Le récit d'un désir d'enfant qui entraîne un jeune couple, Pierre et Géraldine, au coeur d'un voyage initiatique au bout du monde, dans un pays martyrisé par l'Histoire : le Cambodge. Pour eux, commence une aventure éprouvante et formidable : ronde des orphelinats, confrontation avec les autorités françaises et cambodgiennes, menaces de trafics. Sans oublier la méfiance et la jalousie mais aussi l'entraide de la petite communauté des adoptants réunie par le hasard.
A travers cette quête, le couple fait face à ses peurs, ses égoïsmes. Il se déchire, se rapproche et en sort à jamais transformé.
C est sa fille Tiffany qui a soufflé à Bertrand Tavernier l idée de consacrer un film à l adoption internationale,dont tant de reportages et d emissions de debats televises se sont empares ces dernieres années.Excellent cineaste,Tavernier a reussi à composer une oeuvre à la fois realiste et prenante,passionnante de suspense et aussi bien évidemment d émotion.Jacques Gamblin et Isabelle Carré interprètent Pierre et Geraldine,le couple parti de son Auvergne profonde rejoindre le Cambodge ou ils espèrent trouver un bébé à adopter.En France toutes les formalites ont été remplies.Mais sur place,un parcours semé d embuches les attend.Avec les faux espoirs et les vraies déceptions,la tournée sans cesse recommencée des orphelinats,les pièges des profiteurs et des vendeurs d enfants non adoptables...On sepassionne pour la quètes bouleversante des futurs parents et on s émerveille quand parait enfin Lola,craquante comme il se doit!Une fiction reussie sur un sujet de société fort débattu:l adoption internationale.
Un film sur l’adoption qui n’évite pas les clichés sur le thème. Si l’idée est louable, le traitement de bertrand tavernier annihile toute sympathie pour ses personnages et on oublie le film aussitôt la projection terminée.
Géraldine (Isabelle Carré) et Pierre (Jacques Gamblin) sont dans l'incapacité physique de réaliser leur rêve le plus cher : avoir un enfant. De fait, ils se rendent au Cambodge pour en adopter un. Dans un pays où la fracture culturelle et économique, entre société asiatique et occidentale, est profondément visible, le chemin qui les mène jusqu'à la petite Lola (qui parle fort et a du caractère, en langue Khmère) est semé d'embûches et marqué par de multiples tentatives de corruption. Heureusement une petite communauté d'adoptants Français les aident et leur apportent le soutien nécessaire à leur projet.
Si l'histoire d'amour et de souffrance de ce couple plongé en terre inconnue est la charpente du métrage, le Cambodge, son histoire et ses blessures en sont le ciment. Bertrand Tavernier retrouve une forme cinématographique proche du documentaire qui avait fait le succès de L 627 et Ca commence aujourd'hui. Il saisit tant les petits détails d'une société qui évolue vers un modèle de consommation à tout crin (les énormes panneaux publicitaires pour les cigarettes Alain Delon ou l'échange de papiers décisifs contre du parfum ou des crayons) que les conséquences des exactions commises par les khmers rouges tel le musée du génocide. Le scénario ne se glorifie pas d'effets mélodramatiques ostentatoires mais se veut témoin d'une réalité où les enfants s'échangent contre de grosse sommes d'argent. Si l'histoire s'étire un peu en longueur, c'est pour mieux accentuer le tourbillon infernal des difficultés inhérentes au processus d'adoption qui ne cesse définitivement qu'une fois dans l'avion de retour. Jacques Gamblin et Isabelle Carré se coulent avec discrétion dans leurs personnages pour mieux laisser la vie suivre son cours. Et au regard de leur environnement, les embrouillaminis des autres adoptants français, sont parfois inutiles et brouillons. Un léger bémol qui n'amoindrie en rien l'intérêt d'Holy Lola dans son rôle de témoignage et d'enseignement.