Jojo Braconnier ne peut plus supporter sa femme alcoolique, mauvaise et littéralement invivable. Il découvre à la télévision un reportage sur Maître Jacquard, un avocat brillant qui vient d'obtenir son vingt-cinquième acquittement.
Jojo le rencontre et lui avoue le meurtre de sa femme, un crime qu'il n'a pas commis. De façon très adroite, il obtient des explications de l'avocat sur la façon dont il aurait dû agir pour obtenir les circonstances atténuantes, voire même l'acquittement. De retour chez lui, Jojo suit à la lettre les "recommandations" de Maître Jacquard et tue son épouse.
Bonne comédie dramatique de Jean Becker, au charme moins prononcé que Les enfants du marais, mais à l'ambiance plus cynique.
Jacques Villeret et Josiane Balasko forment un duo surprenant et épatant, et portent le film sur leurs épaules aguerries, bien secondées par des valeurs sûres tels André Dussolier et Roland Magdane.
Ce film ne brille pas par sa réalisation basique et sans relief. On a connu le réalisateur plus inspiré et plus audacieux, notamment avec Elisa et l'éte meurtrier.
Cela dit il reste le jeu très cru et vrai des acteurs. Balasko en pochetrone machiavélique et le regrété Villeret en innocent pas si bête habite le film. Dussolier est lui aussi épatant.