Discrétion et humour foudroyant, parfois rien qu'à l'esquisse d'un geste. Extraordinaire humanité des personnages, dont on devine, à travers les silences et les phrases mécaniques, les frustrations et les espoirs. Whisky navigue entre le rire et l'émotion diffuse, jusqu'au coup de coeur final. Un film qui serait le cousin sud-américain de la famille Kaurismaki, lignée Au loin s'en vont les nuages et Tiens ton foulard, Tatiana.
Whisky, c’est un film avec des personages paumés (voire un peu plus même). Dès le début, on se prend d’affection pour ces gens qui n’attirent pas forcément la sympathie et on rit de l’humour si différent qui jalonne le film. Une curiosité à découvrir.
Un scénario qui se tient avec tous les éléments nécessaires pour bien fonctionner : de l'émotions, des ressentis, de l'espérance, des manques, du rire....
Une réalisation parfois légère, qui laisse place au rêve et à la réflexion d'ensemble...