Mathilde, neuf ans, vit seule avec sa mère Hélène depuis le divorce de ses parents et l'opération de son grand-père Paul, qui avait une librairie appelée Le Cou de la girafe. Une nuit de décembre, la fillette va rejoindre Paul avec une lettre de Madeleine, sa grand-mère disparue depuis trente ans, et lui demande de l'aider à la retrouver.
Au petit matin, ils filent vers Biarritz. Commence alors, pour Paul, Mathilde et Hélène, le voyage de la vérité qui va les conduire en Espagne pour briser les mensonges et le silence.
Safy Nebbou,comédien de son état,signe ici un merveilleux premier film,ou la sobriété l'emporte sur l'exagération des sentiments.Le mensonge parental,centre du récit,est traité avec une douceur qui charme le spectateur.Les acteurs sont excellents,avec une mention spéciale pour Louisa Pili,pleine de candeur.A voir,meme si le film n'est pas dénué de défauts.
Avec une brusquerie mêlée de tendresse, le réalisateur dénoue les rouages du mensonge et va à l’encontre de la fatalité, cet engrenage qui fait dire au personnage de Claude Rich : " quand on a menti une fois, après… " . La violence du processus est atténuée par ce qu’elle a d’enfantin, la vérité ne sort pas par la bouche des enfants mais grâce à la très jeune Mathilde (Louisa Pili, subtil mélange de maturité et de spontanéité) qui déclenche la parole et la rupture du secret. Sur la même veine pudique, les personnages, avares de dialogue, " parlent " tout autant, voire mieux, à travers leurs non-dits.
Un film qui se voit une fois. Il raconte une belle histoire, attendrissante entre 3 générations. Mais malheureusement le talent des acteurs n'est pas au rendez-vous. C'est effectivement assez mal joué, et notre intérêt pour les personnages s'en ressent.
La fin, elle, ne peut pas être plus horrible. J'avais imaginé toutes les fins possibles, mais pas celle-là.