Yoko revient d'un séjour à Taïwan. La jeune femme visite une librairie à Jimbocho, le quartier des bouquinistes de Tokyo. C'est Hajime qui dirige la boutique. Ce garçon silencieux enregistre le bruit des trains qui traversent la ville.
Après le divorce de ses parents, Yoko avait été élevée par son oncle devenu aveugle, à Yubari, dans l'île d'Hokkaido, au nord du pays. Aujourd'hui, elle reprend contact avec son vrai père et sa nouvelle épouse.
Yoko fait une recherche sur le compositeur taïwanais Jiang Ewn-Ye, qui travailla un certain temps au Japon. Hajime aide Yoko dans ses travaux. Ils s'entendent bien et fréquentent ensemble les nombreux cafés de Tokyo.
C'est la fête d'Obon, Yoko est de retour chez son père. Elle lui annonce qu'elle est enceinte d'un Taïwanais et qu'elle souhaite garder l'enfant pour l'élever seule. Son père et sa belle-mère semblent inquiets.
Une histoire japonaise, qui ne vaut pas tant par son scénario que par sa réalisation pudique, réaliste, diversifiée, qui va droit au but et qui est emprunt de symbolismes significatifs.
Un film a voir ...
Une histoire simple "à la japonaise" (ça se passe au japon d'ailleurs) qui vaut surtout pour sa mise en scène.
Hou Hsiao-Hsien fait étalage de son talent derrière la caméra, quitte à faire passer le récit au second plan. Un bel exercice de style néanmoins.