29 décembre, 2 800 mètres, -12°C.
Inès Larue aurait bien besoin d'un verre : son amoureux vient de la quitter en lui laissant une note d'hôtel de 12000 ? en guise de cadeau de rupture.
Pierre-Marie Archambault aurait bien besoin d'un verre : au terme d'une pénible abstinence imposée par son épouse, ce médecin alcoolique en cure de sevrage, a les nerfs à vif.
Seb Abd Al Abbas aurait bien besoin d'un verre : son premier jour de ski se solde par un bras cassé, ses vacances sont à l'eau et sa religion lui interdit d'y ajouter une goutte d'alcool.
Parce que personne ne les attend plus nulle part, parce qu'ils sont aussi glacés que la neige qui les entoure, ces trois estropiés vont trouver le bon cocktail pour remonter la pente : alcool, amour, entraide... (et un zeste de mauvaise foi !).
Comme soûle, la caméra filme volontairement de façon maladroite. Sa manière saccadée et irrégulière de filmer est tout d’abord savoureuse et ce procédé original fonctionne, donnant au long métrage un ton un peu burlesque. Au fil de l’histoire pourtant, le style s’essouffle devant un scénario brinquebalant
Le portrait de trois personnages plutôt du genre loser, filmé sans originalité par marion vernoux. Emmanuelle béart tire une nouvelle fois son épingle du jeu et édouard baer s’en tire plutôt pas mal dans un rôle différent de ses habitudes. En revanche, atmen kelif est consternant. Ce n’est pas si grave car « A boire » ne restera pas gravé dans les mémoires.
Je rejoins les critiques : ce film est d'une nullité à couper le souffle, avec un profond sentiment d'ennui dès le départ.
Le scénario est sans intérêt, l'émotion n'existe pas, et les pointures que sont les acteurs n'arrivent pas à compenser ce film insipide!