Un groupe de personnes, sans savoir pourquoi, se retrouve enfermé dans une prison surréaliste, un labyrinthe sans fin constitué de pièces cubiques communicantes et équipées de pièges mortels. Le policier, l'architecte, l'étudiante en mathématiques, la psychologue et l'autiste captifs ne savent qu'une seule chose : chacun possède un don particulier qui, combiné aux autres, peut les aider à s'évader. Au fur et à mesure que la peur grandit, les conflits personnels et les luttes de pouvoir s'amplifient. Il leur faudrait pourtant réussir à s'associer pour échapper à une mort certaine.
Pour un coup d'essai, c'est en réalité un coup de maître qu'a réussi Vincenzo Natali pour son premier long métrage «Cube». Le réalisateur enferme 6 personnages dans une prison faites de cubes et observe leurs réactions. Le spectateur ne sait pas plus que les «héros» pourquoi ils sont arrivés là. Car l'essentiel n'est pas dans le pourquoi mais dans le comment. Comment un groupe d'individus réagit dans cette situation? Comment les hommes peuvent se tranformer en betes devant le danger et la mort? Comment trouveront ils la solution pour sortir de ce cauchemar? Le film ne souffre pas de son budget de 350.000 dollars et les pièges sadiques des cubes piégées sont assez impressionnants (entre celui qui se fait découper vivant et celui qui se fait pulvériser le visage à l'acide, il y en a pour tous les goûts). La scène la plus impressionnante est celle où les héros doivent traverser une pièce sans un bruit: jamais au cinéma silence n'avait été plus assourdissant. Seul petit bémol: les comédiens ne sont pas tous du meme niveau. Le flic black frisant parfois le ridicule. Dernier conseil aux claustrophobes: passez votre chemin, ce film n'est pas pour vous