jonathan arrive jusqu’à chez Raymond ?) ? Jonathan ne le sait guère et ne saura le dire à l’inspecteur Smith (un nom aussi original que son personnage), joué par un inconnu qu’on verra bientôt dans "Alone in the dark".

    Après la mort de Raymond, Jonathan décide de continuer les expériences, mais chez lui. Comme il a plein de fric, il se rachète tous le matos et l’installe chez lui. Il veut voir sa femme, mais aussi en savoir plus sur tout ça, et sur les images étranges qu’il a vu sur les écrans lors des précédentes séances chez ce bon vieux Raymond. Et ce en présence de son fils, qui s’ennui fort beaucoup chez son père qui s’amuse avec des télés. Cela dit, dés lors, le film prend alors réellement des allures de "Blow out" quand Jonathan enquête sur ce qu’il entend, effectuant de multiple réglage. Lorsque le personnage analyse les énigmatiques images qui s’affichent sur l’écran, on pense aussi à "Blow up" et à "Ring" et son remake. Dans ces quelques scènes, le travail sur le son est convaincant et nous renvoie à ce que nous promettait le générique de début. Jonathan va aussi voir une medium (aveugle, bien sûr, mais bonne quand même) qui lit dans les mains de Jonathan des choses que tout le monde peut savoir (« votre femme est morte y’a pas longtemps », « elle devait être écrivain », ben facile de savoir ça vu que Jonathan et sa femme sont connus et sont des stars), sauf un « Avenue Willow » qui ne signifie rien pour Jonathan. Jonathan est pas convaincu, mais lorsque la medium découvre que Jonathan pratique l’EVP (non, ce n’est pas "Etienne Versus Predator") à travers un flash, elle panique et dit à Jonathan d’un air terrifié de ne pas continuer parce que c’est dangereux. Des bobards de folle, quoi. Quand Jonathan s’en va, elle lui lance « votre femme était enceinte, n’est ce pas ? », ce qui ne nous avance à rien si ce n’est donner un minimum d’utilité à la scène du début ou on apprend que Anna est enceinte. Après, on entendra plus parler de ce fait. Jonathan quitte ce lieu et cette scène totalement inutile et retourne faire ses réglages malgré les avertissements de la folle. En faisant le petit scientifique, Jonathan parvient enfin à voir sa femme…Jonathan peut presque la toucher à travers l’écran, dans une scène presque digne de "Le fantôme de Sarah Williams" (quelqu’un se souvient de ce film avec Jennifer Connely ?), mais le visage de sa femme laisse place à l’image brutale d’une autre femme qui hurle. Le spectateur sursaute et est content. Qu’est ce que cela veut dire ? La femme de Jonathan tenterait-elle de faire passer un message ? Jonathan analyse donc les images que lui fait parvenir sa femme de l’au-delà, prend des notes, mais ne prend pas en compte les avertissements à répétition de Anna (toujours sa femme) : "pars tout de suite, pars tout de suite, va t-en"…Bien sûr, Jonathan continue son investigation. Jonathan est complètement plongé dans son enquête, délaissant son gosse qui, après que son père lui ai dit qu’ils regarderont des cassettes sur toutes les télés que papa a acheté (ben oui, une télé, ça sert pas qu’à discuter avec les morts, Jonathan a trop vu "Poltergeist"), lui lance un coupable « et après, est ce que t’iras mieux ? ». C’est pas cette séquence émotion qui va empêcher Jonathan de continuer ses recherches, qui l’amènent à une jeune fille que la grand-mère défunte a essayé de contacter par le biais de Jonathan. Jonathan va donc chez cette fille et lui fait passer le message de sa grand-mère, un message genre le « Sarah, oui », dans une scène aussi ridicule que la première, surtout quand on repense à la révélation que faisait Cole à sa mère à la fin de "Sixième sens". C’est d’ailleurs à partir de là que le film ressemble vraiment à "Sixième sens", car Jonathan va se mettre à obéir aux morts. En effet, Jonathan va bien vite comprendre que sa femme, à travers ce système de EVP, lui fait parvenir des images prémonitoires et qu’à partir de ces éléments et de ces maigres images, Jonathan devra sauver des gens de la mort. Oui, comme dans "La prophétie des ombres" ou "The eye" (et à l’inverse de "Intuitions" ou "Hypnose", ou les héros perçoivent des indices pour retrouver une morte, pas pour empêcher une mort, on peut aussi penser à l’excellent téléfilm "La porte de l’au-delà" avec Ted Danson), Jonathan peut, en analysant un indice, empêcher la mort d’agir. La mort étant représenté ici par trois ombres noires (mais si, souvenez vous, elles sont apparus dans le dos de Jonathan pendant une séance chez Raymond et sur les écrans à plusieurs reprises), on peut aussi penser à "Destination finale", et même à "Fantôme contre fantôme", dans lesquels les personnages devaient déjouer la mort (et, comme Jonathan, Frank Bannister pouvait voir à l’avance les désignés par la Mort et ainsi tenter de les sauver). Ainsi, en allant à « L’avenue Willow » (une petite avenue, sûrement) que la voyante folle avait lu dans ses mains, Jonathan sauve un bébé d’un accident de voiture, mais pas la mère, qui explose dans sa bagnole à cause d’un poteau électrique (et c’est la mère qu’on voyait crier sur l’écran de télé lorsque Jonathan apercevait pour la première fois sa femme, c’est elle qui nous avait fait sursauté, la garçe). En arrivant sur les lieux, lorsque Jonathan se dirige vers l’épave de la voiture prête à exploser, le spectateur peut apercevoir les trois ombres s’en aller sur la route. Jonathan est donc devenu un sauveur en même temps qu’un messager des morts. Bon, si vous avez tout suivi jusqu’ici, tant mieux, parce que l’intrigue va devenir de plus en plus intéressante, sans pour autant éviter d’aligner les clichés.

    Lors de l’enterrement de la mère qui n’a pas pu être sauvé, Jonathan (accompagné de Sarah) apprend du père du bébé sauvé, ingrat (le père, pas le bébé, qui lui s’en fout complètement pour l’instant), que la femme qu’il n’a pu sauver faisait partie des clients de Raymond. Il le découvre en faisant des recherches à la bibliothèque avec Sarah (faut bien qu’elle serve à quelque chose, elle). Il découvre aussi que les personnes qu’il a vu apparaître sur son écran étaient toute cliente de Raymond, et que celui-ci a reçu des menaces de mort de la part des méchants morts (des menaces de mort de morts…logique) qui ont écrit des trucs sur son cahier. C’est donc peut être ces méchants morts qui ont zigouillé le pauvre Raymond. Et ils découvrent aussi que la femme portée disparue ces temps ci (on l’a vue à la télé au début du film, haaaaa, c’était ça !) faisait aussi parti de la clientèle de Raymond. Jonathan se souvient d’ailleurs déjà l’avoir aperçue à plusieurs reprises sur ses écrans. Elle est donc disparue mais pas encore morte ! Jonathan peut la sauver ! Après ces incontournables recherches passionnantes à la bibliothèque (que ferait on sans les bibliothèques ?), Jonathan et Sarah vont faire leurs recherches chez Jonathan, avec tout le matos. La femme de Jonathan continue de lui dire « pars tout de suite, pars tout de suite » (mais il peut pas, le film est pas encore fini !), et lui donne le début d’un autre indice pour retrouver la disparue, mais pas plus. Jonathan commence à paniquer parce que la femme va peut être bientôt y passer et qu’il lui en faut plus pour la sauver. Mais sur l’écran apparaît une autre femme en mauvais état, qui gémit « c’est douloureux ». Et là, Sarah et Jonathan sont pétrifiés parce qu’il s’agit de…Sarah ! Oui, Sarah se voit sur l’écran, ce qui est en général pas bon signe (c’est un peu comme le gosse qui regarde la VHS maudite dans "Ring"). Du coup, Sarah se sent, à raison, pas très bien. Jonathan l’amène en sécurité, dans un hôtel (mouais, niveau sécurité, y’a mieux). Il l’allonge sur le lit (mais il se la fait pas, il a même pas encore fait le deuil de sa femme morte, et puis si il se la fait, sa femme va peut être couper le courant de la télé) et lui promet de veiller sur elle durant toute la nuit, parce qu’elle a bien peur. Ce que fait le brave Jonathan, bien sûr, après avoir jeté un œil par le balcon. D’ailleurs, la caméra l’ayant jusqu’ici souvent filmé de haut ou en plongée, comme pour montrer qu’il était observé par les morts, dans cette scène, c’est lui qui observe les autres de haut. Un autre signe, après le reflet dans la télé ? Bon, on verra bien, mais pour l’instant, Jonathan doit veiller sur Sarah (vraiment un boulet, celle là). Il se pose donc dans le canapé dans le coin de la chambre et roupille. Mais en pleine nuit, il se sent l’envie d’aller dans la salle de bain. Il bloque la porte de la chambre avec un objet et va prendre des aspirines ou des trucs comme ça dans la pharmacie de la salle de bain. Là, bien sûr, on a le droit au coup de la glace de la pharmacie (va-t-on voir quelque chose lorsqu’il va fermer la porte de la pharmacie ? BOUH ! Non, rien finalement), mais les trois ombres passent derrière Jonathan, qui ne les voit pas, qui prend ses cachets et entend que la porte qu’il a bloqué vient de se fermer. C’est pas bon signe, ça ! Jonathan va voir, et trouve devant la porte fermée l’objet qu’il avait utilisé pour la bloquer, roulant par terre. Jonathan ouvre la porte, allume la lumière…et Sarah n’est plus dans son lit ! Par contre, elle est face à Jonathan, au bord de la fenêtre, debout. Mais ? Mais ? Elle va sauter ! Le temps que Jonathan comprenne cela que Sarah se jette par la fenêtre, comme il est de coutume dans ce genre de film (une scène qui rappelle le saut final de Michael Douglas dans "The game", dans lequel Deborah Kara Unger joue). Elle s’écrase sur une vitrine, et on sent bien que ça doit faire mal. On la retrouve à l’hôpital (ben non, elle est pas morte), mal en point mais vivante. Jonathan répond à quelques questions de l’inspecteur Smith (toujours aussi ringard), qui commence à avoir des doutes sur Jonathan. Il lui demande si il sera chez lui dans les heures qui suivent. « Je quitte pas la ville, si c’est ce qui vous fait peur », lui dit consciemment Jonathan. L’inspecteur se casse et Jonathan va auprès de Sarah, qui se réveille, le regarde de ses beaux yeux fatigués (parce qu’elle a quand même de beaux yeux, cette Deborah) et lui dit : « c’est douloureux, John »…Mais bien sûr ! C’est ce qu’elle disait lorsqu’elle apparaissait sur l’écran ! Et elle aussi était cliente chez Raymond ! Holàlà, on s’y attendait pas. Ne peut on échapper à ce qui apparaît sur l’écran ? Effrayé, Jonathan retourne chez lui. Et là, il découvre un gros bordel, le genre de bordel qu’on pouvait trouver chez Raymond le jour de sa mort. Sauf que Jonathan, lui, est vivant. Et il découvre sur un de ses écrans encore en état sa femme (qui, par ailleurs, ressemble vachement à Deborah Kara Unger), qui, entre deux « pars d’ici tout de suite, pars d’ici tout de suite », lui indique en filigrane la direction à prendre pour retrouver la femme disparue (vous suivez ?). Jonathan pige tout à travers quelques flash back, et part tout de suite (pas trop tôt, depuis le temps que sa femme lui demande) au lieu ou se trouve cette disparue, un bâtiment lugubre et inhabité (un bon coin pour tueur, ça) qui se trouve en face de la route ou la femme de Jonathan a été tuée…heu, ou elle a eu son accident, je veux dire. Evidemment, il fait nuit. Une fois arrivé là bas à fond la caisse, Jonathan aperçoit de la lumière par une fenêtre de ce bâtiment abandonné (ou en construction, je sais plus). Au même moment, l’inspecteur débarque à 3 :00 du matin (???) chez Jonathan, on ne sait pourquoi. Il découvre le bordel et tout le matos. Quelqu’un l’appelle sur son portable. C’est Jonathan, qui lui demande de rappliquer tout de sui…ba…ite…bla…aintenant ! En effet, y’a des interférences, ce qui fait que l’inspecteur n’a pas tout pigé de ce que Jonathan lui a dit. Jonathan lui demandait en fait de vite rappliquer, parce qu’il avait peut être retrouvé la disparue (nan, pas Sandra Bullock, la meuf de la télé). Jonathan entre donc dans ce bâtiment (ça tombe bien, il connaît bien les bâtiments vu qu’il est architecte) bien glauque. Comme il pleut (il pleut TOUJOURS dans les moments dramatiques), on a le droit à un plan à la "Alien". Jonathan cherche donc cette femme, qui doit pas être bien loin. Il tombe, en errant dans ce bâtiment, sur un matos identique à celui qu’il avait (pareil que celui de Raymond), qui sert aussi à communiquer avec les dead people. Mais qui se sert donc de tout cela ? Près de ce matériel aux écrans allumés, de la bouffe encore fraîche. Y’a un gars louche dans les coins, c’est sûr. Et c’est pas un mort, c’est encore plus sûr. D’ailleurs, ce gars passe juste derrière Jonathan qui observe les écrans et la bouffe (je suis sûr que vous devinez d’ici le plan). Jonathan se retourne. Personne. Mais Jonathan aperçoit sur un mur sa femme en spectre (donc on la voie mieux que sur les écrans de télé, cette fois), qui lui dit encore « pars d’ici tout de suite, pars, pars etc. ». Jonathan ne doit pas comprendre ce qu’elle dit, parce qu’il ne part pas. La femme disparaît (et on s’arrête alors de rire), et Jonathan entend du bruit dans un recoin sombre dans les parages. Il s’avance lentement vers ces bruits qui ressemblent à des gémissements féminins. Comme par hasard, il y découvre la pauvre femme disparue, séquestrées sur un siège, attachée de partout et apeurée (on la comprend). Mais elle est pas seul, parce que Jonathan découvre aussi juste à coté d’elle le gars louche, un ouvrier qui ressemble vachement à celui qu’on croisait à la sortie de la scène de l’ascenseur au début, et qui disait « ça va, les gars ? »…ha mais oui, un flash back nous révélera que c’était bien lui, le type étant en fait un gros psychopathe qui exécute les ordres des trois ombres (elles sont alors perchées en hauteur, le type les montres à un Jonathan qui, comme le spectateur, comprend plus rien) en reproduisant ce qu’il voit sur les écrans ! Par exemple, c’est lui qui a buté la femme de Jonathan et qui lui a créer toutes ces fractures, avec tous les outils qu’il a avec lui (son petit chez lui, ce bâtiment, est un véritable atelier, ce qui lui permet de faire illusion sur ses victimes), ce qui est logique puisque Anna avait été tuée juste à coté de ce bâtiment. Donc ce type à la tronche sympa est un exécuteur, difficile alors de ne pas penser à "Emprise", sauf que là, c’est complètement incompréhensible. L’apparition de ce tueur ouvrier décrédibilise tout ce qu’on vient de voir ! Vous cherchiez des réponses à ce long récit que vous venez de vous taper ? Laissez tomber, vous n’en aurez point. Vous trouviez que le twist final de "Haute tension" était incohérent ? Vous n’avez encore rien vu ! C’est bien simple, c’est la fin la plus illogique que j’ai jamais vue ! C’est le tueur qui aurait commis tous ça, qui aurait tué tous ces gens ayant participé à l’expérience de Raymond sous les ordres des méchants morts que sont les trois ombres ? Le tueur est possédé ? C’est lui qui s’amusait à appeler Jonathan du portable de Anna dans l’ascenseur ? Incohérent du début à la fin ! Mais en plus, c’est pas fini, attendez la suite : Jonathan va donc tenter de sauver la femme alors que le tueur (on se demande bien pourquoi il en veut à Jonathan, on se demande plein de trucs, en fait) s’apprête à la zigouiller devant lui (pourquoi il a attendu que Jonathan soit là pour enfin la tuer ?). Jonathan se précipite alors sur la femme, mais les ombres se ruent sur lui et tournoient autour de lui, le harcelant et l’empêchant d’avancer, dans une bouillie visuelle (on atteint pas les cimes de "Terreur point com", mais on y pense) montée en parallèle avec, on ne sait pourquoi, Sarah qui pète un plomb sur son lit d’hôpital ! « Y’a des hommes », dit elle en se calmant (mais de quoi rêvait elle ?). Tout redevient calme. Le tueur est encore là et s’apprête à tuer cette femme, quand une équipe de SWAT dirigée par l’inspecteur Smith (ha, il sert à quelque chose, enfin) intervient et butte le gars sans sommations sans même savoir qui c’est et qu’est ce qu’il faisait (on distingue encore moins dans le noir, ils ont même pas pensé qu’ils auraient pu flinguer la femme). Inutile de tenter de rationaliser la présence miraculeuse de ces flics dans ce lieu, de toute façon, à ce stade du film, on cherche plus à rationaliser. Les flics découvrent aussi le corps de ce pauvre Jonathan que ces ombres maléfiques (que sont elles devenues ? Mystère) ont projeté dans le vide. Hé oui, Jonathan est mort, me dites pas qu’après ces multiples indices dissimulés dans le film, vous ne l’aviez pas deviné ? Après ça, on voit l’enterrement de Jonathan, Jonathan qui dit "je suis désolé" à son fils à travers l’autoradio de la voiture de sa mère (touchant) et la Sarah sur son fauteuil roulant au milieu de la route, le film se terminant sur un plan ridicule censé faire peur. La morale, dans tout ça, c’est que quand votre femme vous dit de « partir tout de suite »…ben, cassez vous ! Le pauvre Jonathan vous le confirmera.


    Voilà donc, à travers l’intégralité de l’histoire, toutes les incohérences et références (volontaires ou pas) de ce "La voix des morts" qui se termine vraiment en n’importe quoi dans l’idiotie la plus totale, alors que l’intrigue commençait justement à être intéressante, à accrocher malgré les clichés non stop. En effet, le réalisateur était enfin parvenu à nous intriguer au bout de plus d’une heure de film, via une ambiance assez pesante ou l’on attend à chaque fois de sursauter. Et des sursauts, le film nous en réservent quelques uns. Pas que le film fait peur, malheureusement non, mais qu’il surprend par des procédés pourtant très simplistes vus et revus (comme la scène de l’ascenseur). Comme quoi, ça marche toujours, d’où les bonnes recettes qu’a fait "La voix des morts" aux USA (pays d'ailleurs nettement plus croyant sur ces choses là). Comme l’a montré ce long résumé de l’histoire, le film de Sax est un grand pot pourri de tout ce qu’on a déjà vu, un gros cliché d’une heure quarante pourtant pas déplaisant (le pitch étant excitant, d’autant plus qu’il se base sur des événements réels, mais le réalisateur semble un peu trop y croire), mais que la fin réduit en miettes en même temps que la dimension fantastique du film. Autrement, "La voix des morts" aurait été agréable, mais il manque vraiment des gens d’expérience, sur ce film. Du directeur de la photographie au compositeur, du scénariste (c’est bien lui qu’il faut blâmer) au réalisateur (qui s’en tire tant bien que mal en illustrant son film via des plans mille fois vus), tous ont un CV bien maigre. Et même Michael Keaton semble peu concerné, alors qu’on était si content de le retrouver, lui qui se fait si rare. Si le film ne se serait résumé qu’à un mélange entre "Blow out" et "Sixième sens" (le mélange des deux fonctionne d’ailleurs assez bien dans le film), ça aurait pu passer, mais l’intrigue est inutilement complexée, trop longue (le début est catastrophique), trop prévisible, trop caricaturale (on frise parfois le ridicule) et trop ambitieuse pour convaincre. A vouloir toujours aller trop loin, on fini par s’y perdre. Finalement, on est ni surpris, ni déçu par ce film, qui sombrera bien vite dans l’oubli parmi la flopé de films du genre.

       Par : nasgirl2 (n°17673)
    Le : 04/03/2005 à 23:36:41
    Critique :
    Depuis POLTERGEIST, on savait que les morts pouvaient communiquer avec nous par l'intermédiaire de la télévision ; de préférence en toute fin de soirée lorsque les émissions de pêche laissent place à un écran totalement neigeux...
    Quelques décennies plus tard, les fantômes se sont un peu modernisés et savent aussi utiliser les téléphones portables ou surfer sur Internet, se servir de cassettes vidéo (THE RING) voire plus récemment de… votre placard à vêtement (THE GRUDGE). La recette très simple et aussi très efficaces de ces films : faire s'immiscer le surnaturel dans notre quotidien le plus banal (et que l'histoire se termine dans de l'eau !)
    LA VOIX DES MORTS s'inscrit donc dans cette mouvance et utilise un certain nombre d'effets devenus maintenant assez clichés jusqu'à parfois frôler le ridicule : grésillement de radios, interférence, espace neigeux de la télévision...etc Vous l'aurez donc compris non seulement on entend en effet la voix des morts mais on distingue surtout leur silhouette de préférence très floue!
    Si dans un premier temps, on pense avoir affaire à une énième "ghost story" (un veuf essaie de rentrer en contact avec sa défunte femme), très rapidement le film nous entraîne du côté du thriller surnaturel. Et curieusement, on se laisse prendre au jeu…
    Il faut dire que le réalisateur anglais Geoffrey Sax (formé à la BBC et qui signe ici son premier long métrage pour le cinéma) s'est entouré de solides acteurs : Michael Keaton et DEBORAH KARA UNGER en tête (assez fantomatiques sur nos écrans ces derniers temps !). Grâce à eux le film fonctionne : il faut voir comment KEATON arrive à donner de la crédibilité à son personnage qui passe ses journées et ses nuits à écouter les fréquences de radio ou les canaux de télévisions inutilisés.
    Même s'il n'innove pas une seule seconde, LA VOIX DES MORTS a le mérite de nous filer une peur bleue (pour ne pas dire blanche !) avec des ficelles connues et reconnues.

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