Le dernier trappeur
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1 h 34
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France
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Au coeur des Montagnes Rocheuses, Norman vit avec Nebaska, une indienne Nahanni, et ses chiens de traîneaux. Déconnectés des besoins créés par la société moderne, ils se nourrissent des produits de la chasse et de la pêche. Norman fabrique ses raquettes, son traîneau, son canoë avec le bois et l'écorce prélevés en forêt.
Une fois par an, Norman effectue un voyage jusqu'en ville pour vendre ses peaux et acheter le peu dont il a besoin : farine, allumettes, bougies, piles pour son transistor. |
Critiques des visiteurs (22 au total)
  Par : (n°17781) | Le : 06/03/2005 à 22:04:11 Critique :
| Surfant sur la mode des films documentaires à la gloire de la nature, "Le dernier trappeur" mélange réalité et fiction, c'est-à-dire qu’il filme la réalité à travers une fiction. Ainsi, Norman Winther interprète son propre rôle et le film montre ses activités de trappeur, son quotidien au Canada, son parcours…en cela, c’est plus un film qu’un documentaire, et il serait bien difficile de déceler la vérité de la fiction. On ne sait pas si le film glorifie les faits, si il les améliore ou si il les rend plus complexes. Mais cela a peu d’importance, on ne pense pas vraiment à ça pendant le film. Le problème est ailleurs. Si le réalisateur se tourne du coté de la fiction plutôt que du documentaire, son film ressemble plus à une belle publicité sur la Nature et sur l’écologie (on apprend lors du générique de fin que le film est parrainé par Gaz de France, et lors du générique de fin par WWF). De très belles images sans âme (surtout au début) composent ce film, qui heureusement gagne petit à petit en personnalité et en consistance. Le message est simpliste et délivré de manière peu subtile (en bref, c’est « y’a tout dans la nature, les hommes la détruisent, faites pas ça, la société moderne c’est pas bien », etc.…), la morale est conservatrice (en particulier à travers la voix off de Norman en personne), et l’histoire plutôt brouillonne et basique. Celle-ci manque de substance. Il y a bien une histoire entre le nouveau chien et Norman (et qui, à quelques nuances près, rappelle beaucoup le "Croc-blanc" de Randal Kleiser), mais elle ne constitue pas la principale ligne directrice de l’histoire. Parce qu’il n’y a pas de ligne directrice, pas de but ou d’enjeux en particulier. Les événements sont en effet scénarisés, mais comme si il s’agissait d’un documentaire (les dialogues sont d’ailleurs très sommaires et assez inintéressants), il n’y a donc pas d’intrigue. Du coup, le générique arrive soudainement, il n’y a pas vraiment de fin.
La relation de Norman avec ses chiens reste la « sous histoire » la plus intéressante du film et les passages avec ces chiens de traîneaux et Norman donnent lieu aux quelques scènes impressionnantes du film (le traîneau qui glisse dans le vide, Norman qui tombe à travers la glace du lac…). Les relations entre Norman et sa compagne restent superficielles, Norman semble avoir plus de relations avec les animaux (il arrête pas de leur parler, ça en devient même lassant) et la nature (« il fait corps avec elle », dit il). Evidement, ce n’est pas un film de personnages mais un film sur la nature, mais le choix de faire de ce film une fiction et non un documentaire aurait pu permettre d’élaborer les personnages et les dialogues et de créer une vraie histoire. On ne reste que spectateur comme devant un documentaire classique, on est pas captivé. Nicolas Vanier ne fait que dévoiler les activités et les motivations d’un des derniers trappeurs au Canada.
Mais voir des chiens de traîneaux foncer à travers la neige au ralenti sur le très beau "By the rivers dark" de Leonard Cohen est quand même un joli spectacle, et les paysages font vraiment envie. Les plans et les cadres sont soignés (et ne lésinent pas sur les travellings et les mouvement de grue, ce qui permet de mieux capter l’environnement) quoique parfois un peu trop voyants (la caméra sur le traîneau filmant Norman), les images superbes, la bande son agréable et dans le ton du film…Mais il manque un vrai fond au "Dernier trappeur", un vrai fond qui en aurait fait un grand film d’aventures et qui aurait donné plus d’impact et en même temps plus de discrétion au message que veulent faire passer Nicolas Vanier et Norman Winther. Ce dernier n’a pas de mal à rentrer dans son propre rôle, et l’amour qu’il porte pour la nature et la nostalgie quand il parle de son métier sont touchantes. Mais on ne voit rien d’autre en lui qu’un trappeur et qu’un amoureux de la nature…
Les 1 :33 de "Le dernier trappeur" passent agréablement comme si on feuilletait un magazine et qu’on voyait les images s’animer devant nous. Beau spectacle sincère mais maladroit, "Le dernier trappeur" est une belle pub pour la Nature, à défaut d’être un bon film d’aventures.
| | |   Par : (n°15874) | Le : 09/01/2005 à 03:53:14 Critique :
| Nicolas vanier aime la nature et elle le lui rend bien. Un joli film empreint de poésie (au sens large...) dans des décors naturels somptueux. Niveau réalisation, ce n’est pas du haut niveau mais le plaisir est là et c’est le principal.
| | |    Par : (n°15129) | Le : 08/01/2005 à 12:20:53 Critique :
| Film magnifique aux paysages spendides, qui doit servir d'exemple aux hommes. Il prouve qu'on est capable de vivre avec le stricte neccessaire contrairement a notre société de consommation actuelle. Le film est simple comme le message qu'il veut faire passé.
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