Il dono suit le quotidien d'un village de Calabre, qui comptait quelques milliers d'occupants, mais aujourd'hui n'en abrite plus qu'une poignée : ses habitants semblent attendre simplement que le temps passe, dans une indifférente fuite des heures.
Un vieil homme vit seul dans une ferme. Il est subitement confronté à la modernité le jour où deux ouvriers oublient chez lui un téléphone portable, ainsi qu'une photo pornographique téléchargée sur internet.
Une jeune fille qu'on croit prise par quelque démon offre son joli corps aux assauts sans tendresse des automobilistes qui la prennent en stop.
Une boutique ouvre tous les jours ses rideaux sans avoir de clients.
Les gamins jouent avec un ballon, qui finit par dévaler les pentes du village.
Il dono est la chronique d'un monde rural en disparition, un hymne à la simplicité de l'existence.
Un film tout en douceur, tout en quiétude avec un scénario et une réalisation tout à fait convaincantes dans le jeu de caméra d'une chronique campagno-urbaine.
On se laisse convaincre par ce film...
Attention les nerveux : Il dono est très très lent et on voit bien le temps passer (seulement 1h20 pourtant). Mais pour ceux qui tomberaient sous le charme, c’est une jolie chronique campagno-urbaine, toute en non-dits. A voir par curiosité.