Rois et reine
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2 h 30
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France
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Deux histoires disjointes : d'une part le couronnement de Nora Cotterelle, qui s'apprête à se marier, et d'autre part la déchéance d'Ismaël Vuillard, interné par erreur dans un asile psychiatrique et sur le point d'en sortir en piètre état. Ces deux intrigues se rejoignent quand Nora propose à Ismaël l'adoption de son fils Elias. |
Critiques des visiteurs (10 au total)
  Par : (n°17782) | Le : 06/03/2005 à 22:05:48 Critique :
| Je ne serais pas aussi enthousiaste que tout le monde à propos de ce film. "Rois et reine" est le typique film d’auteur français encensé alors qu’il n’a finalement rien de si exceptionnel. Pourtant, le film regorge de passages poignants. Mais ils sont si nombreux qu’ils en perdent, pour la plupart, leur impact. Desplechin ne fait pas du mélo, loin de là, mais il fait du réalisme. Et la réalité n’est pas drôle, du coup, le cinéaste enchaîne les passages forts ou difficiles sans lever le pied de la pédale. Il ne laisse pas le spectateur respirer, surtout dans le deuxième acte, étouffant et dépressif. L’émotion se noie dans l’émotion, on finit par se lasser sur la longueur du film. Pourtant, le sujet est fort, les acteurs magnifiques, mais à force de provoquer les émotions, celles-ci finissent par s’évanouir. Reste quand même, dans cette série de moments dramatiques, quelques passages vraiment poignants qui font mouche plus que d’autres. En fait, Desplechin veut trop en faire et surcharge son film. Allégé d’au moins une demi heure, "Rois et reine" aurait gagné en intensité.
Cela dit, il y a un personnage qui nous empêche de nous plonger dans la torpeur et la dépression. Il s’agit du personnage de Ismaël, un personnage aussi pathétique que drôle, une vraie lumière dans ce monde noir et trop négatif (du moins le monde dépeint par le cinéaste). Entre folie et lucidité, la façon dont Ismaël voit la vie est amusante (« les femmes n’ont pas d’âme », explique t-il lors de son premier entretien avec la psy Deneuve) et touchante, comme le montre l’épilogue de fin ou il explique la vie à un enfant avec beaucoup de subtilité. Ismaël se révèle d’ailleurs bien plus subtil avec l’enfant qu’avec les adultes, on sent bien en lui une âme d’enfant, son visage est puéril, il est maladroit et irrésponsable, mais il reste attachant et très intelligent. Considéré comme fou par son entourage, Ismaël sera pourtant le personnage le plus lucide du film, du moins aux yeux du spectateur. Les meilleurs passages le mettent en scène, il fait ressortir de l’humour dans tous ces instants dramatiques, ses scènes sont un peu comme une bouée de sauvetage, elles évitent qu’on se noie dans les larmes et le drame. L’humour est donc ce qui ressort le mieux de "Rois et reine", grâce à ce personnage et à quelques personnages secondaires qui le côtoient (l’avocat complètement allumé, la copine suicidaire, le père bourru et bourrin, hilarant lorsque de la racaille vient braquer son magasin…). Un personnage positif et intéressant, magnifiquement interprété par un Mathieu Amalric qui n’a pas volé son César (c’est d’ailleurs bien le seul que le film méritait). Du coté du perso d’Emmanuelle Devos, c’est bien plus dépressif et on a toujours envie de revenir du coté de Matthieu Amalric (il y a la tragédie d'un coté, la comédie de l'autre). Emmanuelle Devos est d’une sobriété ennuyante, mais rayonne quand elle sourit. Truffé de bons seconds rôles (Deneuve a un tout petit rôle), "Rois et reine" est surtout une bonne performance d’acteurs.
Mais le film parait prétentieux, en raison d’une accumulation de clichés du film d’auteur français, aussi bien dans le fond (citations, musique classique, déstructuration du récit via des flashbacks, passages très théâtrale, dialogues "vrais" donc pas toujours compréhensibles, chapitrage, voix off, etc.) que dans la forme (caméra à l’épaule style documentaire, photo réaliste, et divers effets visuels comme la surimpression, le split screen, ou la coupure dans un même plan…). Peu d’originalité donc, et un traitement visuel facile peu osé. Le cinéaste ne tente rien et se sert de ce qui fait les caractéristiques des films d’auteur français, en particulier des films de la Nouvelle Vague. D’ailleurs, il faudrait rappeler à Desplechin (et pas qu’à lui) que la Nouvelle Vague, c’est fini depuis longtemps. Il faudrait aussi lui dire que son film est beau, mais trop chargé (et donc un peu chiant par moment). Parce que si personne lui dit et que tout le monde encense son film, il refera encore le même genre de film avec les mêmes erreurs. Un film humain...donc inégal.
| | |  Par : (n°17573) | Le : 02/03/2005 à 21:16:51 Critique :
| Cette nouvelle oeuvre d Arnaud Desplechin"Comment je me suis disputé"est d un abord rébarbatif en raison d une construction alambiquée propre à décourager les amateurs d intrigues compréhensibles.Avec Emmanuelle Devos et le retour de l épatante Catherine Rouvel.
| | |   Par : (n°15869) | Le : 09/01/2005 à 03:50:15 Critique :
| Entre étude sociologique et réflexion philosophique, le film d’arnaud desplechin n’est pas des plus accessibles. Au pire, on pourra se contenter d’apprécier les belles prestations d’emmanuelle devos et catherine deneuve.
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